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Cancers gynécologiques

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  • Les cancers gynécologiques affectent l’appareil reproducteur féminin.

 

  • Ils regroupent plusieurs cancers qui touchent les organes suivants : le col de l’utérus, le corps de l’utérus et en particulier l’endomètre et les ovaires.

     

  • Les chercheurs combattent sur tous les fronts pour améliorer la prise en charge de ces pathologies.

Le cancer du col de l’utérus 

Quelques généralités

Le cancer du col de l’utérus atteint la muqueuse de la partie inférieure de l’utérus, c’est-à-dire au-dessus du sommet du vagin. Selon l’Institut national du cancer (Inca), avec 3 028 nouveaux cas recensés en France en 2012, le cancer du col de l’utérus se situe au 11e rang des cancers chez la femme en termes de fréquence, soit 2 % des cancers féminins. L’âge moyen au niveau du diagnostic est de 51 ans.

Une politique de dépistage améliorée

Depuis de nombreuses années, l’incidence de ce cancer diminue en France : une tendance liée à un dépistage accru de la maladie. Dans la grande majorité des cas, le cancer du col de l’utérus a pour origine une infection par un virus : le papillomavirus humain (HPV). Ce dernier intègre les cellules pour s’y multiplier, ce qui crée des lésions précancéreuses. Ces atteintes sont détectables par frottis réalisé chez le médecin généraliste ou le gynécologue. Une détection précoce de ces altérations permet de mettre rapidement en place le traitement adapté.

Depuis 2006, il existe un vaccin efficace dans 70 % des cas contre les infections par le HPV. En France, la vaccination est recommandée chez les jeunes filles, avant le début de leur activité sexuelle (entre 11 et 14 ans), ou en rattrapage (15 à 19 ans). Cependant, les femmes vaccinées doivent tout de même effectuer un dépistage régulier de ce cancer.

Quels traitements du cancer du col de l’utérus ?

En premier lieu, dans le cas de tumeur peu avancée, la chirurgie est envisagée. Lorsque la tumeur est de taille limitée, les praticiens essayent le plus possible de préserver l’utérus et les ovaires afin de ne pas affecter la fertilité de la patiente (pour les plus jeunes). Cet acte s’accompagne souvent de l’ablation d’un ou des ganglions lymphatiques les plus proches de la tumeur (technique du ganglion sentinelle) pour les analyser, évaluer l’extension du cancer et adapter le geste en conséquence.

Pour les cas les plus graves, une chirurgie dite « radicale » peut-être proposée. Il s’agit alors de retirer l’ensemble de l’appareil reproducteur : utérus, ovaires et trompes. D’autres traitements peuvent être prescrits, avant ou après chirurgie, pour les tumeurs dépistées à un stade plus tardif ou s’étant étendu à d’autres organes (métastases).

  • La radiothérapie : traitement par des rayons qui détruisent les cellules cancéreuses et bloquent leur capacité à se multiplier.
  • La curiethérapie : radiothérapie interne qui consiste à implanter des sources radioactives directement au cœur de la tumeur cancéreuse.
  • La chimiothérapie : traitement médicamenteux qui vise à éliminer les cellules cancéreuses dans le corps tout entier, même celles qui ne sont pas détectées par les techniques d’imagerie.

Les recherches en cours

Les chercheurs veulent mieux caractériser les différents types de tumeurs pour développer des thérapies les visant en particulier. Ils souhaitent dans ce cadre bloquer  une protéine, EGFR, impliquée dans la croissance des cellules cancéreuses. Pour le moment, ces thérapies sont à l’essai. Autre volet : l’utilisation de vaccins dits « thérapeutiques »  contre le HPV. Il s’agit ici de stimuler le système immunitaire pendant l’infection et ainsi l’aider à lutter contre le virus. Là encore, cette piste est actuellement en cours d’investigation.

Le cancer de l’endomètre

La pathologie en chiffres

Le cancer de l’endomètre se développe au niveau de la muqueuse interne de l’utérus. C’est l’un des cancers gynécologique les plus fréquents : avec 7 275 nouveaux cas estimés par l’Inca en 2012, il se situe au 4e rang des cancers chez la femme en France. La maladie survient généralement après la ménopause : l’âge moyen lors du diagnostic est de 68 ans.

