Le dépistage représente un volet important des projets menés sur l’hypertension artérielle : les chercheurs souhaitent trouver des marqueurs biologiques qui traduisent précocement la survenue de la pathologie pour une prise en charge optimale.


Du point de vue des traitements, les chercheurs souhaitent trouver de nouvelles molécules anti-hypertensives pouvant compléter l’arsenal thérapeutique existant. En effet, les médicaments actuels ne sont pas efficaces chez certains patients. Dans ce cadre, les chercheurs s’intéressent à la régulation exercée par le rein, via un système moléculaire complexe appelé « rénine-angiotensine ». Le rein est en effet un organe clef dans la régulation de la tension, capable notamment de moduler la quantité de sang présent dans les vaisseaux. Les chercheurs veulent trouver de nouveaux composés capables de moduler ce système rénine-angiotensine.
Le système nerveux est également impliqué dans la régulation de la pression artérielle. Des recherches sont également entreprises pour étudier son rôle au niveau du tissu cardiaque et de la paroi des vaisseaux.  


Toujours dans le volet thérapeutique, une technique appelée « dénervation sympathique rénale » est actuellement évaluée et semble prometteuse. Elle consiste à appliquer un faible courant électrique pendant 48 h au niveau des nerfs de l’artère rénale en vue de les détruire. Cette action aurait pour effet de faire baisser la pression artérielle.


Une autre piste chirurgicale est celle de l’implantation d’électrodes au niveau du sinus carotidien, zone de l’artère carotide sensible aux variations de pression artérielle. L’électrode est connectée à un stimulateur électrique implanté sous la peau au niveau du thorax. Dès qu’il délivre des impulsions, la tension artérielle diminue. Des expériences utilisant cette technologie sont actuellement en cours.


N’oublions pas que l’hypertension peut également survenir suite à une maladie ou à la prise d’un médicament (comme certains anti-cancéreux) : les chercheurs s’intéressent aussi à ce volet afin de contrôler cet effet délétère qui peut porter préjudice aux patients.

Autant de voies explorées par les chercheurs pour que les artères ne soient plus sous pression.



La dénervation sympathique rénale semble une technique prometteuse



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