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Cancer de la peau

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  • Il n’existe pas un mais des cancers de la peau dont la prise en charge varie selon le type.
  • Plusieurs facteurs de risque de cancer de la peau ont été mis en évidence, et les politiques de dépistage se sont fortement accrues ces dernières années.
  • Si la prise en charge de ces cancers est aujourd’hui bien codifiée, la recherche redouble d’intensité pour trouver des moyens de traiter les formes les plus agressives.

Cancer de la peau : qu’est-ce que c’est ?

Il existe plusieurs types de cancers de la peau, leurs caractéristiques sont différentes selon les cellules dont ils sont issus.

Carcinomes cutanés

Les carcinomes dits « basocellulaires » prennent naissance à partir des cellules situées en profondeur de l’épiderme, la couche la plus superficielle de la peau. C’est la forme la plus fréquente de cancers de la peau. Les carcinomes basocellulaires n’évoluent que localement et ne forment jamais de métastases, c’est-à-dire qu’ils ne s’étendent pas à d’autres organes. Ils se situent généralement sur le visage, au niveau du cou ou encore sur le haut du tronc.

Les  carcinomes « spinocellulaires » ont quant à eux pour point de départ des cellules situées en surface de l’épiderme. Leur évolution est plus à risque que pour la forme basocellulaire, ils ont une capacité accrue à former des métastases. Ils peuvent se développer sur toutes les parties du corps, mais également au niveau des muqueuses buccales ou génitales.

Mélanomes

Les mélanomes sont des tumeurs qui se forment à partir des mélanocytes, les cellules en charge de la production de mélanine, molécule donnant sa pigmentation à la peau. Au départ, les mélanomes se développent horizontalement puis s’étendent dans des couches plus profondes de la peau. On distingue ainsi les mélanomes in situ, restreints à l’épiderme, des mélanomes invasifs, ayant atteints le derme (couche moyenne de la peau). Le mélanome est le type de cancer  le plus agressif, formant plus facilement des métastases que les autres.

Quelques chiffres sur les cancers de la peau

Selon le Ministère de la Santé, près de 80 000 cancers de la peau sont diagnostiqués chaque année en France et 70 % environ sont des carcinomes basocellulaires. Les estimations les plus récentes concernent les mélanomes. En 2012, plus de 11 000 nouveaux cas de mélanomes cutanés et 1 672 décès liés à ce cancer ont été recensés en France métropolitaine. Parmi l’ensemble des cancers, le mélanome a la plus forte augmentation d’incidence : il est situé au 9e rang des cancers tous sexes confondus. L’âge moyen au diagnostic pour le mélanome cutané est de 56 ans.

Quels sont les facteurs de risque ?

On distingue deux grands types de facteurs de risque de cancer de la peau : les risques environnementaux et individuels.

Le plus important facteur environnemental est l’exposition aux rayonnements ultraviolets (UV), qu’ils soient naturels (le soleil) ou encore artificiels (les cabines de bronzage). Les rayons UV ont la capacité de traverser les différentes couches de la peau et la paroi des cellules : ils peuvent alors causer des lésions au niveau de l’ADN des cellules, ce qui peut conduire à leur transformation en cellules tumorales. On comprend alors pourquoi le principal moyen de prévention des cancers de la peau reste encore et toujours de se protéger vis-à-vis du soleil : exposition à des heures où les rayons solaires sont les plus faibles en été, protection avec de la crème solaire et port de vêtements ne laissant pas passer les UV.

Les facteurs de risques individuels sont les suivants :

  • les antécédents familiaux de cancer cutané,
  • le type de peau (plusieurs phototypes ont été identifiés, suivant la couleur de la peau et des cheveux qui reflète la sensibilité de la peau aux rayons UV : plus le phototype est faible, plus le risque est grand),
  • l’exposition au soleil durant l’enfance (des coups de soleils répétés à ce stade augmentent le risque de cancer de la peau à l’âge adulte),
  • la présence de taches de rousseur en grand nombre ou encore de grains de beauté.

Comment les cancers de la peau sont-ils dépistés ?

Un simple examen visuel peut permettre de de dépister de manière très précoce un cancer cutané. Le dermatologue observe alors la peau de tout le corps. En cas de doute sur une lésion cutanée, il peut utiliser un appareil spécifique, le dermoscope,  qui permet de visualiser la peau « en profondeur » avec un très fort grossissement. Le praticien peut, selon les cas, réaliser un cliché de la lésion ou encore en pratiquer une biopsie totale ou partielle afin qu’une analyse soit réalisée par la suite en laboratoire.

En cas de cancer, un bilan par imagerie est conduit pour mieux caractériser son extension, faisant appel à diverses techniques : radiologie conventionnelle, imagerie par résonnance magnétique (IRM), scanner…

Quels sont les traitements des cancers de la peau ?

Les traitements varient selon la gravité et l’extension du cancer au moment de sa découverte.
La chirurgie est le traitement de premier choix de la pathologie. Il s’agit ici de retirer la lésion incriminée de manière totale et large, afin d’éliminer l’ensemble des cellules cancéreuses et d’éviter ainsi l’extension et les récidives de la maladie. La chirurgie peut également être appliquée pour retirer d’éventuelles métastases, extensions de la tumeur.

La chimiothérapie (utilisation de molécules anticancéreuses) ou la radiothérapie peut être utilisée dans le cas où la chirurgie ne suffit pas à éradiquer l’intégralité de la tumeur et les métastases associées.

Où en sont les recherches actuelles ?

Ces dernières années ont été marquées par l’apparition de nouveaux traitements indiqués pour la prise en charge des mélanomes : l’immunothérapie. Elle consiste à stimuler le système immunitaire afin qu’il s’attaque aux cellules cancéreuses. Utilisés en complément de la chirurgie, ces traitements peuvent apporter un bénéfice pour le patient, en freinant notamment les récidives éventuelles.

Améliorer ces traitements et découvrir de nouvelles molécules sont les principaux enjeux des recherches en cours. Plusieurs molécules sont actuellement à l’essai dans le mélanome métastasique et pourraient arriver sur le marché dans les prochaines années. Une classe médicamenteuse, appelée « inhibiteurs de BRAF », ont démonté leur intérêt dans certains types de mélanome métastasiques. L’avènement de telles thérapeutiques constituera un véritable pas vers le traitement de ces maladies.

 

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