Quelques généralités

Le cancer du col de l’utérus atteint la muqueuse de la partie inférieure de l’utérus, c’est-à-dire au-dessus du sommet du vagin.

Selon l'Institut national du cancer (Inca), 2835 nouveaux cas ont été recensés en France en 2017. L’âge moyen au niveau du diagnostic est de 51 ans.

Une politique de dépistage améliorée

Depuis de nombreuses années, l’incidence de ce cancer diminue en France : une tendance liée à un dépistage accru de la maladie. Dans la grande majorité des cas, le cancer du col de l’utérus a pour origine une infection par un virus : le papillomavirus humain (HPV). Ce dernier intègre les cellules pour s’y multiplier, ce qui crée des lésions précancéreuses. Ces atteintes sont détectables par frottis réalisé chez le médecin généraliste ou le gynécologue. Une détection précoce de ces altérations permet de mettre rapidement en place le traitement adapté.


Depuis 2006, il existe un vaccin efficace dans 70 % des cas contre les infections par le HPV. En France, la vaccination est recommandée chez les jeunes filles, avant le début de leur activité sexuelle (entre 11 et 14 ans), ou en rattrapage (15 à 19 ans). Cependant, les femmes vaccinées doivent tout de même effectuer un dépistage régulier de ce cancer.


L’incidence du cancer du col de l'utérus diminue en France


Quels traitements du cancer du col de l’utérus ?

En premier lieu, dans le cas de tumeur peu avancée, la chirurgie est envisagée. Lorsque la tumeur est de taille limitée, les praticiens essayent le plus possible de préserver l’utérus et les ovaires afin de ne pas affecter la fertilité de la patiente (pour les plus jeunes). Cet acte s’accompagne souvent de l’ablation d’un ou des ganglions lymphatiques les plus proches de la tumeur (technique du ganglion sentinelle) pour les analyser, évaluer l’extension du cancer et adapter le geste en conséquence.


Pour les cas les plus graves, une chirurgie dite « radicale » peut-être proposée. Il s’agit alors de retirer l’ensemble de l’appareil reproducteur : utérus, ovaires et trompes. D’autres traitements peuvent être prescrits, avant ou après chirurgie, pour les tumeurs dépistées à un stade plus tardif ou s’étant étendu à d’autres organes (métastases).


  • La radiothérapie : traitement par des rayons qui détruisent les cellules cancéreuses et bloquent leur capacité à se multiplier.
  • La curiethérapie : radiothérapie interne qui consiste à implanter des sources radioactives directement au cœur de la tumeur cancéreuse.
  • La chimiothérapie : traitement médicamenteux qui vise à éliminer les cellules cancéreuses dans le corps tout entier, même celles qui ne sont pas détectées par les techniques d’imagerie.

Les recherches en cours

Les chercheurs veulent mieux caractériser les différents types de tumeurs pour développer des thérapies les visant en particulier. Ils souhaitent dans ce cadre bloquer  une protéine, EGFR, impliquée dans la croissance des cellules cancéreuses. Pour le moment, ces thérapies sont à l’essai. Autre volet : l’utilisation de vaccins dits « thérapeutiques »  contre le HPV. Il s’agit ici de stimuler le système immunitaire pendant l’infection et ainsi l’aider à lutter contre le virus. Là encore, cette piste est actuellement en cours d’investigation.

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