Des symptômes d’alerte

Contrairement au cancer du col de l’utérus, il n’existe ni moyen de prévention ni méthode de dépistage du cancer de l’endomètre. En revanche, il se manifeste très tôt par la présence de saignements. Dans un premier temps, le praticien effectue un examen clinique. Le diagnostic se fait par échographie, qui peut révéler un épaississement de l’endomètre, puis par un prélèvement dont l’analyse peut révéler le cancer.

Les thérapies du cancer de l’endomètre

Comme il se manifeste très tôt par des saignements, le cancer de l’endomètre est souvent détecté à un stade précoce. La chirurgie est le traitement de référence, avec une ablation complète de l’utérus (hystérectomie), des ovaires et des trompes, à laquelle s’ajoute parfois une ablation des ganglions lymphatiques les plus proches de la tumeur. Selon les caractéristiques de la tumeur et le pronostic qui en découle pour le patient, le traitement peut inclure un traitement par curiethérapie et/ou une radiothérapie externe. Un traitement médicamenteux peut aussi être envisagé telles que la chimiothérapie et/ou l’hormonothérapie qui agit en bloquant certaines hormones impliquées dans la progression tumorale.

Quelles sont les voies de recherche actuelles ?

Les chercheurs souhaitent mettre au point de nouvelles thérapies pour ces pathologies : tout comme dans le cancer du col de l’utérus, ils cherchent à mieux caractériser les tumeurs pour développer des molécules ciblant davantage et de manière plus efficace les cellules cancéreuses. Autre enjeu : optimiser les protocoles de chirurgie existants, et améliorer les techniques de radiothérapie et curiethérapie : de nombreux essais cliniques sont actuellement conduits en ce sens.

Le cancer de l’ovaire 

Eléments chiffrés

Le cancer de l’ovaire est le 8e cancer le plus fréquent chez la femme. 4 615 nouveaux cas ont été diagnostiqués en 2012, et on l’estime responsable de 3 140 décès cette même année. 40 à 90 % des femmes atteintes d’un cancer de l’ovaire sont encore en vie 5 ans après le diagnostic. Un écart de chiffres qui montre la diversité des cancers de l’ovaire sur le plan de leurs caractéristiques et de la gravité.

Plusieurs types de cancers de l’ovaire pour des traitements différents

Le cancer de l’ovaire est silencieux : sa progression se fait souvent sans symptôme, ce qui explique sa découverte souvent tardive. Les cancers de l’ovaire les plus courants sont appelés « séreux de haut grade ».  Ils naissent dans la trompe et se répandent ensuite dans l’ovaire puis le péritoine (membrane entourant les viscères) et la cavité intra-abdominale. Les autres types de cancers de l’ovaire sont dits « séreux de bas grade » et « mucineux ».

Suivant le type de cancer en cause, la prise en charge sera différente. Dans les cancers séreux de haut grade, la chirurgie est le traitement de référence avec une ablation complète de la tumeur et des organes touchés. On y associe souvent une chimiothérapie pour tenter d’éradiquer l’intégralité des cellules cancéreuses. Malgré ces traitements, le cancer de l’ovaire récidive souvent et très rapidement : en majorité dans les 18 à 24 mois après la rémission. Pour les autres types de cancers de l’ovaire, les médecins sont plus démunis : ils sont plus résistants aux chimiothérapies actuelles.

Une prédisposition génétique retrouvée dans certains cas

Dans 10 à 20 % des cas, ces cancers de l’ovaire fréquents dits « séreux de haut grade » sont liés à une mutation génétique sur le gène BRCA1 ou BRCA2. Ces gènes sont nécessaires à la production des protéines BRCA1 ou BRCA2, impliquées dans la réparation du matériel génétique lors de la division cellulaire. Ces cancers sont plus sensibles à la chimiothérapie et disposent de traitements plus spécifiques.

Une recherche active

Les chercheurs se battent sur tous les fronts pour découvrir de nouvelles modalités de prise en charge des cancers de l’ovaire. On peut ainsi mettre en avant l’essor de l’immunothérapie dans le domaine. Il s’agit ici de stimuler le système immunitaire afin qu’il s’attaque plus spécifiquement aux cellules tumorales. Ces traitements vont être testés chez tout type de patientes.

Les chercheurs redoublent d’efforts pour améliorer la prise en charge de ces cancers féminins : le combat continue.

 

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