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Hépatite C

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  • L’hépatite C est une pathologie du foie qui, non prise en charge, peut conduire au développement d’une cirrhose voire d’un cancer hépatique.

  • Le diagnostic de la maladie est souvent retardé car ses symptômes passent inaperçus lors de l’initiation de l’infection.

  • Si des traitements révolutionnaires sont récemment apparus dans la prise en charge de la pathologie, la recherche continue à avancer afin de développer de nouvelles thérapies pour les formes encore résistantes.

L’hépatite C en chiffres

Selon l’Institut national de veille sanitaire, 170 millions de personnes seraient touchées par l’hépatite C dans le monde, dont plus de 360 000 en France (la moitié seulement serait diagnostiquée). L’Inserm estime la pathologie responsable de 2 700 décès par an dans l’hexagone, et de 350 000 morts à l’échelle planétaire. Cette maladie représente donc un véritable fléau à éradiquer, et pour certains pays, un enjeu majeur de santé publique.

 

Qu’est-ce que l’hépatite C ?

L’hépatite C est une pathologie infectieuse provoquée par le virus de l’hépatite C, ou VHC. Comme son nom l’indique, cette maladie atteint les cellules du foie, les hépatocytes. Le virus les infecte, puis s’y multiplie activement, ce qui induit la mort des cellules. Si l’infection devient chronique, l’hépatite C peut provoquer l’apparition d’une fibrose, un tissu cicatriciel prenant la place des cellules du foie, et dont le stade ultime est la cirrhose du foie. Peu à peu, l’organe ne peut plus assurer son rôle. Cette cirrhose peut conduire in fine à l’apparition d’un cancer du foie.

 

Comment se transmet le virus de l’hépatite C ?

La principale voie de contamination par le virus de l’hépatite C est essentiellement la voie sanguine. Dans les pays développés, le risque de transmission a grandement été réduit grâce aux contrôles mis en place lors des transfusions sanguines. Aujourd’hui, la contamination résulte le plus souvent d’un partage de matériel contaminé lors de la consommation de drogues (seringues…). Le virus peut également être transmis au cours de rapports sexuels non protégés, ou de la mère à l’enfant lors d’un accouchement, mais ces deux cas restent marginaux.

 

Quels sont les symptômes de la maladie ?

L’hépatite C est une maladie silencieuse qui peut parfois passer inaperçue. Les symptômes, s’ils sont visibles, apparaissent entre 2 et 6 mois après le début de l’infection virale. En phase dite « aigüe », ils sont discrets voire inexistants, se traduisant principalement par une fatigue et une jaunisse, une coloration jaune de la peau et du blanc des yeux qui reflète l’atteinte du foie. Lorsque le système immunitaire n’est pas parvenu à se débarrasser du virus, l’infection entre en phase chronique. L’Institut national de veille sanitaire estime que 55 à 88 % des malades sont concernés. Les symptômes sont alors plus marqués. Comme expliqué précédemment, la maladie peut ensuite évoluer vers une cirrhose ou encore un cancer du foie.

 

Comment se déroule le diagnostic ?

Dans un premier temps, la recherche d’une infection par le virus de l’hépatite C est réalisée via un test sanguin. Il est basé sur la détection de certaines molécules sécrétées par le système immunitaire ; leur présence  reflète une lutte de l’organisme contre le pathogène. Le test permet également distinguer une infection ancienne, guérie par l’organisme, d’une atteinte actuelle nécessitant une prise en charge.

Si le test sanguin est positif, les médecins évaluent ensuite le degré d’atteinte du foie à l’aide d’un dosage des transaminases, des enzymes hépatiques. Leur taux sanguin augmente proportionnellement à la gravité des lésions du foie. Des biopsies du foie peuvent également être réalisées afin d’évaluer la progression de la fibrose.

 

Quel est le traitement de l’hépatite C ?

Le traitement standard de la maladie vise à empêcher sa progression en bloquant la multiplication des virus. Une association de deux molécules est utilisée à cette fin : l’interféron et la ribavirine, prescrites pendant une durée de 24 à 48 semaines.
Récemment, de nouvelles thérapies ont vu le jour : les antiviraux d’action directe. Ces molécules sont capables de s’attaquer directement aux virus pour les détruire, et ce avec moins d’effets secondaires que le traitement standard. Leur taux d’efficacité est très impressionnant : l’Inserm précise que ces produits permettent d’atteindre 90 à 95 % de guérison. Une véritable révolution ! Néanmoins, pour le moment, ils sont réservés aux cas les plus avancés de la pathologie.

 

Quelles sont les voies de recherche actuelles ?

Contrairement aux hépatites de type A ou B, il n’existe pas de vaccin contre l’hépatite C. C’est pourquoi un grand pan de la recherche s’attache à développer des vaccins contre cette maladie. Les chercheurs souhaitent actuellement élaborer un vaccin dit « bivalent », qui protégerait à la fois contre l’hépatite B et l’hépatite C. Il pourrait constituer un espoir pour les pays de forte endémie pour les deux pathologies.

Une meilleure connaissance du virus et de ses résistances constitue également un objectif de la recherche actuelle. Ainsi, les chercheurs s’intéressent aux mécanismes moléculaires de la multiplication virale dans les hépatocytes, en vue de trouver de nouvelles cibles thérapeutiques exploitables dans la maladie.

En outre, les politiques de santé s’attachent à une amélioration du dépistage de la maladie, puisque seuls 50 % des personnes en phase chronique savent qu’ils sont malades. Autant d’efforts à fournir pour que l’hépatite C ne soit plus qu’un mauvais souvenir.

 

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