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Leucémies

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  • Les leucémies sont des cancers du sang qui ne touchent pas seulement les enfants, mais également les adultes.

  • Différentes leucémies existent, elles se distinguent par le type de cellules touchées et leur évolution.

  • Si ces pathologies sont de mieux en mieux prises en charge, elles restent dévastatrices, et la recherche se bat sur tous les fronts pour en venir un jour à bout.

La leucémie en chiffres

Les leucémies regroupent plusieurs types de cancers du sang, et touchent environ 9 000 personnes chaque année en France. Selon l’Institut de Veille Sanitaire, en 2012, plus de 3 250 nouveaux cas de leucémies aigües ont été déclarés en France, soit 1 % de l’ensemble des cancers. Pour les formes chroniques, l’organisme estimait en 2013 à environ 5 200 le nombre de personnes touchées, avec une plus forte prédominance du type lymphoïde chronique (4 460 cas estimés).

L’âge médian au diagnostic diffère selon le type de leucémies. Il est de 71 ans pour les leucémies aigues myéloïdes. Les formes chroniques sont beaucoup plus fréquentes chez l’adulte, le type lymphoïde chronique atteignant principalement les séniors et la forme myéloïde chronique des adultes d’âge moyen.

 

Leucémies : qu’est-ce que c’est ?

Les leucémies sont des cancers du sang, qui touchent les cellules de la moelle osseuse à l’origine des globules blancs (les cellules chargées de protéger l’organisme contre les agents infectieux). Toutes les cellules sanguines (globules blancs, globules rouges et plaquettes) sont produites dans la moelle osseuse, située au centre des os. Elle contient des cellules souches dites « hématopoïétiques », cellules immatures qui ont la capacité de se multiplier et de se transformer en cellules sanguines adultes. Au cours de la maturation de ces cellules souches en globules blancs, des altérations génétiques peuvent apparaître et entraîner la formation de globules blancs « immatures », qui sont incapables d’assurer leurs fonctions et prolifèrent de façon incontrôlée. Ces cellules, devenues cancéreuses, s’accumulent alors au sein de la moelle  ce qui perturbe la formation des cellules sanguines. Cela conduit à une baisse drastique du nombre de cellules sanguines dans l’organisme.

Plusieurs leucémies selon l’évolution et le type de cellules en jeu

La rapidité d’évolution de la maladie et le type de cellules précurseur des globules blancs altérés permettent de distinguer différentes formes de leucémies. Ainsi, les leucémies aigües surviennent de manière brutale et progressent rapidement tandis que les formes chroniques sont d’évolution plus lente (plusieurs années). Selon le type de globules blancs atteints, on peut différencier les leucémies lymphoïdes, impliquant des cellules souches à l’origine des lymphocytes, des leucémies myéloïdes,  qui touchent des cellules à l’origine des granulocytes.  Ainsi, quatre principaux types de leucémies se distinguent, chacune nécessitant une thérapie différente :

  • La leucémie aiguë myéloïde,
  • La leucémie aiguë lymphoïde,
  • La leucémie myéloïde chronique myéloïde,
  • La leucémie lymphoïdes chronique lymphoïde.

 

D’autres formes existent en parallèle, plus minoritaires.

Quels sont les facteurs de risque de la maladie ?

On distingue deux types de facteurs de risque dans les leucémies : génétiques et environnementaux.

Ainsi, des anomalies géniques impliquées dans les leucémies ont été recensées, acquises après la naissance et non transmissibles à la descendance. Pour exemple, le chromosome dit « Philadelphie » qui est retrouvé dans les cellules impliquées dans la majorité des leucémies myéloïdes chroniques. Il est le produit d’un échange de matériel génétique entre deux chromosomes (le support de l’information génétique). Les cellules porteuses de cette anomalie prolifèrent de manière anarchique.

Des facteurs de risques environnementaux ont aussi été identifiés tels que : l’exposition aux rayonnements ionisants et à des produits chimiques, comme le benzène, des pesticides, ainsi que les antécédents de chimiothérapie. Néanmoins, dans la grande majorité des cas, aucune cause précise de survenue n’est retrouvée.

