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Cancer du sein

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  • Le cancer du sein tient le triste palmarès de 1er cancer féminin en termes de fréquence et 1ère cause de déces par cancer chez les femmes, avec 11 900 déces estimés en 2015.

  • Le dépistage organisé et les progrès réalisés dans les traitements ont permis d’améliorer le pronostic des patients.

  • Malgré tout, la recherche continue de se battre sur tous les fronts pour améliorer la prise en charge de la pathologie.

Les cancers du sein en chiffres

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme. En 2015, 54 062 nouveaux cas ont été diagnostiqués en France. Si cette maladie est encore responsable de 11 900 décès cette même année, le taux de mortalité qui y est associé a diminué en 15 ans. Cette amélioration s’explique par un meilleur dépistage mais également par le développement de thérapies toujours plus efficaces. Actuellement, plus de 80 % des patientes sont vivantes 5 ans après le diagnostic.
Le cancer du sein peut également toucher les hommes. Environ 500 cas sont diagnostiqués chaque année, représentant 0,5 % des cancers masculins.

Plusieurs cancers du sein suivant leur localisation…

Le sein est composé de nombreux lobes glandulaires (eux-mêmes constitués de plusieurs lobules), structures de production du lait. Chacun se poursuit par un canal lactifère, qui l’amène jusqu’au mamelon. Les lobes glandulaires sont entourés de tissu adipeux (graisse), ainsi que de vaisseaux sanguins et lymphatiques.
Les vaisseaux lymphatiques conduisent la lymphe au niveau des ganglions axillaires, situés sous le bras. Ces ganglions, sortes de réservoirs de cellules immunitaires, peuvent parfois être atteints par les cellules tumorales.
Il existe plusieurs cancers du sein différant selon leur localisation et leur extension. Les trois formes les plus fréquemment rencontrées sont les suivantes :

  • Les carcinomes in situ. Les cellules cancéreuses restent dans les canaux et les lobules, et n’ont pas diffusé dans les tissus environnants.
  • Les carcinomes infiltrés. Ici, les cellules cancéreuses ont envahi les tissus entourant les canaux et lobules. Si ce type de cancer n’est pas pris en charge à temps, il conduit à la formation de métastases dans les ganglions axillaires et le reste du corps.
  • Les carcinomes inflammatoires. Ils se situent en surface, au niveau de la peau.

… et leur caractéristiques moléculaires

Les récents progrès de la génomique ont permis d’établir une classification plus fine des cancers du sein, basée sur la présence de certains marqueurs dans les tumeurs. Ainsi, on y recherche les protéines : RE (récepteur aux œstrogènes), RP (récepteur à la progestérone), HER2  (récepteur à certains facteurs de croissance) qui permettent de différencier 4 principaux groupes. Les cancers du sein « luminal A » et « luminal B », formes les plus fréquentes, sont positifs pour les récepteurs hormonaux, et ceux de type « HER2+ » surexpriment la protéine HER2. Les cancers du sein « basal-like » sont en revanche négatifs pour ces trois marqueurs. Cette hétérogénéité d’expression permet d’orienter la prise en charge des patients.

Quels sont les facteurs de risque ?

Le cancer du sein est une maladie multifactorielle, dont l’apparition résulte d’une combinaison entre des facteurs environnementaux et génétiques. Les quatre principaux facteurs de risque sont :

  • l'âge. Le risque est maximal entre 65 et 74 ans ;
  • les prédispositions génétiques. Une mutation génétique héréditaire est identifiée sur les gènes BRCA1 et BRCA2 dans 5 % des cancers du sein. Ces gènes sont les principaux responsables des prédispositions génétiques ;
  • l’existence d’antécédents personnels de cancers du sein ou de maladies bégnines du tissu mammaire ;
  • les antécédents familiaux de cancers du sein (cas isolés dans la famille proche).


D’autres facteurs de risque plus secondaires ont également été identifiés :

  • La puberté précoce et la ménopause tardive ;
  • Le traitement hormonal substitutif de la ménopause suivi pendant plus de 5 ans ;
  • L’absence de grossesse ou les grossesses tardives ;
  • La consommation régulière d’alcool.

Le tabagisme, la sédentarité et la surcharge pondérale font partie des facteurs de risque dont l’importance reste à déterminer.

De quels moyens dispose-t-on pour les dépister ?

