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Tuberculose

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  • La tuberculose est une maladie infectieuse à l’origine de trop nombreux décès dans le monde, et en recrudescence en France.

  • Si des traitements et un vaccin contre la maladie existent, il reste des formes multirésistantes dont la prise en charge est lourde et onéreuse.

  • Aussi, la recherche se bat sur tous les fronts pour développer de nouvelles thérapies contreces maladies.

Quelques généralités sur la tuberculose

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en 2015, 10,4 millions de personnes ont développé la tuberculose dans le monde, et 1,8 million en sont mortes.Dans un rapport de la même année, elle précise que la mortalité par la tuberculose a diminué de 47 % depuis 1990, les progrès les plus substantiels ayant été réalisés depuis 2000. Pour l’année 2014, l’Institut National de veille sanitaire évaluait à 4 827 le nombre de cas de tuberculose en France. L’Inserm précise que les personnes les plus touchées dans l’hexagone sont les personnes en situation de précarité, les migrants qui proviennent de l’Afrique Sub-saharienne et les personnes âgées. On peut également ajouter à cette liste les personnes dont le système immunitaire est affaibli (patients infectés par le virus du sida, sous chimiothérapie…).

Qu’est-ce que la tuberculose ?

La tuberculose est une maladie infectieuse liée à une bactérie : Mycobacteriumtuberculosisaussi appelée bacille de Koch.Une fois dans le corps la bactérie peut coloniser plusieurs organes. Dans la majorité des cas, elle atteint les poumons : on parle alors de forme pulmonaire. Dans les autres formes, dites « extra-pulmonaires », tous les tissus de l’organisme peuvent être touchés : les reins, les os, le cerveau, la rate ou encore les ganglions lymphatiques, des structures impliquées dans le système immunitaire.

La plupart du temps, l’infection est dite latente : la multiplication du bacille du Koch est « contenue » par le système immunitaire, et ce pendant parfois plusieurs années. La tuberculose peut alors se développer par la suite : c’est la forme « active » de la pathologie.Dans certains cas, la maladie apparaîtpeu de temps après l’infection par le bacille.

Il existe un vaccin contre le bacille, le BCG (Bacille Calmette et Guérin) qui limite le risque de développer la maladie et protège les jeunes enfants des formes les plus graves. Cette vaccination n’est plus obligatoire en France depuis 2007 (seulement dans certaines professions), et recommandée aux personnes à risque (antécédent familiaux, personnes venant de pays où la maladie est endémique…).

Quels sont les symptômes de la tuberculose ?

La forme pulmonaire provoque des symptômes en relation avec la progression de l’infection dans le poumon. La maladie induit ainsi une toux importante, qui s’accompagne par la suite d’expectorations avec des traces de sang, une fièvre, des douleurs thoraciques, un amaigrissement et une grande fatigue.Cette forme de la maladie est contagieuse, l’infection se propageant aux personnes environnantes par la projection des bacilles lors de la toux ou des éternuements.

Les tuberculoses extra-pulmonaires se manifestent par des symptômes variables suivant les organes atteints :  adénopathies (ganglions qui enflent et peuvent devenir douloureux), déformations osseuses (notamment vertébrales, c’est le mal de Pott), troubles de la conscience en cas d’atteintes du cerveau…

Comment la tuberculose est-elle diagnostiquée ?

Devant des signes évocateurs, le praticien a recours aux examens d’imagerie, le plus courant étant une radiographie pulmonaire. Cette dernière peut montrer des lésions typiques provoquées par l’infection au niveau du poumon.

Le bacille de Koch est également recherché dans les expectorations du malade, observées sous microscope après une période de mise en culture.

La tuberculose est une pathologie dont la propagation est observée avec attention en France. C’est une maladie dite « à déclaration obligatoire » : tout cas doit être signalé aux autorités sanitaires. Une enquête est ensuite menée dans l’entourage du malade afin de dépister d’éventuelles contaminations. Depuis plusieurs années maintenant, il existe un test de dépistage de la maladie appelé « intradermoréaction à la tuberculine » (IDR) ou « test à la tuberculine ». Ce dernier, prescrit aux personnes à risque, permet de détecter les cas de tuberculose latente et de mettre en place un traitement préventif de la maladie.

Enfin, il existe également un test réalisable à partir d’un prélèvement sanguin, le « test interféron gamma » pour faciliter le diagnostic des formes extra-pulmonaires.

Quel est le traitement de la tuberculose ?

Le traitement de la tuberculose repose sur la prise d’antibiotiques au long cours, plus de 6 mois. Il est important de suivre la prescription jusqu’au bout afin que le bacille ne devienne pas résistant aux molécules utilisées et de réduire au maximum le temps pendant lequel le patient est potentiellement contagieux. Une hospitalisation peut parfois s’avérer nécessaire dans un premier temps pour limiter la contagion.

Quelles sont les pistes de recherche pour prendre en charge la maladie ?

Un des problèmes posé la tuberculose est l’apparition de certaines souches de bacilles insensibles aux antibiotiques habituellement utilisés. On qualifie ces tuberculoses de « multirésistantes ». L’OMS estime que, pour 2015, 480 000 personnes ont développé cette forme de la pathologie (dont près d’un quart seulement aurait été détecté), souvent en raison d’un mésusage des traitements. Elle nécessite des thérapies plus lourdes, plus chères et génératrices de potentiels effets secondaires. Il est ainsi important pour les chercheurs de trouver de nouvelles pistes de prise en charge.

Leur intérêt se porte notamment sur la vaccination contre la maladie. En effet, le vaccin BCG n’a qu’une efficacité limitée chez les adultes. Les chercheurs souhaitent ainsi développer des vaccins plus performants permettant de mieux protéger les populations. Une stratégie thérapeutique qui est suivie par de nombreuses équipes de recherche.

D’un point de vue plus fondamental, les chercheurs s’intéressent également aux facteurs moléculaires qui confèrent aux bacilles leur virulence envers l’organisme, età ceux qui participent à leur propagation. Ces études pourraient déboucher sur la mise au point de nouveaux moyens de traitements axés sur la lutte contre ces facteurs.

 

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