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Diabète

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  • Le diabète touche plus de 3 millions de Français.

  • Il se traduit par un excès chronique de glucose dans le sang, qui peut entraîner de très lourdes complications : maladies de la rétine (voire cécité), insuffisance rénale, maladies cardiovasculaires….

  • La recherche avance pour mettre au point des traitements de plus en plus efficaces et provoquant moins d’effets secondaires.

Le diabète en chiffres

L'Organisation mondiale de la santé estime à 347 millions le nombre de personnes souffrant du diabète dans le monde en 2013 et prévoit 438 millions de cas d'ici 2030. Toutes les 8 secondes, 1 personne meurt du diabète dans le monde, selon l’Association française des diabétiques. C'est plus que le sida et le paludisme réunis. En France, le nombre de personnes atteintes du diabète s’élève à plus de 3 millions, soit 4,6 % de la population. Selon l’Institut national de veille sanitaire, 34 600 des décès répertoriés en France en 2009 étaient liés au diabète, soit 6,3 % des décès ayant eu lieu dans cette période.

On distingue deux formes principales de diabète : le diabète de type 1 (environ 10 % des cas) et le diabète de type 2 (environ 90 %).  Le diabète de type 1 apparaît en général avant l'âge de 20 ans, avec deux pics d'apparition vers 4 ans et vers 15 ans. Il touche majoritairement les garçons. Le diabète de type 2 se déclare généralement entre 40 et 50 ans. Un pic a été observé entre 75 et 79 ans, tranche d'âge dans laquelle 19,2 % des hommes et 14,7 % des femmes seraient atteints.

Comment apparaît un diabète ?

Le diabète est une maladie qui se caractérise par la présence trop importante de glucose dans le sang. Le glucose est un véritable « carburant » pour les cellules, source d’énergie essentielle aux processus physiologiques, tels que la régulation de la température du corps ou le fonctionnement des cellules cérébrales. L’utilisation du glucose est finement régulée par l’organisme via une hormone : l’insuline. Cette dernière est sécrétée par le pancréas, une glande située au fond de l’abdomen derrière l’estomac, lorsque le taux sanguin de glucose est important. L’insuline agit en se fixant aux récepteurs de la paroi des cellules, ce qui active le stockage du glucose dans celles-ci. A l’inverse, une autre hormone, le glucagon, permet le déstockage du glucose lors d'un besoin énergétique.

Les  deux formes de diabète  relèvent de mécanismes différents :

Diabète de type 1
Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune. Pour des raisons encore inconnues, les cellules du système immunitaire, les lymphocytes, s'attaquent aux cellules du pancréas spécialisées dans la sécrétion d'insuline, ce qui entraîne progressivement leur disparition.  Lorsque 80 à 90 % de ces cellules sont détruites, l'insuline n'est plus produite en quantité suffisante, et ne peut donc plus réguler le taux de sucre dans le sang.

Diabète de type 2
Le diabète de type 2 est de loin le plus fréquent. Il est lié à l'interaction de plusieurs gènes de prédisposition et de facteurs environnementaux (alimentation, sédentarité, tabac…). Ainsi, le diabète de type 2 est favorisé par le mode de vie « occidental », plus sédentaire qu'avant, par l’obésité et l’âge.

Les mécanismes qui mènent au diabète de type 2 sont très différents de ceux du diabète de type 1. Les tissus comme les muscles et le foie ont besoin d’insuline pour stocker le glucose nécessaire à une dépense énergétique. Cette forme de diabète est provoquée par une résistance progressive des cellules à l'insuline, qui  ne répondent plus de façon adéquate à sa présence. Le pancréas doit alors en produire davantage. Il s'épuise, ce qui entraîne la destruction des cellules pancréatiques productrices d’insuline. L'hormone n'est alors plus produite en quantité suffisante et le taux de glucose augmente de façon anormale dans le sang, c'est l'hyperglycémie chronique.

Comment le diabète se manifeste-t-il ?

