Eléments chiffrés

Le cancer de l’ovaire est le 8e cancer le plus fréquent chez la femme.

4 714 nouveaux cas ont été estimés en 2017, pour 3 111 décès la même année. 40 à 90 % des femmes atteintes d’un cancer de l’ovaire sont encore en vie 5 ans après le diagnostic.

Un écart de chiffres qui montre la diversité des cancers de l’ovaire sur le plan de leurs caractéristiques et de la gravité.

Plusieurs types de cancers de l’ovaire pour des traitements différents

Le cancer de l’ovaire est silencieux : sa progression se fait souvent sans symptôme, ce qui explique sa découverte souvent tardive. Les cancers de l’ovaire les plus courants sont appelés « séreux de haut grade ».  Ils naissent dans la trompe et se répandent ensuite dans l’ovaire puis le péritoine (membrane entourant les viscères) et la cavité intra-abdominale. Les autres types de cancers de l’ovaire sont dits « séreux de bas grade » et « mucineux ».


Suivant le type de cancer en cause, la prise en charge sera différente. Dans les cancers séreux de haut grade, la chirurgie est le traitement de référence avec une ablation complète de la tumeur et des organes touchés. On y associe souvent une chimiothérapie pour tenter d’éradiquer l’intégralité des cellules cancéreuses. Malgré ces traitements, le cancer de l’ovaire récidive souvent et très rapidement : en majorité dans les 18 à 24 mois après la rémission. Pour les autres types de cancers de l’ovaire, les médecins sont plus démunis : ils sont plus résistants aux chimiothérapies actuelles.





Selon le type de cancer en cause, la prise en charge sera différente





Une prédisposition génétique retrouvée dans certains cas

Dans 10 à 20 % des cas, ces cancers de l’ovaire fréquents dits « séreux de haut grade » sont liés à une mutation génétique sur le gène BRCA1 ou BRCA2. Ces gènes sont nécessaires à la production des protéines BRCA1 ou BRCA2, impliquées dans la réparation du matériel génétique lors de la division cellulaire. Ces cancers sont plus sensibles à la chimiothérapie et disposent de traitements plus spécifiques.

Une recherche active

Les chercheurs se battent sur tous les fronts pour découvrir de nouvelles modalités de prise en charge des cancers de l’ovaire. On peut ainsi mettre en avant l’essor de l’immunothérapie dans le domaine. Il s’agit ici de stimuler le système immunitaire afin qu’il s’attaque plus spécifiquement aux cellules tumorales. Ces traitements vont être testés chez tout type de patientes.


Les chercheurs redoublent d’efforts pour améliorer la prise en charge de ces cancers féminins : le combat continue.

Tout savoir sur les cancers gynécologiques
Mise à jour du dossier : août 2018
Les cookies permettent d’améliorer la diffusion de nos informations, de mieux gérer vos centres d’intérêt, d’établir des statistiques et d’évaluer les performances du site. En poursuivant votre navigation, vous en acceptez l’utilisation. Pour plus d’informations ou vous opposer à cette utilisation, rendez-vous sur cliquez ici.