Quels sont les symptômes des leucémies ?

Les symptômes découlent de l’accumulation des cellules cancéreuses dans la moelle osseuse. Les symptômes cliniques varient selon le type de leucémie, mais on peut retrouver : une fatigue intense et un essoufflement au moindre effort (signe d’anémie), des infections plus fréquentes, des saignements (au niveau des gencives notamment) ou des douleurs osseuses.

Comment sont-elles diagnostiquées ?

L’examen médical de référence pour rechercher une leucémie est l’analyse de sang. Elle donne les premières informations sur le type de leucémie en cause.  

En cas de suspicion, le praticien a recours à un examen de la moelle osseuse. Le prélèvement est réalisé par un hématologue, médecin spécialiste du sang. Il est effectué sous anesthésie locale, par ponction dans le sternum ou dans l’os du bassin et ne dure que quelques secondes. Les résultats sont obtenus rapidement. Des analyses génétiques des cellules peuvent compléter l’examen afin de préciser la forme de la leucémie et décider d’un traitement.

Comment sont traitées les leucémies ?

Ici encore, le traitement varie selon le type de leucémie et les caractéristiques du patient. Les leucémies lymphoïdes chroniques diagnostiquées très précocement et qui n’évoluent pas peuvent être mises « sous surveillance active » ; une thérapie est mise en place par la suite en cas de progression.

Dans le cas des leucémies aiguës,  la chimiothérapie se déroule en plusieurs temps : une phase d’induction courte pour induire une rémission de la maladie, une phase de consolidation pour éviter les rechutes. 

Dans certains cas, après une chimiothérapie intensive, une greffe de moelle osseuse ou de cellules souches peut être proposée afin de rétablir la quantité de cellules perdues. D’autres traitements, tels que les thérapies ciblées (visant un récepteur spécifique présent au niveau de certaines cellules cancéreuses) ou la radiothérapie peuvent également être utilisés.

Quelles sont les pistes de recherche actuelles ?

Aujourd’hui, la recherche avance pour donner de nouvelles options thérapeutiques pour le traitement des leucémies. Ainsi, une molécule, le quizartinib, a donné des résultats prometteurs dans un essai clinique de phase II chez 137 patients atteints de leucémie aigüe et en rechute, suite à une chimiothérapie ou une greffe de cellules souches hématopoïétiques. Quarante-quatre pourcent des patients porteurs d’une mutation particulière, FLT3-ITD, présentaient une rémission complète suite à ce traitement.  

Une autre stratégie, basée sur l’immunothérapie, se révèle aussi très encourageante dans les formes aigües. Certaines globules blancs du patient, les lymphocytes T, sont prélevés puis génétiquement modifiés afin qu’ils puissent reconnaître et attaquer les cellules leucémiques. Ces lymphocytes modifiés sont multipliés en culture et réinjectés au patient : on les appelle alors des CAR T-cells. Lors d’essai, les chercheurs ont observé la rémission de la maladie chez près de 80 % de patients en rechute d’une leucémie aiguë lymphoblastique. Les chercheurs, qui poursuivent les essais cliniques, souhaitent aujourd’hui pouvoir transposer cette stratégie à d’autres formes de la maladie, notamment aux leucémies myéloïdes chroniques.

Pour certaines formes de leucémie myéloïde chronique, les chercheurs ont réussi à réduire significativement le nombre de cellules souches malades chez des patients. Pour cela, ils ont utilisé un traitement standard (imatinib) associé à une molécule, la pioglitazone (déjà utilisée dans le diabète). Un essai chez 24 patients a montré, après un an de traitement avec les deux médicaments puis une poursuite avec l’imatinib, un doublement du nombre de rémissions complètes par rapport au traitement standard par imatinib seul.

L’ensemble de ces résultats nécessite bien-sûr confirmation, mais il constitue une avancée intéressante dans le combat contre ces cancers du sang, pathologies qui font encore trop de victimes à ce jour.

 

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