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Hépatite B

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  • L’hépatite B est une infection virale majeure qui touche le foie et se transmet via les liquides et sécrétions de l’organisme.

  • Si l’hépatite initiale, dite aiguë, peut ne présenter aucun symptôme, sa forme chronique est responsable de graves complications comme une cirrhose ou un cancer du foie.

  • Un vaccin existe pour prévenir l’infection, mais la recherche continue pour développer de nouveaux traitements de la pathologie.

L’hépatite B en chiffres

Selon l’Organisation mondiale de la santé, on estime que 600 000 personnes meurent chaque année de l’hépatite B. L’Institut national de veille sanitaire (Invs) précise que la France fait partie des pays dits « de faible endémie » pour le virus de l’hépatite B : il concerne moins de 2 % de la population. Pour comparaison, sa prévalence varie de 8 à 20 % dans les zones dites « de forte endémie » (Afrique sub-saharienne, Asie du Sud-Est, Chine méridionale ou bassin Amazonien). L’organisme a tout de même constaté une augmentation de 36 % du nombre d’hospitalisations pour hépatite B en France entre 2004 et 2011. Enfin, on estime que la moitié des Français infectés par l’hépatite B l’ignore.

Qu’est-ce que l’hépatite B ?

L’hépatite B est une pathologie provoquée par un virus : le virus de l’hépatite B ou VHB. Lors de l’infection, le virus s’attaque au foie et s’y multiplie. Cela engendre la destruction des cellules du foie, les hépatocytes. Si elle perdure, l’infection peut générer une cirrhose, une maladie caractérisée par une fibrose du foie. Un tissu fibreux remplace alors les cellules détruites, et l’organe n’est alors plus capable d’assurer son rôle. L’hépatite B peut plus rarement conduire à long terme au développement d’un cancer du foie.
On distingue deux principales formes d’hépatite B, aiguë et chronique, qualifiant d’un côté une infection récente et de l’autre une infection perdurant plus de 6 mois. L’Invs estime que 2 à 10 % des personnes touchées par le VHB  développeront une forme chronique. Parmi eux, 20 % présenteront une cirrhose qui, pour 2 % de ces derniers, débouchera sur un cancer.
Il existe une troisième forme d’hépatite B peu fréquente mais grave : l’hépatite fulminante. Elle se traduit par une destruction très rapide du foie. Il s’agit d’une urgence thérapeutique, qui peut nécessiter le recours à une transplantation hépatique.

Comment se transmet le virus de l’hépatite B ?

Le virus se transmet via les liquides et sécrétions biologiques de l’organisme : sang, sperme et sécrétions vaginales. Ainsi, la transmission peut avoir lieu selon 3 voies principales :

  • La voie sexuelle : lors de rapports sexuels non protégés ou de contacts bucco-génitaux avec une personne malade.
  • La voie sanguine : la pathologie peut se contracter lors de d’une transfusion sanguine avec du sang contaminé, mais également du fait de partage d’aiguilles et de seringues (consommation de drogues) ou d’instruments coupants infectés. A noter, si l’hépatite B est contractée dans le cadre de son travail (professionnels de santé…), la maladie peut être catégorisée comme « maladie professionnelle ».
  • La voie maternelle : lors de l’accouchement, une mère infectée par le VHB peut contaminer son enfant.

Quels sont les symptômes de la maladie ?

Toujours selon l’Invs, seuls 40 % des personnes infectées souffriront d’une forme symptomatique d’hépatite B. Pour les autres, l’infection reste silencieuse et passe inaperçue. Les symptômes courants de l’hépatite B sont les suivants :

  • une grande fatigue ;
  • un jaunissement des yeux et de la peau, une urine plus sombre ;
  • des nausées et des vomissements ;
  • des diarrhées ;
  • des malaises ;
  • une perte d’appétit ;
  • des troubles du sommeil ;
  • de la fièvre et des douleurs diffuses.

Comment se déroule le diagnostic ?

Les symptômes de l’hépatite B restent peu spécifiques : seul un bilan sanguin révèle l’infection. On y recherche la présence de marqueurs qui témoignent d’une réaction immunitaire dirigée contre le virus. La prise de sang donne également des renseignements sur une infection en cours, ancienne ou en phase chronique.
Le dosage des transaminases est effectué afin de caractériser l’atteinte au niveau du foie. L’augmentation de leur quantité dans le sang est signe d’une destruction des hépatocytes.
Ensuite, en cas de forme chronique, un suivi peut-être envisagé pour observer l’évolution des lésions du foie par biopsie.

Quel est le traitement de l’hépatite B ?

Les formes chroniques de la maladie sont mises « sous surveillance », les praticiens décident de la conduite à tenir au fur et à mesure du suivi. Il n’existe pas de traitement curatif de la maladie, mais certaines molécules existent afin d’enrayer sa progression. Le but est alors d’empêcher la cirrhose en bloquant la multiplication des virus. Les deux thérapies utilisées sont l’interféron-alpha et les antiviraux.
En marge, de ces traitements médicamenteux, il est bien sûr conseillé d’adopter une alimentation préservant le foie, et de ne pas consommer d’alcool ni de fumer.

L’intérêt de la vaccination

Le meilleur moyen de ne pas être atteint par la maladie reste avant tout la prévention. Un vaccin contre l’hépatite B existe, recommandé chez tous les nourrissons. Il est conseillé à l’entourage des personnes infectées ou ayant des conduites à risque (toxicomanie…). La vaccination est obligatoire dans certaines professions (professionnels de santé, personnels de secours…) et conseillée avant tout voyage dans des zones de forte endémie.

Quelles sont les voies de recherche actuelles ?

Plusieurs pistes de recherche sont explorées en vue d’éradiquer le virus.
Tout d’abord, des recherches sont menées afin de mieux comprendre la manière dont il se reproduit et infecte les cellules du foie. Les chercheurs se penchent notamment sur les mécanismes mis en jeu par les virus pour échapper au système immunitaire, car cela aboutit à des infections chroniques. Ces travaux pourraient déboucher sur de nouvelles cibles thérapeutiques pour bloquer l’infection.
Autre voie d’avenir : la recherche de nouveaux traitements de la maladie. De nouvelles molécules antivirales font actuellement l’objet d’essais cliniques. Citons par exemple le ténofovir qui a montré de très bons résultats en 2013 au terme d’un essai international réalisé chez 500 patients pendant 5 ans. Ce traitement a permis d’inverser la cirrhose induite par le virus chez trois quarts des malades. De nouvelles études sont en cours pour confirmer ces résultats et établir une stratégie thérapeutique efficace.
Enfin, l’amélioration des vaccins disponibles fait également partie des stratégies développées par les chercheurs. Ils cherchent actuellement à mettre au point un vaccin dit « bivalent », qui protégerait à la fois contre l’hépatite B, mais également contre l’hépatite C. Il pourrait constituer un espoir pour les pays de forte endémie pour les deux pathologies.
Des travaux qui pourraient conduire à terme à la fin du fléau représenté par l’hépatite B.

 

 

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