Augmenter le nombre d’organes disponibles


Premier enjeu de la recherche : faire face à la pénurie d’organes transplantables, ou greffons. En effet, le nombre de donneurs est plus faible que les besoins des patients. Des réflexions sont menées pour mieux utiliser les organes disponibles, en élargissant, par exemple les critères d’éligibilité pour des organes qui n’auraient, de prime abord, pas été prélevés (donneurs âgés et présentant certains facteurs de risque…). Cette démarche passe aussi par la mise au point d’organes artificiels et biocompatibles en vue de suppléer les fonctions déficientes.


Dans le même cadre, des recherches menées en laboratoire visent à créer des organes biologiques à partir de ses propres cellules, donccompatibles avec le receveur. La fabrication d’organes « bioartificiels »connaît ses premiers succès. Il s’agit ici d’utiliser des cellules souches qui sont ensuite mises en culture sur une armature. Les cellules vont ensuite se spécialiser et s’organiser, reformant un organe fonctionnel prêt à être implanté. Cette approche s’est révélée ici aussi prometteuse : une équipe américaine est parvenue à de multiples reprises à reconstruire une vessie fonctionnelle et à la greffer chez des patients. Autre exemple : une équipe française tente aujourd’hui de créer un œsophage biocompatible avec l’aide de la FRM. Construit à partir de cellules souches particulières, un tel organe n’engendrerait pas de réaction de rejet.

Un enjeu de la recherche : faire face à la pénurie d'organes transplantables.

Améliorer les conditions de survie du greffon

En parallèle, les chercheurs souhaitent également améliorer les conditions de conservation du greffon durant les étapes de la transplantation. En effet, l’organe prélevé est brutalement coupé du réseau sanguin, et ne reçoit donc ni oxygène ni nutriments de la circulation. Une fois greffé, l’organe est ensuite soumis à un stress lorsque la circulation reprend. Les projets de recherche se tournent ici vers des machines capables de maintenir dans l’organe une circulation d’un liquide, soit réfrigéré soit à température corporelle, afin de favoriser sa préservation avant transplantation.

Augmenter la tolérance immunitaire

Autre voie de recherche d’intérêt, améliorer les moyens qui permettent d’atténuer la réaction de rejet du greffon par le receveur. L’organisme de la personne greffée réagit en développant une réaction immunitaire contre le greffon, ce qui conduit à sa dégradation voire à la mort du patient. Cet écueil est actuellement maîtrisé par la prise de médicaments dits « immunosuppresseurs », qui atténuent la réaction immunitaire. Seulement, ce traitement doit être pris à vie par le receveur et, surtout, il n’est pas dénué d’effets secondaires : l’organisme devient plus sensible aux infections et au développement tumoral. Aussi, il est nécessaire de développer des thérapies qui permettent de conserver au maximum une immunité contre les pathogènes, tout en atténuant la réaction immunitaire mise en place contre le greffon.

Il reste donc de nombreux défis à relever dans le domaine des greffes d’organes, mais la recherche continue !

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