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Maladie de Parkinson

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  • La maladie de Parkinson résulte de la destruction des neurones producteurs de dopamine, une molécule cérébrale nécessaire aux mouvements.

  • Ses principaux symptômes sont la difficulté dans les gestes, la rigidité des membres et les tremblements.

  • La recherche médicale explore de nombreuses voies pour la mise au point de traitements contre la pathologie.

Epidémiologie

La France compte environ 150 000 personnes atteintes de la maladie de Parkinson. C’est la deuxième maladie neurodégénérative derrière la maladie d’Alzheimer, avec près de 8 000 nouveaux cas déclarés chaque année.

Elle concerne 1 % des plus de 60 ans et 4 % des plus de 80 ans. L’âge moyen de survenue de la maladie est de 58 ans, et elle concerne 1,5 fois plus les hommes que les femmes. Avec le vieillissement de la population, le nombre de patients atteints de la maladie de Parkinson pourrait doubler d’ici 30 ans.

Description

Quels sont les symptômes ?
La maladie de Parkinson se caractérise par une combinaison variable de trois symptômes : une difficulté à démarrer et à arrêter un mouvement, une rigidité des membres et des tremblements caractéristiques.

La maladie de Parkinson est une affection chronique due à la disparition progressive de certains neurones dans le cerveau, les neurones dopaminergiques (producteurs de dopamine). Cela provoque une baisse de la synthèse de dopamine, une substance qui transmet l’information entre neurones, dans une région du cerveau essentielle au contrôle des mouvements.

Des facteurs génétiques et environnementaux en cause
La cause exacte de la dégénérescence des neurones n’est toujours pas connue.
Dans près de 10 % des cas, la maladie de Parkinson est de forme familiale, liée à une mutation génétique.

Mais, dans 20 à 30 % des cas, la situation est plus complexe : la présence de facteurs génétiques de susceptibilité augmente le risque de développer la maladie. A la différence des formes familiales, ces gènes apportent seulement un accroissement du risque de développer la pathologie, sans pour autant l’entraîner de manière systématique. Dans le reste des cas, aucun facteur génétique n’a été identifié. La découverte de ces composantes génétiques, depuis 20 ans, a permis de mieux comprendre les mécanismes en cause dans la maladie.

Du côté de l’environnement, certaines toxines issues des produits utilisés par l’agriculture augmenteraient considérablement le risque d’être atteint. En revanche, certains médicaments anti-inflammatoires et anti-cholestérol auraient un effet protecteur. 

Un diagnostic tardif

La maladie se présente sous des formes variables.

Le diagnostic clinique repose sur les symptômes moteurs. De fait, il est établi souvent tardivement car ceux-ci n’apparaissent que lorsque 60 à 70 % des neurones produisant la dopamine ont disparu. Néanmoins, on sait aujourd’hui que les premiers symptômes sont non moteurs : dépression, problèmes de constipation, perte d’odorat, fatigue intense, douleurs musculaires, etc. Ils peuvent apparaître jusqu’à 15 ans avant le diagnostic.

Avec le temps, l’atteinte est ensuite cognitive : troubles de la mémoire et de la parole…
Si les symptômes ne permettent pas un diagnostic tranché, le recours à des techniques d’imagerie médicale peut s’avérer utile pour écarter les autres maladies.

Traitements actuels

Le traitement de la maladie de Parkinson repose sur plusieurs types de médicaments administrés par voie orale. Aucun n’a une efficacité totale et, surtout, ils présentent des effets secondaires importants. Le plus célèbre est la lévodopa, ou L-dopa. Si son administration permet de restaurer la motricité pendant quelques années,  elle perd malheureusement de son efficacité avec le temps et entraîne des effets secondaires importants, comme des mouvements involontaires (dyskinésies). C’est pourquoi les médecins retardent au maximum son utilisation.

Depuis près de 20 ans la stimulation cérébrale profonde est une réelle alternative thérapeutique. Elle consiste à implanter de manière chirurgicale des électrodes dans les structures profondes du cerveau pour y délivrer un courant électrique. Elle soulage efficacement les symptômes sans présenter d’effets adverses. Elle ne concerne néanmoins que 10 % des patients, dans certaines conditions bien déterminées (cas très lourds et résistants aux traitements conventionnels).

Axes de recherche

Du côté de la pharmacologie, on teste des substances qui pourraient protéger les neurones et donc  limiter leur dégénérescence. Mais la difficulté est d’atteindre le cerveau et les neurones de manière spécifique. Pour la contourner, une solution serait d’injecter directement ces molécules dans le cerveau.

Une autre option pourrait être de les faire synthétiser par le cerveau lui-même par thérapie génique. A cette fin, on tente d’introduire le gène correspondant à la synthèse de la dopamine dans les cellules cérébrales. Plusieurs essais cliniques sont actuellement en cours en France et dans le monde.

Une autre approche, vaccinale celle-ci, vise à apprendre au système immunitaire à détruire une protéine dysfonctionnant lors de la pathologie, l’alpha-synucléine, qui serait impliquée dans la mort des neurones dopaminergiques. Sa destruction pourrait permettre de stopper le développement de la pathologie.

Enfin, la thérapie cellulaire se propose de remplacer les neurones disparus par une greffe de cellules nouvelles. Ici, le premier défi pour les chercheurs consistait à développer des neurones produisant de la dopamine, comme ceux qui dégénèrent, à partir de cellules souches embryonnaires. Depuis 2004, c’est chose possible. Cette étape franchie, l’approche est actuellement testée sur des modèles animaux. Il faudra attendre encore pour connaître l’avenir de cette voie thérapeutique.

Recherche & Santé

rets134s.gifn°134 - avril 2013
Maladie de parkinson

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