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Cancer du côlon

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  • Le taux de cancer colorectal en France est élevé, avec 40 500 nouveaux cas en 2011.

  • Il constitue la deuxième cause de décès par cancer en France après le cancer du poumon (17 500 décès en 2011).

  • La recherche progresse dans de multiples directions : prévention, mécanismes moléculaires, diagnostic et traitements pour une prise en charge qui ne cesse de s’améliorer.

Le cancer colorectal représente 15 % des cas de cancer en France et se situe au troisième rang des cancers les plus fréquents, après le cancer de la prostate et celui du sein. Dans plus de 90 % des cas, il survient après 50 ans ; l’âge moyen au diagnostic se situe autour de 70 ans. Le taux de survie à 5 ans est estimé à 56 %. Le pronostic dépend fortement du stade du cancer au moment du diagnostic, aussi un dépistage précoce est-il essentiel.

Ce cancer se développe aux dépens des cellules de la muqueuse (qui tapissent la paroi interne) du côlon ou du rectum, dernières portions de l’intestin. Il s’agit d’une maladie multifactorielle. Si des facteurs génétiques sont en cause, seulement 5 % des cas sont héréditaires, avec une mutation dans un gène retrouvée dans la famille.

Certains facteurs environnementaux en jeu sont aujourd’hui bien connus : alimentation, activité physique et tabagisme interviennent de manière importante dans la survenue de ce type de cancer.

À ce titre, ils représentent un moyen facilement accessible de prévention. Ainsi, il a été estimé récemment qu’en changeant de mode de vie, près de 70 % des cancers colorectaux pourraient être évités dans les pays occidentaux. Le surpoids, l’obésité, l’alcool, le tabac et l’excès de viandes rouges et de charcuterie sont associés à une augmentation significative du risque de cancer colorectal.

A contrario, des facteurs protecteurs ont été identifiés : activité physique quotidienne, alimentation riche en fibres et consommation de poisson, lait et de calcium.

Une prise en charge codifiée

Une classification internationale (appelée TNM) permet de définir le stade du cancer. Elle repose sur trois critères : taille et profondeur de la tumeur, atteinte ou non des ganglions lymphatiques et nombre de ganglions atteints, présence ou non de métastases.

Le traitement de première intention repose sur l’intervention chirurgicale, destinée à enlever la portion de côlon ou de rectum atteinte. Elle est éventuellement associée à un traitement médicamenteux, selon le stade du cancer et ses caractéristiques.

La diminution régulière des décès depuis une trentaine d’années reflète l’amélioration de la prise en charge thérapeutique des patients. Les recherches actuelles soulèvent de nombreux espoirs.

La recherche tous azimuts

Toutes les étapes font l’objet de recherches : génétique, dépistage et diagnostic, traitement, prévision de l’évolution clinique et de la réponse aux traitements.

Plusieurs gènes sont connus pour être impliqués dans la survenue et la progression du cancer colorectal.  De nombreuses équipes les étudient. Par exemple le rôle d’un gène, appelé DCC, a tout récemment été expliqué : il induirait la mort des cellules cancéreuses. Son altération conduirait à la cancérisation, ce que tend à confirmer le fait qu’il ne fonctionne plus dans la majorité des cancers.

Le dépistage systématique repose sur une technique assez récente, la détection de traces de sang occultes (invisibles à l’œil nu) dans les selles. En cas de positivité, une coloscopie (examen du côlon par les voies naturelles à l’aide d’une sonde munie d’une caméra) est proposée. Ce test est néanmoins imparfait, particulièrement à cause de son manque de sensibilité. Son remplacement par une méthode de détection immunologique a été recommandé par la Haute Autorité de Santé. Il devrait être disponible bientôt.

Les traitements aussi ont bénéficié des avancées scientifiques. De nouvelles molécules chimiothérapiques ont été mises sur le marché, mais elles empêchent la multiplication de toutes les cellules de l’organisme. La connaissance des mécanismes moléculaires du processus cancéreux a permis la mise au point de thérapies ciblées, qui visent spécifiquement les cellules cancéreuses et de ce fait présentent moins d’effets secondaires.

Par ailleurs, le rôle important du système immunitaire a été découvert au cours des dernières années, notamment dans la destruction des cellules tumorales ou dans le contrôle des métastases. De nouvelles voies thérapeutiques, les immunothérapies, s’appuyant  sur la stimulation des défenses immunitaires, ont vu le jour. Dans un avenir proche, d’autres applications pourraient fournir un pronostic plus précis et prédire pour chaque patient sa réponse au traitement.

 

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