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Hypertension artérielle

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  • L’hypertension artérielle est un facteur de risque majeur de complications cardiovasculaires.

  • Si des mesures hygiéno-diététiques peuvent parfois suffire à diminuer la tension, certaines formes nécessitent le recours à des traitements médicamenteux.

  • La recherche avance pour mettre au point de nouvelles modalités de dépistage et de prise en charge de la maladie.

L’hypertension artérielle en chiffres

L’hypertension artérielle est la plus fréquente des pathologies cardiovasculaires : en France, 10 à 15 millions de personnes seraient concernées par cette maladie, soit un tiers de la population adulte.
Trois grands profils d’hypertendus se distinguent : les personnes non diagnostiquées (50 % des cas), les personnes diagnostiquées et dont l’hypertension est contrôlée (environ 25 % des cas) et les personnes diagnostiquées mais dont l’hypertension résiste aux traitements actuels (environ 25 % des cas). La prévalence de la pathologie augmente avec l’âge : 40 % des plus de 65 ans sont hypertendus, et 90 % des plus de 85 ans.

Qu’est-ce que l’hypertension artérielle ?

L’hypertension artérielle est le reflet d’une pression trop importante exercée par le sang sur la paroi des artères. Pour le comprendre, rappelons que le cœur fonctionne comme une pompe qui propulse le sang au travers de l’organisme.

La pression artérielle s’exprime par deux chiffres. Le premier, le plus élevé, correspond à la pression dite « systolique », c’est-à-dire à la pression exercée sur les parois des artères quand le cœur se contracte. Le second, le plus faible, correspond à la pression « diastolique », c’est-à-dire lors de la phase de relâchement du cœur. L’unité de mesure utilisée est le centimètre de mercure, ou cmHg.
On considère qu’une personne est atteinte d’hypertension artérielle lorsque la mesure de la pression artérielle au repos est supérieure ou égale à 14 cmHg pour la pression systolique et 9 cmHg pour la diastolique (soit 14/9 cmHg), et ce à plusieurs reprises lors de 3 consultations successives dans une période de 3 à 6 mois.

Comment se manifeste-t-elle ?

L’hypertension artérielle ne provoque en général pas de manifestations spécifiques. Sa découverte est souvent fortuite, au décours d’un examen médical de routine. Néanmoins, en cas d’hypertension forte et durable, certains symptômes peuvent faire leur apparition, comme des maux de tête, des vertiges, des palpitations ou encore des bourdonnements d’oreille.

Le principal problème posé par l’hypertension artérielle est son retentissement sur le système cardiovasculaire. Non prise en charge, l’hypertension est pourvoyeuse de nombreuses pathologies : athérosclérose (une rigidification et un épaississement de la paroi artérielle pouvant conduire à la formation de caillots obstruant la lumière des vaisseaux), infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral (AVC), insuffisance cardiaque ou rénale…

Quelles en sont ses causes ?

Dans la très grande majorité des cas, les causes de l’hypertension artérielle restent inconnues. Elle est alors qualifiée d’« essentielle ». Plusieurs facteurs de risque ont été associés à ce type d’hypertension :

  • l’âge (le risque augmente en vieillissant),
  • le sexe (les hommes sont plus touchés que les femmes),
  • les facteurs héréditaires (les enfants d’hypertendus ont plus de risques de développer la pathologie),
  • le surpoids et l’obésité,
  • la sédentarité,
  • une alimentation trop riche en sel,
  • le tabagisme et la consommation d’alcool,
  • le stress.

Les autres cas sont appelés « hypertensions secondaires ». Elles sont la conséquence d’une pathologie sous-jacente (problème des reins ou des glandes surrénales, apnées du sommeil…). Enfin, on peut également mentionner l’hypertension dite « gravidique », rencontrée spécifiquement chez la femme enceinte et qui représente une complication possible de la grossesse.

Quels sont les traitements à mettre en place ?

En cas d’hypertension essentielle, le praticien préconisera dans un premier temps des mesures hygiéno-diététiques : réduire sa consommation de sel et d’alcool, pratiquer une activité physique, perdre du poids, arrêter de fumer… Ces mesures peuvent suffire à diminuer la tension et à la faire revenir dans les normes.

Dans le cas contraire, un traitement antihypertenseur peut être prescrit. On distingue plusieurs classes de médicaments : les diurétiques, les bêtabloquants, les inhibiteurs calciques, les inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) et des antagonistes de l’angiotensine II, les antagonistes des alpha-récepteurs et les antihypertenseurs centraux.

Quelles sont les pistes de recherche actuelles ?

Le dépistage représente un volet important des projets sur l’hypertension artérielle : les chercheurs souhaitent trouver des marqueurs biologiques qui traduisent précocement la survenue de la pathologie pour une prise en charge optimale.

Du point de vue des traitements, les chercheurs souhaitent trouver de nouvelles molécules anti-hypertensives pouvant compléter l’arsenal thérapeutique existant. En effet, les médicaments actuels ne sont pas efficaces chez certains patients. Dans ce cadre, les chercheurs s’intéressent à la régulation exercée par le rein, via un système moléculaire complexe appelé « rénine-angiotensine ». Le rein est en effet un organe clef dans la régulation de la tension, capable notamment de moduler la quantité de sang présent dans les vaisseaux. Les chercheurs veulent trouver de nouveaux composés capables de le moduler.

Le système nerveux est également impliqué dans la régulation de la pression artérielle. Des recherches sont également entreprises pour étudier son rôle au niveau du tissu cardiaque et de la paroi des vaisseaux.

Toujours dans le volet thérapeutique, une technique appelée « dénervation sympathique rénale » actuellement évaluée semble prometteuse. Elle consiste à appliquer un faible courant électrique pendant 48 h au niveau des nerfs de l’artère rénale en vue de les détruire. Cette action aurait pour effet de faire baisser la pression artérielle.

Une autre piste chirurgicale est celle de l’implantation d’électrodes au niveau du sinus carotidien, zone de l’artère carotide sensible aux variations de pression artérielle. L’électrode est connectée à un stimulateur électrique implanté sous la peau au niveau du thorax. Dès qu’il délivre des impulsions, la tension artérielle diminue. Des expériences utilisant cette technologie sont actuellement en cours.
N’oublions pas que l’hypertension peut également survenir suite à une maladie ou à la prise d’un médicament (comme certains anti-cancéreux) : les chercheurs s’intéressent aussi à ce volet afin de contrôler cet effet délétère qui peut porter préjudice aux patients.

Autant de voies explorées par les chercheurs pour que les artères ne soient plus sous pression.

Recherche & Santé

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n° 141 - janvier 2015
Hypertension artérielle
Epidémie silencieuse, menace sérieuse

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