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Sclérose en plaques

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  • La sclérose en plaques est une maladie au cours de laquelle le système immunitaire s’attaque à la myéline, une gaine située autour des fibres nerveuses et nécessaire à la transmission de l’information nerveuse.

  • Cette pathologie évolutive peut conduire suivant les patients à l’apparition d’handicaps lourds qui peuvent grandement affecter leur vie quotidienne.

  • Si des progrès ont été réalisés dans la prise en charge de la maladie, elle reste encore à ce jour incurable, mais la recherche avance pour en venir un jour à bout.

La sclérose en plaques en chiffres

La sclérose en plaques atteint préférentiellement les adultes jeunes, entre 20 et 40 ans. Les femmes sont majoritairement touchées, représentant environ 70 % des cas. La pathologie concernerait 2,3 millions de personnes dans le monde. En France, on estime que 80 000 personnes sont atteintes de sclérose en plaques, 2 000 cas environ se déclarant chaque année. La maladie constitue la première cause de handicap sévère d’origine non traumatique chez les trentenaires.

Qu’est-ce que la sclérose en plaques ?

 La sclérose en plaques est une maladie auto-immune : le système immunitaire du malade attaque les prolongements des neurones (fibres nerveuses) au niveau du cerveau et de la moelle épinière. Plus précisément, le système immunitaire détruit la myéline, une membrane qui forme une gaine autour des fibres nerveuses et permet une bonne conduction de l’influx nerveux, à l’instar des gaines situées autour des fils électriques. Lorsque la myéline est endommagée, l’information n’est plus transmise correctement. Par ailleurs la destruction de cette myéline entraîne une dégénérescence des fibres nerveuses.

sclerose-en-plaques-inserm.png          Inserm/Fumat, Carole

Plusieurs types de scléroses en plaques

Classiquement, on distingue deux formes de scléroses en plaques : la forme rémittente et la forme progressive d’emblée. 85 à 90 % des scléroses en plaques débutantes sont des formes rémittentes : elles sont caractérisées par une alternance de poussées, c’est-à-dire des phases inflammatoires qui se traduisent par la dégradation de la myéline, et de remyélinisation qui conduit à une régression partielle ou totale des symptômes. Le rythme des poussées varie selon les patients.

Les formes progressives sont plus sévères, et correspondent à une persistance et une aggravation des symptômes pendant 6 mois consécutifs. Elles se rencontrent plus fréquemment chez les patients dont la maladie s’est déclarée après 40 ans. Certaines formes rémittentes peuvent peu à peu se transformer en formes progressives au cours du temps.

Les facteurs de risque de la maladie restent méconnus. Des formes familiales de sclérose en plaques ont été identifiées, ce qui a permis de mettre en évidence des facteurs génétiques. Pour l’instant, aucun facteur à lui seul ne permet d’expliquer la survenue de la pathologie. La sclérose en plaques suit une règle dite « gradient Nord-Sud » au niveau mondial : les malades sont plus nombreux dans les pays scandinaves que sur le pourtour du bassin méditerranéen.

Quels sont ses symptômes ?

Les symptômes engendrés par la maladie sont très variables et dépendent de la zone où sont situés les neurones dont les prolongements sont touchés par la démyélinisation : problèmes de vue (vision double, perte d’acuité visuelle…), troubles de l’équilibre, déficits moteurs (faiblesse musculaire), sensations perturbées (fourmillements, engourdissements), troubles urinaires ou sexuels. Peuvent s’y ajouter une fatigue générale, des troubles de la mémoire ou de la concentration ou des épisodes dépressifs.

Comment diagnostiquer la maladie ?

Le diagnostic de la maladie peut parfois être long. Il repose d’abord sur un examen neurologique, sur un bilan sanguin et sur l’imagerie par résonnance magnétique (IRM) qui permet de mettre en évidence les lésions cérébrales générées par la maladie, les fameuses « plaques ». En revanche, ces lésions ne sont pas toujours spécifiques de la sclérose en plaques et leur étendue n’est pas corrélée à la sévérité des symptômes. Une ponction lombaire peut parfois être pratiquée pour rechercher une inflammation au niveau du système nerveux central.

Prise en charge actuelle

Ces dernières décennies, la prise en charge de la sclérose en plaques a été améliorée, l’arsenal thérapeutique s’est étoffé.

Lors des phases de poussées, des corticoïdes sont administrés permettant de réduire leur durée.

Des traitements dits « de fond » ont vu le jour. Ils visent à diminuer la fréquence des poussées et à ralentir la progression de la maladie. Deux grands types de traitement se dégagent :

  • Les immunomodulateurs qui visent à freiner le système immunitaire pour limiter l’intensité de la réaction inflammatoire. C’est le cas des interférons et de l’acétate de glatiramère.
  • Les immunosuppresseurs qui ciblent les cellules immunitaires afin de supprimer totalement la réaction inflammatoire. Leur usage est réservé aux formes les plus graves de la maladie, car elles exposent à un risque d’infections opportunistes, c’est-à-dire des infections ayant lieu lorsque le système immunitaire est moins efficace. Le mitoxantrone et le natalizumab font partie de cette classe médicamenteuse.


En marge de ces traitements visant à freiner la pathologie, d’autres thérapies ont pour but d’atténuer ses symptômes. La douleur peut être traitée par des antalgiques, et les épisodes dépressifs par des antidépresseurs et une psychothérapie adaptée. En parallèle, une rééducation peut être proposée permettant d’améliorer le quotidien des malades et de leurs proches.

Quels sont les axes de recherche sur la sclérose en plaques ?

La sclérose en plaques fait partie des pathologies mises en avant dans le « plan maladies neurodégénératives 2014-2019 » lancé par le Gouvernement Français. Ce plan va donner un véritable élan aux recherches sur ces maladies et devrait permettre d’améliorer leur prise en charge.

Aujourd’hui, les axes de recherche sur la sclérose en plaques sont multiples. Tout d’abord, les chercheurs veulent identifier des facteurs, environnementaux et génétiques, qui augmenteraient le risque de développer la maladie.

Ils s’attachent également à mieux comprendre les mécanismes de formation de la myéline, en vue de développer des moyens pour la stimuler et réparer ainsi les fibres nerveuses abîmées. Ils s’intéressent aussi aux mécanismes qui régissent sa destruction par le système immunitaire afin de réussir à les contrer.

Enfin, la recherche vise également à améliorer les traitements. Autant de pistes prometteuses pour l’avenir.

 

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