Qu’est-ce que c’est ?

Il existe différents types de tumeurs primitives malignes de l’os. Les plus fréquentes sont :

  • l’ostéosarcome, qui représente 50 % des cas. Il survient le plus souvent chez les garçons (adolescents ou jeunes adultes) avec un pic d’incidence autour de 18 ans. Ces tumeurs se situent préférentiellement sur des os « longs » (tibia, fémur ou humérus). Les ostéosarcomes constituent une grande famille de tumeurs très hétérogènes, souvent agressives.
  • le sarcome d’Ewing occupe la deuxième position en terme de fréquence. Il affecte plus souvent des adolescents, avec un pic d’incidence autour de 15 ans. Il s’agit là aussi d’un cancer agressif qui forme souvent des métastases. Ce cancer se caractérise par une anomalie génétique particulière : la fusion de deux gènes conduit en effet à la production d’une protéine anormale qui favorise la multiplication des cellules.
  • enfin, le chondrosarcome, qui est une prolifération de cellules cartilagineuses malignes, concerne plutôt des adultes après 30 ans.

Les facteurs de risques des cancers de l’os sont très mal connus. L’âge de survenue et la localisation sur les os longs suggèrent qu’il y a un lien entre cette croissance rapide et le développement tumoral.








Les facteurs de risques des cancers de l’os sont très mal connus. 








Quels sont leurs symptômes et comment sont-ils dépistés ?

Des douleurs ostéoarticulaires continues et progressives, qui ne vont qu’en s’aggravant constituent bien souvent le seul symptôme d’une tumeur osseuse : cela explique son diagnostic souvent tardif.

Dès qu’il y a suspicion de cancer, une radiographie est indispensable pour détecter des anomalies osseuses. Cet examen est complété par une IRM, qui rend visible l’extension d’une tumeur en dehors de l’os.  Deuxième étape du diagnostic : une biopsie chirurgicale, afin de récupérer suffisamment de matériel tumoral pour le faire analyser. On peut ensuite chercher des biomarqueurs particuliers pour affiner le diagnostic, par exemple, préciser un type de cancer, différencier une tumeur primitive d’une métastase, ou une tumeur peu active d’une tumeur agressive.

Si un cancer de l’os est confirmé, d’autres examens sont réalisés pour déceler d’éventuelles métastases. On peut citer la scintigraphie osseuse (examen radiologique qui utilise une substance radioactive pour mettre en évidence les cellules osseuses), ou encore la radiographie thoracique.

Quelle prise en charge ?

Pour la plupart des ostéosarcomes et sarcomes d’Ewing, le protocole de prise en charge est bien établi. Il commence toujours par une chimiothérapie, qui provoque la mort des cellules cancéreuses et permet ensuite d’opérer dans des conditions optimales, en minimisant le risque de dissémination des cellules cancéreuses dans l’organisme. Le chirurgien pratique une ablation de la tumeur, en prenant des marges de sécurité pour être sûr de l’enlever entièrement, puis réalise une reconstruction osseuse, soit par greffe soit par prothèse.


La tumeur est ensuite analysée par le praticien. En déterminant le taux de cellules mortes, ce dernier peut identifier si la tumeur a été sensible à la chimiothérapie, et donc estimer le risque de récidive. Cela permet aux oncologues de déterminer la chimiothérapie à mettre en œuvre après l’opération.

Concernant la radiothérapie, elle est surtout utilisée pour les sarcomes d’Ewing, les ostéosarcomes et les chondrosarcomes étant peu sensibles à ce traitement.

Quelles sont les pistes de recherche prometteuses ?

Beaucoup de recherches portent actuellement sur l’immunothérapie, une approche thérapeutique qui mime les effets du système immunitaire, ou le stimule, pour détruire les cellules cancéreuses. On sait que certaines cellules immunitaires, appelées macrophages, jouent un rôle important dans le développement des ostéosarcomes. Ainsi, le mifamurtide, un médicament qui module l’activité des macrophages, a été développé il y a quelques années pour traiter certains ostéosarcomes métastatiques. Un essai clinique utilisant cette molécule est actuellement en discussion en France pour d’autres ostéosarcomes.


Des recherches sont également en cours pour identifier les patients qui seront bons ou mauvais répondeurs aux traitements. Les chercheurs s’intéressent de plus en plus au microenvironnement de la tumeur, c’est-à-dire aux tissus situés autour des cellules cancéreuses. Par exemple, le microenvironnement, par la sécrétion de molécules spécifiques, pourrait participer activement au développement tumoral, ce qui en ferait une cible thérapeutique de choix.





Beaucoup de recherches portent actuellement sur l’immunothérapie.





Les cookies permettent d’améliorer la diffusion de nos informations, de mieux gérer vos centres d’intérêt, d’établir des statistiques et d’évaluer les performances du site. En poursuivant votre navigation, vous en acceptez l’utilisation. Pour plus d’informations ou vous opposer à cette utilisation, rendez-vous sur cliquez ici.