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Surdité

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  • La déficience auditive est un handicap qui peut avoir des répercussions importantes sur la vie sociale des individus.

  • Ses causes sont multiples et nécessitent une prise en charge adaptée au cas par cas.

  • La recherche avance pour mettre au point des traitements de plus en plus efficaces, chez l’enfant comme chez l’adulte.

La surdité en chiffres

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que 360 millions de personnes souffrent de déficience auditive incapacitante dans le monde, soit plus de 5 % de la population. Selon un rapport publié en 2007 par la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), plus de 5 000 000 de personnes souffrent d’un handicap auditif en France, dont plus de 300 000 de surdité profonde ou totale. D’après cette même étude, 8,9 % de la population française présente un handicap auditif : 0,2 % des moins de 10 ans, 2 % des 10-40 ans, 22 % des 60-74 ans et 43 % des 75 ans et plus. Ces atteintes sont plus fréquentes chez les hommes que chez les femmes.

La surdité : qu’est-ce que c’est ?

Selon l’OMS, la surdité correspond à un état où la personne entend moins bien qu’une personne ayant une audition normale. On distingue plusieurs intensités de surdité. Elle est qualifiée de :

  • légère si la perte auditive est située entre 21 et 40 dB (perte auditive des bruits faibles ou aigus)
  • moyenne si cette perte se situe entre 41 et 70 dB (aide auditive indispensable)
  • sévère pour une perte comprise entre 70 et 90 décibels (lecture sur les lèvres ou rééducation nécessaire)
  • profonde ou totale pour une perte supérieure à 90 dB


Pour mieux comprendre la surdité, il faut revenir sur la structure des organes de l’audition, les oreilles. Ces dernières se décomposent en trois parties.

  • L’oreille externe : les vibrations de l’air y pénètrent et font vibrer le tympan.
  • L’oreille moyenne : trois petits os (marteau, enclume et étrier) vibrent sous l’action du tympan et transmettent l’information à l’oreille interne.
  • L’oreille interne : organe clé de l’audition, elle contient la cochlée qui, grâce à ses 15 000 cellules ciliées, transforme les vibrations provenant de l’oreille moyenne en signaux électriques. Ces derniers sont ensuite transmis par des fibres nerveuses au cerveau qui les traduit en sons.

Quelles sont les causes d’une perte d’audition ?

Selon la partie de l’oreille qui est affectée, on parle de surdité de transmission (oreilles externe ou moyenne), de perception (oreille interne) ou mixte (mélange des deux entités).

Les surdités de transmission peuvent avoir plusieurs origines telles que :

  • Des otites qui peuvent engendrer une accumulation de liquide voire une perforation du tympan entrainant une perte d’audition.
  • Une obturation du conduit par un bouchon de cérumen.
  • Des malformations congénitales.
  • Une pathologie rare, l’otospongiose, qui se manifeste par une calcification progressive de l’étrier (un des os de l’oreille moyenne). Celui-ci n’est alors plus capable de transmettre l’information.


Les surdités de perception peuvent également avoir des causes variées telles que :

  • Les malformations d’origine génétique qui font partie des causes principales chez les enfants.
  • Le vieillissement normal (presbyacousie), qui s’accompagne de la perte, au cours du temps, des cellules ciliées tapissant la cochlée.
  • Certaines infections, comme les oreillons ou la rubéole, qui peuvent créer des lésions de l’oreille interne.
  • Les traumatismes sonores, majorés dans certaines professions ou lors d’écoute de musique à un volume trop important (casque, concerts…).
  • La prise de médicaments « ototoxiques », c’est-à-dire toxiques pour l’oreille (certains antibiotiques, la chimiothérapie…).
  • Des problèmes de vascularisation dans le territoire de l’oreille interne.

Quels sont les examens pratiqués ?

Si des antécédents familiaux existent (une prématurité, une infection chez la mère…), un dépistage précoce est souvent mis en place chez le nouveau-né en structure hospitalière. Chez l’enfant, des tests doivent être pratiqués en cas de retards d’apprentissage, de mauvaise compréhension, de retard dans la parole... Chez l’adulte, toute difficulté pour suivre une conversation dans le bruit, au téléphone... constitue un signe d’alerte.

Divers examens ont pour but d’évaluer l’intégrité des structures de l’oreille et diagnostiquer les causes d’une surdité. Le plus simple se fait à l’aide d’un otoscope, et est réalisé couramment chez le médecin généraliste : il permet d’observer de manière directe le conduit auditif ainsi qu’une perforation éventuelle du tympan.

D’autres examens plus techniques peuvent être réalisés. En premier lieu, un audiogramme pourra être réalisé, en vue de qualifier le niveau de surdité. Des sons sont émis à différents volumes et à différentes fréquences, ce qui permet d’établir un graphique qui révèle la capacité auditive.

La tympanométrie permet de vérifier l’intégrité du tympan en mesurant sa capacité à vibrer.

La méthode des « potentiels évoqués auditifs », qui consiste à poser des électrodes en surface de la peau à des endroits précis sur le crâne, permet de mesurer la bonne transmission du signal le long des fibres nerveuses.

Enfin, un scanner peut être utile pour révéler des problèmes « structuraux » de l’oreille, tandis que l’imagerie par résonnance magnétique (IRM) peut mettre en évidence des causes neurologiques de la surdité.

Quels traitements envisager ?

Le traitement dépend bien-sûr du type d’atteinte qui a été diagnostiquée. Les otites peuvent être prises en charge par traitement médicamenteux de type antibiotique pour éradiquer le germe en cause. Dans ce cadre, la pose d’un « yoyo » ou « diabolo » peut également être envisagée afin de générer un trou dans le tympan afin qu’il soit toujours aéré, et ainsi d’éviter les récidives de la pathologie.

La chirurgie peut parfois rétablir une transmission du son (dans le cas de calcifications dans l’oreille moyenne par exemple, ou pour la reconstruction de certaines structures déficientes de l’oreille).

Enfin, notons qu’il existe une prise en charge de la surdité par prothèses auditives, des dispositifs qui permettent de capter, adapter et amplifier les signaux acoustiques pour les rendre intelligibles aux patients.

Quelles pistes de recherche sur la surdité ?

La mise au point de prothèses et d’implants auditifs (prothèses implantées chirurgicalement dans l’oreille du patient) ont révolutionné la prise en charge de la surdité. Malheureusement, ces derniers ne sont pas toujours efficaces, notamment dans des environnements trop bruyants. Des travaux sont donc entrepris afin d’améliorer les technologies existantes.

Une voie de recherche consiste à remplacer les cellules ciliées détruites au cours du temps. Des expériences sont basées sur la thérapie cellulaire, technique qui consiste à les remplacer par des cellules fonctionnelles (obtenues à partir de cellules souches, des cellules ayant la capacité de se transformer en tout type de cellules matures et spécialisées). Cette approche a donné des résultats intéressants chez le rongeur.

Autre avancée : les causes de certaines surdités d’origine génétique sont aujourd’hui mieux comprises. L’altération de certains gènes a ainsi été mise en évidence dans l’apparition de certaines surdités. Cela laisse entrevoir la possibilité d’une thérapie génique dans ce cadre, c’est-à-dire la substitution des gènes anormaux par leurs versions fonctionnelles. Des expériences sont menées chez l’animal pour tester cette méthode de traitement.

Autant de pistes d’avenir intéressantes qui mobilisent l’attention des chercheurs : pour que la surdité ne soit plus un handicap !

 

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