Avant 50 ans, il est essentiel qu’une femme consulte chaque année son médecin pour qu’il puisse procéder à un examen clinique de ses seins. En cas de doute ou d’anomalie, il pourra alors programmer des examens complémentaires. Depuis 2004, les femmes âgées de 50 à 74 ans sont invitées à se faire dépister tous les deux ans (mammographie et examen clinique), sans avance de frais. Plusieurs outils existent pour établir un diagnostic de la pathologie :

  • La palpation : pratiquée par la patiente elle-même (autopalpation) ou le praticien, elle permet la mise en évidence d’une grosseur anormale.
  • L’imagerie :
    • La mammographie : examen radiologique révélant des lésions de quelques millimètres indétectables par la palpation.
    • L’échographie : examen utilisant les ultrasons, prescrit lorsque la mammographie a révélé une anomalie.
    • L’imagerie par résonance magnétique (IRM) : elle est réalisée pour obtenir des renseignements complémentaires aux informations données par la mammographie et l’échographie.
  • Les prélèvements : suite à une image suspecte, seul l’examen au microscope d'un prélèvement permet de confirmer le diagnostic d’un cancer du sein. Il existe plusieurs techniques de prélèvement :
    • La cytoponction : prélèvement de quelques cellules avec une aiguille très fine afin de les analyser.
    • La biopsie : prélèvement d’un fragment de tissu réalisé sous anesthésie locale pour un examen microscopique.

Quels sont les traitements des cancers du sein ?

La prise en charge des patients dépend des caractéristiques de la tumeur et de son extension : suivant la démarche thérapeutique adoptée, cinq types de traitements peuvent-être utilisés, seuls ou en combinaison.

  • La chirurgie : c’est une étape incontournable, qui permet d’enlever la masse tumorale. Durant l’opération, le chirurgien peut prélever les ganglions lymphatiques les plus proches de la tumeur, les ganglions sentinelles. Ils sont maintenant analysés directement afin de savoir si les cellules cancéreuses se sont disséminées. En fonction du résultat, le chirurgien adapte son geste.
  • La radiothérapie : elle est souvent réalisée en complément de la chirurgie au niveau de la région de la tumeur. On peut aussi la prescrire avant l’opération pour réduire le volume de la tumeur et faciliter son ablation.
  • La chimiothérapie : donnée en pré-opératoire, elle peut faire diminuer la taille de la tumeur. On fait aussi appel à la chimiothérapie post-opératoire pour prévenir le développement de métastases ou les éliminer en cas d’extension de la maladie.
  • L’hormonothérapie : elle est utilisée chez des patientes dont les cellules tumorales expriment des récepteurs hormonaux.
  • Les thérapies ciblées : ces traitements s’attaquent de manière spécifique aux tumeurs. Ainsi, on peut citer les thérapies ciblées sur HER2 ou celles qui empêchent le développement de nouveaux vaisseaux autour de la tumeur, réduisant ainsi sa croissance.

Quelles sont les pistes de recherche actuelles ?

Améliorer le dépistage, caractériser avec précision les tumeurs, cibler les cellules cancéreuses circulantes dans l’organisme pour les détruire, atténuer les effets secondaires des traitements… Autant de pistes suivies par les chercheurs dans la prise en charge du cancer du sein.
Pour le dépistage, on peut citer la mise au point de gants pour les femmes dont la surface facilite l’examen des seins par autopalpation.

De nouvelles thérapies voient également le jour, basées sur les caractéristiques génétiques des tumeurs. Cette voie du « traitement personnalisé » constitue une véritable révolution dans la prise en charge de la maladie. Ainsi, l’efficacité d’une nouvelle classe thérapeutique, le veliparib, est actuellement testée dans un essai de phase II chez les femmes porteuses d’une mutation dans les gènes BRCA1 ou 2.

Plus généralement, des essais de radiothérapie dite « peropératoire » sont réalisés. Cette radiothérapie a lieu durant l’intervention chirurgicale visant à l’ablation de la tumeur. Pour le moment, cette technique n’est proposée qu’à certaines patientes sélectionnées. Elle permettrait de baisser la toxicité cutanée associée à la radiothérapie classique.

Ainsi, la recherche progresse pour améliorer la prise en charge de la maladie et étoffer la panoplie de traitements existante.

Recherche & Santé

rets131s.gifn°131 - juillet 2012
Cancer du sein

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