FONDATION POUR LA RECHERCHE MÉDICALE
Pour que la recherche bénéficie à tous
Espace chercheur Espace donateur

PARTAGER

Schizophrénie

schizophrenie-96382085.jpg 
  • La schizophrénie touche près de 1 % des personnes en France, et se déclare le plus souvent dès l’adolescence.

 

  • Cette maladie psychiatrique aux symptômes divers conduit le plus souvent à une dissociation de la personnalité des patients.

  • Aujourd’hui, aucune thérapie ne peut guérir la pathologie : les chercheurs mènent un combat sur tous les fronts pour trouver de nouveaux traitements de la schizophrénie.

Quelques chiffres sur la schizophrénie

La schizophrénie est l’une des maladies psychiatriques les plus fréquentes. L’Inserm estime qu’elle atteint environ 600 000 personnes en France. La schizophrénie est souvent dépistée et prise en charge à l’adolescence : la Haute Autorité de Santé souligne dans un rapport que 90 % des patients traités ont entre 15 et 55 ans. L’Organisation Mondiale de la Santé classe cette pathologie psychiatrique dans le groupe des 10 maladies qui entraînent le plus d’invalidité, prédisposant notamment au suicide.

Comment se manifeste la maladie ?

Les symptômes de la schizophrénie diffèrent selon les patients, si bien qu’il serait judicieux de parler « des schizophrénies ». De manière classique, on distingue plusieurs types de symptômes :

 

  • Des symptômes dits « positifs » caractérisés par des épisodes délirants, des hallucinations visuelles, auditives voire des autres sens ;
  • Des symptômes dits « négatifs » avec un retrait, un manque d’énergie et d’émotions pouvant être associé à une anxiété ou une dépression ;
  • Une désorganisation de la pensée et des comportements, souvent liée à des troubles cognitifs (troubles de la mémoire, du langage…) ;

 

La présence de ces symptômes chez un patient peut amener le praticien à conclure à une schizophrénie.

Quelle est l’origine de la schizophrénie ?

Les causes de la schizophrénie seraient multifactorielles, associant une prédisposition génétique à des conditions environnementales favorisantes.

Pour le côté génétique, les chercheurs ont mis en évidence de nombreux gènes dont la mutation faciliterait la survenue de la maladie. On a ainsi déterminé que les personnes, dont un membre de la famille (parents, frère ou sœur, oncle ou tante…) est schizophrène, ont un risque plus élevé de développer la maladie.

Une deuxième composante a un rôle prépondérant dans la survenue de la schizophrénie. Il s’agit des facteurs environnementaux. Par exemple, des anomalies d’anatomie cérébrales, possiblement liées à des infections contractées lors du développement fœtal, ont été observées chez les patients schizophrènes. Les études ont également mis en évidence que la consommation de substances psychoactives, en particulier le cannabis, pouvait révéler la maladie. Enfin, des facteurs sociaux ont été mis en évidence, dont la vie en milieu urbain.

Il existerait donc beaucoup de facteurs de risques étroitement intriqués qui pourraient favoriser l’émergence de la pathologie.

Comment la schizophrénie est-elle dépistée ?

Le diagnostic de la maladie se fait principalement par un entretien minutieux avec le praticien qui cherchera à évaluer avec précisions les symptômes de la maladie. D’autres examens pourront ensuite être conduits comme un bilan d’imagerie (comme l’imagerie par résonnance magnétique), des tests de type électroencéphalogramme. Un bilan psychométrique ou cognitif peut aussi être conduit pour confirmer le diagnostic.

Quelle est la prise en charge de la schizophrénie ?

Pour le moment, il est impossible de « guérir » la schizophrénie. En revanche, des médicaments existent pour réduire l’intensité des symptômes, les « antipsychotiques ». Ces traitements doivent être pris durant une période assez longue après une crise aigüe, sous peine de rechute. Ils peuvent être accompagnés d’antidépresseurs et de régulateurs de l’humeur.

Les patients doivent également suivre une psychothérapie  adaptée à leurs troubles. Complémentaire à l’approche médicamenteuse, elle vise à soutenir les malades dans leur quotidien et à mieux gérer leurs symptômes. Des thérapies familiales peuvent être entreprises pour aider les proches à faire face à la maladie.

Quelles sont les voies de recherche actuelles ?

Les études sur la schizophrénie ont tout d’abord pour but d’élucider avec plus de précisions l’origine de la maladie. Il est ainsi très important d’identifier de nouveaux facteurs de prédisposition à la pathologie, qu’ils soient génétiques  ou environnementaux, et de mieux comprendre leurs interactions dans le développement de la maladie.

Réaliser un diagnostic plus précoce de la schizophrénie est aussi au cœur de la problématique des chercheurs. L’idée est de développer des marqueurs qui permettraient de dépister la maladie avant ses premiers symptômes, pour une prise en charge plus rapide.

La recherche s’attelle également à mettre au point des antipsychotiques plus performants et mieux tolérés, les traitements existants étant pourvoyeurs de nombreux effets secondaires. Les améliorer permettrait aux malades de les prendre avec plus de régularité, ce qui empêcherait les rechutes.

 

Je fais un don pour la recherche médicale

 securité du don Paiement 100% sécurisé
Paiement en ligne ou par chèque

Votre don vous permet de bénéficier
d'une déduction fiscale

Nos engagements

picto-simuler-don.pngTransparence

Indépendance et impartialité

Soutien des meilleures recherches

Don en confiance

Votre contact

campaigns-celine.pngCéline Pager

Responsable du
service donateurs

01 44 39 75 76

Lui écrire

Les recherches en cours

Schizophrénie : découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques dans la schizophrénie et les troubles psychotiques
Schizophrénie : une implication du système immunitaire ?

Les découvertes

Schizophrénie : Mise en évidence d’une zone cérébrale impliquée dans les hallucinations auditives
Schizophrénie : vers un test de dépistage sanguin des personnes à haut risque ?

Fondation pour la Recherche Médicale
54 rue de Varenne - 75007 Paris / Tél : 01 44 39 75 75 / Formulaire de contact
SIREN : 784 314 064

La Fondation pour la Recherche Médicale est agrée par le Comité de la Charte du don en confiance
Elle est reconnue d'Utilité Publique, et habilitée à recevoir des dons, legs, donations et assurances-vie.

Suivez-nous
// recherche-medicale/schizophrenie