Les symptômes relatifs au diabète de type 1 sont d’installation plus brutale que ceux du diabète de type 2. Lors du diabète de type 1, l’hyperglycémie se traduit généralement par des troubles de la vision, une soif excessive, une fatigue, une faim anormale, une perte de poids ou une envie trop fréquente d'uriner.

Le diabète de type 2 est plus insidieux, sa découverte faisant souvent suite à l’apparition de ses complications, ou au décours d’une autre pathologie. De manière générale, l'excédent de glucose dans le sang a des effets néfastes sur la tension artérielle, le cœur, les yeux, les reins, le système nerveux. La toxicité de l’excédent de glucose en fait la première cause de maladies graves comme la rétinopathie qui peut conduire à la cécité, l’insuffisance rénale, des complications cardiovasculaires, certaines neuropathies...

Comment le diabète est-il dépisté ?

L'analyse de la glycémie est un diagnostic très fiable, qu'il faut toutefois confirmer par une seconde prise de sang. La glycémie varie en fonction des apports caloriques et des dépenses physiques. A jeun, le taux normal de glucose dans le sang est compris entre 0,74 g/l et 1,06 g/l. Au-dessus de 1,26 g/l la personne est considérée comme diabétique.

Aujourd’hui, le suivi de l’efficacité d’un traitement chez un patient réside dans le contrôle du taux sanguin en « hémoglobine glyquée ». L’hémoglobine est une protéine contenue dans les globules rouges qui permet le transport de l’oxygène dans l’organisme. Outre cette molécule, l’hémoglobine peut également fixer le glucose : on dit alors qu’elle est « glyquée ». On estime qu’un taux sanguin d’hémoglobine glyquée (HbA1C) compris entre 6 et 7 % témoigne d’un diabète équilibré, et ce pour les 3 mois précédents le test.

Comment est-il pris en charge ?

Tout d’abord, le respect d’un régime alimentaire strict associé à l'exercice physique est indispensable.

Le traitement de référence dans le diabète de type 1 et aux stades très avancés du diabète de type 2 consiste à administrer l'insuline manquante par des injections sous-cutanées grâce à une seringue ou à un « stylo », ou encore de manière continue avec une « pompe ». Dans les premiers stades du diabète de type 2, des molécules antidiabétiques par voie orale, visant à faire baisser le taux de sucre dans le sang peuvent être prescrites, mais leur effet a tendance à s’épuiser sur le long terme.

Mal contrôlé, le diabète entraîne un certain nombre de troubles. Pour éviter les complications cardiovasculaires, la tension artérielle et les taux de lipides sanguins doivent être vérifiés. Une éventuelle insuffisance rénale doit être dépistée. Les pieds doivent également faire l’objet d’une attention particulière. En effet, le diabète induit une perte de sensibilité aux sensations douloureuses : le patient peut alors se blesser sans s’en apercevoir. Les pieds doivent donc être régulièrement contrôlés à la recherche d’une possible infection. Un contrôle ophtalmologique est également préconisé environ une fois par an, ainsi qu’un suivi régulier de son état dentaire.

Des axes de recherche innovants

Les chercheurs contribuent jour après jour à améliorer la qualité de vie des diabétiques. Ces efforts ont été couronnés de succès et ces dernières décennies ont vu apparaître de thérapies révolutionnant la prise en charge des malades comme, par exemple, des insulines de synthèse innovantes qui agissent plus longtemps après injection, ou de nouveaux traitements oraux dits agonistes du GLP-1. Citons également les greffes de cellules du pancréas issues de donneurs d'organes essentiellement dans le cas de diabète de type 1. Cette thérapie reste cependant lourde et nécessite la prise de traitements anti-rejets tout au long de la vie du patient. La génétique, quant à elle, permet la détection précoce de prédispositions chez des individus montrant des facteurs de risques ou des antécédents familiaux. Les axes de recherche les plus récents visent à produire des cellules productrices d’insuline pour reconstruire le pancréas.

Aujourd’hui, la recherche est plus que jamais mobilisée pour mieux comprendre la maladie, ses causes, ses mécanismes et développer des traitements efficaces.

 

Recherche & Santé

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n° 142 - avril 2015
Diabètes
De nouvelles armes pour les soigner

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