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Sida

  • Le sida, ou syndrome d’immunodéficience acquise, est le dernier stade de l’infection due au VIH, le virus de l’immunodéficience humaine.

  • Responsable de plus de 30 millions de morts depuis sa découverte en 1983, le virus reste malheureusement encore aujourd’hui un ennemi redoutable.

  • Si le dépistage précoce et la mise au point de traitements ont permis de mieux de contrôler l’infection, les chercheurs poursuivent leurs efforts pour mettre un terme définitif à cette maladie mortelle.

Quelques chiffres

Selon l’ONUSIDA, 34 millions de personnes sont porteurs du VIH dans le monde. La grande majorité d’entre elles habitent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. En 2012, 2,5 millions de personnes ont été infectées par le virus de l’immunodéficience humaine.

En France, on dénombre 150 000 personnes infectées par le VIH, et 6 100 personnes ont découvert leur séropositivité en 2011.

Le sida est la maladie infectieuse la plus mortelle. 1,7 million de personnes sont décédées du sida en 2012, faisant de cette pathologie la sixième cause de mortalité au niveau mondial.

Qu'est-ce que le sida ?

On distingue actuellement deux types de VIH : le VIH-1 et le VIH-2. Ces deux virus sont très proches.

Le VIH-1 a été isolé en 1983, par l’équipe de Françoise Barré-Fitoussi et Luc Montagnier, découverte qui leur a valu le prix Nobel de médecine en 2008. C’est la forme du virus la plus répandue autour du globe.

La forme VIH-2 a été isolée en 1986. Elle est moins pathogène que le VIH-1 : elle présente un risque de transmission plus faible et une évolutivité plus lente. Le VIH-2 est surtout présent en Afrique de l’Ouest.

Comment se déroule l’infection ?

Le virus de l’immunodéficience humaine est un virus (de type rétrovirus) qui s’attaque aux cellules du système immunitaire, dont les lymphocytes T porteurs de la protéine CD4, et les détruit. Ainsi, comme tout virus, le VIH se sert des éléments présents dans la cellule pour se reproduire : il injecte son matériel génétique dans le lymphocyte qui fabrique alors et assemble les différents constituants viraux. Au terme de ce cycle, les virus nouvellement formés ressortent du lymphocyte. 

Cette infection par le VIH détruit petit à petit la réserve de cellules immunitaires de l’organisme, ce qui le rend sensible aux infections opportunistes, c’est-à-dire survenant en raison du déficit immunitaire. 

Quels sont les symptômes de la maladie ?

Aux premiers stades de l’infection, les malades ne présentent pas de symptômes. Le délai avant leur apparition est variable d’une personne à l’autre, de 5 à 15 ans, voire parfois plus.  

Il existe en effet une période durant laquelle l’infection est « contenue » par le système immunitaire. 

Lorsque le nombre de lymphocytes baisse, des premières manifestations apparaissent telles que des candidoses, une diarrhée chronique, une fièvre…  Le syndrome d’immunodéficience acquise (sida) s’installe quand le système immunitaire est débordé. Les personnes sont alors sujettes aux infections opportunistes (tuberculose, pneumopathies, zona…) ainsi qu’à certains cancers. Parmi ces derniers, on peut citer la maladie de Kaposi (tumeurs cutanées dues à une forme du virus de l’herpès), les lymphomes non-hodgkiniens (cancers du système immunitaire) ou le cancer du col utérin. 

Quels sont les modes de transmission du sida ?

On distingue trois modes de transmission possibles du sida :

  • La voie sexuelle : lors de rapports sexuels non protégés ou de contacts bucco-génitaux avec une personne malade. La meilleure protection existante pour éviter un tel type contamination reste le port du  préservatif.

  • La voie sanguine :  la pathologie peut se contracter lors de d’une transfusion sanguine avec du sang contaminé (en France, la recherche d’agents transmissibles comme le VIH est systématiquement réalisée chez les donneurs de sang, ce qui rend ce cas de figure quasi impossible). Ce mode de transmission peut  également se faire via le partage d’aiguilles et de seringues (consommation de drogues) ou d’instruments coupants infectés.

  • La voie maternelle : lors de l’accouchement ou de l’allaitement au sein, une mère atteinte du VIH peut contaminer son enfant. Le taux de transmission par ce biais a chuté drastiquement depuis l’apparition des traitements antirétroviraux.

L’importance et les modalités du dépistage

Le temps de latence entre l’infection et le développement du sida peut empêcher une prise en charge précoce de la pathologie. Ainsi, des tests de dépistage existent afin de détecter la présence du VIH dans le sang et donc authentifier l’infection. 

Le test « classique » est réalisé sur prescription médicale en laboratoire à partir d’une prise de sang. Il sera fiable s’il est réalisé 6 semaines après la conduite à risque. Les résultats sont donnés au bout de quelques jours. 

Depuis quelques années, il est également possible d’avoir recours au « test rapide d’orientation diagnostic », ou TROD. Il est réalisé à partir d’une goutte de sang  prélevée au bout du doigt et donne une réponse en quelques minutes. Ce test est considéré comme fiable s’il est pratiqué au moins 3 mois après l’infection. En cas de résultat positif, ce test doit obligatoirement être confirmé par le test « classique ».

Quels sont les différents traitements ?

Les médecins disposent aujourd’hui d’un arsenal thérapeutique conséquent pour lutter contre la maladie. Ces traitements ont permis une grande amélioration de la qualité et de l’espérance de vie des patients, au prix d’effets secondaires parfois importants. Malheureusement, le sida reste toujours une maladie incurable.

Il existe plusieurs types de médicaments anti-VIH, chacun agissant au niveau d’une protéine particulière dont a besoin le virus pour se reproduire. Ainsi, certains bloquent l’entrée du virus dans la cellule hôte,  d’autres empêchent la multiplication de son matériel génétique ou encore altèrent sa fabrication pour empêcher sa propagation.

Aujourd’hui, le traitement fait intervenir au moins 3 classes de médicaments (trithérapie) pour éviter les résistances et augmenter son efficacité. Ces derniers ont maintenant  tendance à être regroupés au sein d’un seul et même comprimé afin d’en faciliter la prise et l’observance.

La recherche continue

Les recherches restent très actives sur tous les fronts pour combattre le virus. 

Du côté de la recherche fondamentale, un travail franco-international a isolé des cellules immunitaires particulières capables de contrôler l’infection chez certains patients. Ces lymphocytes T dits « cross réactifs » ont la capacité de détecter et de contrôler la propagation du virus. Leur caractérisation pourrait ouvrir une piste intéressante pour la construction d’un vaccin contre la maladie.

Plus étonnant, des médecins ont observé deux cas de patients infectés par le VIH qui, 8 mois après une greffe de moelle effectuée pour traiter une autre maladie, présentaient un taux de virus indétectable dans le sang. Ils cherchent actuellement à s’assurer que le virus ne réapparait pas plus tard, ce qui serait synonyme de rechute pour ces patients.

Du point de vue de la prévention, les scientifiques ont récemment mis en évidence les effets bénéfiques de la circoncision dans la réduction du risque  d’être infecté chez l’homme.  Les raisons physiologiques exactes de cette protection restent encore mal comprises, mais des recherches sont menées pour expliquer cette observation.  Une des hypothèses est que l’ablation du prépuce induit un épaississement de la muqueuse qui pourrait former une sorte de barrière contre le virus. Ces résultats devraient entrainer la mise en œuvre de programme de circoncision volontaire sur le continent africain.

Autant de nouveautés qui laissent présager des améliorations de la prise en charge de la maladie dans les années à venir.

 

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