Les troubles des conduites alimentaires dépendent de facteurs individuels et socioculturels. Ils sont très souvent associés à un problème d’image du corps, appelé dysmorphophobie. L’anorexie mentale est aggravée par un contexte social et médiatique où la minceur est survalorisée. Elle est très souvent associée à une mauvaise estime de soi. D’autres facteurs de risque psychologiques peuvent intervenir comme des épisodes dépressifs ou des troubles de la personnalité, un perfectionnisme pathologique ou encore un stress précoce (maltraitance infantile par exemple).

Pour ce qui est des facteurs de risque socioculturels, les milieux sportifs, artistiques et celui de la mode, dans lesquels le corps est au premier plan, sont les plus exposés.

Il y aurait également une part génétique dans ces pathologies : pour l’anorexie mentale, les gènes représenteraient de 50 à 60 % des divers facteurs de risque. Une étude a permis d’identifier huit régions génétiques fortement associées à ce trouble. Parmi elles, des gènes qui contrôlent notamment le risque de dépression ou de développer des troubles obsessionnels compulsifs, mais aussi le taux de cholestérol ou d’insuline dans le sang. 
Des facteurs épigénétiques (facteurs qui modulent l’expression des gènes) sont aussi très probablement impliqués : des événements traumatiques pourraient en effet modifier l’expression de divers gènes, dont certains contrôlent le développement du cerveau par exemple.

Enfin, autre piste explorée par les chercheurs et non des moindres : le microbiote intestinal, les microorganismes vivant dans nos intestins. Des recherches ont montré que des perturbations durables du microbiote pourraient être impliquées dans les manifestations psychiatriques de l’anorexie, et favoriser les rechutes.

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