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Paludisme

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  • Le paludisme est une maladie parasitaire transmise à l’humain par un moustique, elle est fréquente dans certaines zones du globe.

  • Les formes liées à une infection par le parasite Plasmodium falciparum sont les plus sévères et dans certains cas mortelles.

  • Les recherches se tournent vers l’élaboration de nouveaux moyens de prévenir et de traiter la pathologie.

Quelques chiffres

Le paludisme, ou malaria, est une pathologie malheureusement très répandue dans le monde. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime qu’en 2015, 214 millions de personnes étaient touchées par la maladie sur la planète. Elle a été responsable de 438 000 décès cette même année. Des progrès ont néanmoins été réalisés dans la limitation de la propagation de la maladie. L’OMS précise qu’entre 2000 et 2015, le nombre de nouveaux cas a baissé de 37 % dans le monde, et le taux de mortalité de 60 %. L’Afrique subsaharienne est la zone la plus touchée par la pathologie.

Pour la France, la quasi intégralité des cas de paludisme diagnostiqués sont dits d’ « importation », c’est-à-dire que les personnes ont contracté la maladie durant un séjour à l’étranger. L’Institut de Veille Sanitaire a recensé 2 299 cas pour l’année 2014, dont seulement 2 cas « autochtones », contractés dans l’hexagone. Ces derniers auraient contractés la maladie lors d’un passage dans un aéroport français.

Qu’est-ce que le paludisme ?

Le paludisme est une pathologie « parasitaire », c’est-à-dire liée à un pathogène vivant au dépens de l’organisme qu’il infecte. Ici, le parasite en cause est le Plasmodium. Cinq espèces de Plasmodium sont à l’origine du paludisme, le plus répandu et le plus dangereux étant le Plasmodium falciparum, les autres étant moins fréquents et responsables d’infections moins sévères.

Le Plasmodium est transmis à l’Homme par la piqûre d’un moustique femelle, l’Anophèle. Un fois dans le sang, le parasite va dans les cellules du foie pour s’y multiplier. Les nouveaux micro-organismes produits s’attaquent ensuite aux globules rouges, dans lesquels, là encore, ils se multiplient. Cette infection fait exploser les cellules sanguines. Les parasites recolonisent le moustique lorsqu’une personne malade est piquée. Il peut ensuite transmettre la pathologie.

A noter, dans les pays les plus touchés, la transmission du parasite peut aussi avoir lieu au cours de transfusions sanguines.

Quels sont les symptômes du paludisme ?

Les symptômes apparaissent souvent entre 10 et 15 jours après l’infection par le parasite. Classiquement, la crise de paludisme est caractérisée par une très forte fièvre pouvant atteindre 41 à 42°C. Elle s’accompagne de tremblements, de sueur, de maux de tête, de douleurs abdominales voire de diarrhées et de vomissements. Lorsque de tels signes apparaissent, une prise en charge médicale très rapide est requise. Ces atteintes peuvent être particulièrement graves et provoquer la mort. Les personnes les plus vulnérables sont les enfants et les femmes enceintes.

Quels sont les moyens de lutter contre le paludisme ?

« Mieux vaut prévenir que guérir » : la prévention est en effet un élément très important dans la lutte contre la maladie. Ainsi, il est conseillé aux voyageurs souhaitant se rendre dans des régions ou pays ou la maladie est endémique (présente de manière permanente) de prendre un traitement préventif. Il varie selon les résistances développées par les parasites locaux. Cette thérapie médicamenteuse doit s’accompagner de mesures pour éviter les piqures de moustique : port de vêtements longs à la tombée de la nuit, application de répulsifs anti-moustiques et utilisation de moustiquaires dans les chambres.

Les traitements préventifs et curatifs sont les mêmes. Les différents anti-paludéens actuels agissent en détruisant les parasites dans l’organisme.

Quelles sont les voies de recherche actuelles ?

Devant l’importance de cette pathologie dans certaines régions du globe et les différentes résistances développées par le Plasmodium aux traitements, de nombreuses études sont menées pour développer de nouvelles stratégies de prise en charge de la maladie.

L’une des voies les plus suivies est la mise au point d’un vaccin contre le parasite. Certains sont déjà à l’essai dans la population, mais leur efficacité semble pour le moment limitée et leur élaboration nécessitera encore des ajustements. De nouveaux traitements sont aussi en test dans les régions les plus atteintes par la maladie.

Des politiques d’éradication des moustiques vecteurs de la pathologie sont également en place dans les régions les plus touchées. Outre la mise au point d’insecticides plus efficaces, les chercheurs souhaitent utiliser une approche originale pour lutter contre les moustiques Anophèles. Il s’agirait de rendre les femelles moustiques infertiles par des manipulations génétiques. Une technique de prévention qui pourrait porter ses fruits dans les décennies à venir, non seulement contre le paludisme, mais également pour d’autres maladies transmises par le moustique.

Autant de pistes intéressantes suivies par les chercheurs dans la lutte contre cette pathologie.

 

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