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Epilepsie

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  • L’épilepsie touche 500 000 personnes en France, et se traduit par une hyperactivité d’un groupe plus ou moins large de neurones du cerveau.

  • La fréquence et l’intensité des crises peuvent parfois altérer la qualité de vie des patients, et ce malgré les traitements existants.

  • Les médicaments actuels sont inefficaces chez 30 à 40 % des patients, c’est pourquoi la recherche se bat sur tous les fronts pour améliorer la prise en charge de la pathologie.

Quelques données chiffrées

L’épilepsie est une pathologie neurologique très fréquente, qui touche environ 500 000 personnes en France. Elle se déclare dans 75 % des cas avant 18 ans, mais peut débuter à tout âge. L’Organisation Mondiale de la Santé estime que 50 millions de personnes en étaient atteintes en 2012 dans le monde, et que 5 % de la population mondiale serait susceptible de faire une crise au moins une fois dans sa vie.

Qu’est-ce que l’épilepsie ?

L’épilepsie se manifeste cliniquement par des « crises », les crises d’épilepsie.  Ces dernières se déclenchent suite à une activité neuronale anormale dans le cerveau : les neurones « s’hyperactivent » et envoient des décharges électriques excessives dans les réseaux cérébraux auxquels ils sont connectés. Les zones cérébrales qui reçoivent l’impulsion sont alors surstimulées, provoquant les symptômes de la maladie.

Dans 6 cas sur 10, on ne retrouve pas l’origine de l’épilepsie : on parle alors d’ « épilepsie idiopathique ». En revanche, diverses pathologies peuvent l’initier : lésions cérébrales relatives à une infection ou à un coup à la tête, accident vasculaire cérébral, infection ou tumeur atteignant le cerveau… L’épilepsie représente alors une manifestation de la pathologie sous-jacente.

Une susceptibilité génétique peut parfois être retrouvée au sein de certaines familles.

Quels sont les symptômes de la maladie ?

On distingue plusieurs grandes catégories de crises d’épilepsie.
Les crises dites « partielles » ou « focales » ne touchent qu’une zone cérébrale localisée. Les symptômes diffèrent alors selon le lieu où la décharge se produit : troubles moteurs, sensoriels, du comportement… Elles sont souvent la conséquence d’une lésion cérébrale sous-jacente.

A l’inverse, les crises dites « généralisées » correspondent à des décharges électriques qui s’étendent dans l’ensemble du cerveau. Elles peuvent dériver d’une crise focale primaire. On distingue alors :

  • Les crises tonico-cloniques (ou « grand mal ») : elles se manifestent par des convulsions (contractions violentes et involontaires des membres ou de tout le corps), des raideurs, une chute, une contraction de la mâchoire… Il y a perte de conscience totale quasi immédiate du patient.
  • Les « absences » (ou « petit mal ») : elles donnent lieu à des pertes de conscience allant de quelques secondes à quelques minutes et pouvant se répéter à plusieurs reprises dans la journée, sans convulsion. Ces formes atteignent plus volontiers les enfants.

Comment se fait le diagnostic ?

Le diagnostic de l’épilepsie peut parfois prendre du temps, car il dépend grandement des symptômes et de leur bonne interprétation. Ainsi, en premier lieu, le médecin peut avancer le diagnostic après un entretien avec le patient et selon la présentation clinique.

Ensuite, des examens peuvent être prescrits, tel que l’électroencéphalogramme (EEG). Il permet d’observer l’activité électrique cérébrale par le biais d’électrodes posées à la surface du crâne. Cet examen peut parfois être effectué dans des conditions particulières visant à déclencher l’activité neuronale anormale. Il peut être répété plusieurs fois car la sensibilité augmente au fil des électroencéphalogrammes réalisés.

En complément, le médecin peut également avoir recours à l’imagerie par résonnance magnétique (IRM) ou au scanner afin de dépister les causes éventuelles de l’épilepsie ainsi que le retentissement des crises sur les structures cérébrales.

Quels sont les traitements existants ?

Le traitement des épilepsies est dans un premier temps médicamenteux. De nombreux antiépileptiques existent, variant selon le type d’épilepsie en cause (partielle ou généralisée). Ces derniers ont pour but de réduire la fréquence des crises ou leur intensité. Actuellement, on estime que 60 à 70 % des patients répondent bien aux anti-épileptiques. Ces derniers ne doivent pas nécessairement être pris à vie : en effet, les épilepsies peuvent parfois se guérir au cours du temps.

A l’inverse, certains patients ne répondent pas aux traitements. On parle alors d’épilepsie « pharmaco-résistante ». La solution qui peut alors être proposée pour les cas les plus graves est la chirurgie. Curative, elle consiste à retirer la zone du cerveau à l’origine de l’épilepsie, ou « zone épileptogène », sous réserve qu’elle soit accessible et que son ablation ne provoque pas de lésions neurologiques majeures.

Dans un but palliatif, c’est-à-dire visant à soulager le patient, l’implantation d’un stimulateur miniature visant à stimuler le nerf vague (long nerf ayant de nombreuses ramifications dans le corps) peut être proposée. Par ce biais, un signal est transmis jusqu’au cerveau afin de réduire la fréquence des crises.

Quelles sont les pistes de recherche ?

Les traitements de l’épilepsie génèrent de nombreux effets secondaires qui peuvent pénaliser le patient dans sa vie courante, tels que la somnolence, les nausées… De plus, les malades ne répondant pas aux traitements médicamenteux ne peuvent pas toujours avoir recours à la chirurgie. Enfin, lorsqu’elle est possible, cette approche ne donne pas toujours 100 % de résultats. Aussi, il est important que les recherches sur l’épilepsie se poursuivent. Mieux comprendre la maladie (facteurs déclenchants, mécanismes impliqués dans les crises…) permettra de développer de nouveaux traitements. Des résultats déjà prometteurs voient ainsi le jour.

Des chercheurs français ont récemment isolé un gène dont les mutations sont responsables d’un large spectre d’épilepsies et d’encéphalopathies (maladies qui touchent le cerveau, le cervelet et le tronc cérébral) épileptiques chez l’enfant. Cette découverte laisse entrevoir la mise en place à l’avenir des stratégies thérapeutiques liées à ce gène.

En parallèle, plusieurs essais de thérapie génique sont en cours dans des modèles d’épilepsies pharmaco-résistantes. Ces essais sont basés sur l’apport de gènes spécifiques aux neurones, afin de contrôler les crises.

Un essai clinique a également été conduit avec succès pour évaluer une technique qui permet de prévoir à court terme la survenue d’une crise chez des patients atteints d’épilepsie réfractaire. Le dispositif nécessitant l’implantation d’électrodes intracérébrales, d’autres investigations sont encore requises pour que ce dispositif soit testé à plus large échelle.

Autant de projets porteurs d’espoir pour le développement de stratégies thérapeutiques précoces, cruciales pour le devenir des patients.

 

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