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Cancer du poumon

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  • Le cancer du poumon reste l’un des plus meurtriers en France : il a été responsable de près de 30 000 décès en 2012.

  • Les modalités de traitement diffèrent selon le type de cancer et l’état du patient.

  • Les caractéristiques de ces tumeurs sont de mieux en mieux connues, et la recherche avance pour mettre au point des traitements innovants, plus efficaces et générant moins d’effets secondaires.

Le cancer du poumon en chiffres

Avec 29 950 morts répertoriés en 2012 pour la France, le cancer du poumon est 8 à 9 fois plus meurtrier que les accidents de la route. Il représente la première cause de mortalité par cancer en France et dans le monde. Le pronostic de ces cancers est sombre : en moyenne, 15 % des patients sont encore en vie 5 ans après le diagnostic. 39 500 cas ont été observés en 2012 : 28 200 chez les hommes et 11 300 chez les femmes. L’Institut National du Cancer estimait en 2011 que 81 % des décès par cancer du poumon étaient imputables à la cigarette. De plus, l'incidence de ce cancer a triplé chez la femme au cours des 20 dernières années, en liaison avec l'augmentation du tabagisme féminin.

Plusieurs cancers du poumon

Les cancers du poumon sont classés en deux types selon les cellules à partir desquelles ils se développent. Il est important de les distinguer car leur prise en charge est différente : ces cancers ne répondent pas tous aux mêmes traitements, et évoluent différemment.

  • Les cancers non à petites cellules : les plus fréquents, retrouvés dans 80 % des cas.
  • Les cancers à petites cellules (20 % des cas) : les plus agressifs, avec des cellules qui se multiplient rapidement et se dispersent dans l'organisme, formant des métastases. Ce type de cancer a donc une capacité accrue à se disséminer dans d'autres organes, comme les os, le foie, le cerveau.

Le principal facteur de risque mis en cause dans le développement des cancers du poumon est le tabagisme. D'autres facteurs ont été identifiés : environnementaux, professionnels (exposition à des polluants comme l'amiante) et génétiques.

Un diagnostic faisant appel à l’imagerie

Il n’existe pas de symptômes spécifiques au cancer du poumon : toux ou fatigue persistante, perte d’appétit ou de poids rapide sans explication peuvent faire partie des signes d’appel de la pathologie. Pour le moment, aucune action de dépistage généralisé n’a été mise en place pour ce type de cancer.

Suite à l’examen clinique, en cas de suspicion de cancer du poumon, des examens par imagerie doivent être réalisés dans les meilleurs délais pour poser le diagnostic. Les techniques de prédilection sont la radiographie pulmonaire, qui peut le cas échéant être complétée par le scanner, l'imagerie par résonance magnétique (IRM) et la fibroscopie bronchique (qui consiste à l’introduction d’une sonde pour visualiser la trachée et les bronches). Des prélèvements, ou biopsies, peuvent être effectuées lors de ce dernier examen, ou par d’autres techniques telles que la thoracoscopie.

Des traitements variables

Le choix des traitements dépend du type de tumeur et de son stade de développement, et prend également en compte l’état du patient et les éventuelles pathologies associées. Ces décisions sont prises au cours de concertations pluridisciplinaires qui regroupent plusieurs professionnels de santé spécialistes tels que le cancérologue, le radiothérapeute, le radiologue…

Plusieurs options peuvent être évoquées :

  • La chirurgie : il s’agit ici de procéder à l’ablation de la tumeur, en procédant soit à une lobectomie (retirer le lobe pulmonaire où réside la tumeur) ou à une pneumectomie (enlever le poumon touché). Elle s’applique principalement aux cancers non à petites cellules si le stade du cancer et l'état du patient le permettent.
  • La chimiothérapie : ces médicaments visent à détruire les cellules cancéreuses ou à empêcher leur multiplication.
  • La radiothérapie : la technique consiste à utiliser localement des rayonnements à haute énergie pour détruire les cellules cancéreuses. Les cancers à petites cellules sont traités par chimiothérapie associée éventuellement à la radiothérapie.
  • Les thérapies (ou biothérapies) ciblées : ces traitements novateurs s’attaquent à un mécanisme propre aux cellules cancéreuses (antiangiogéniques par exemple pour lutter contre le développement de nouveaux vaisseaux). Ces traitements sont plus efficaces que les traitements « classiques » et génèrent moins d’effets secondaires. Ils sont souvent utilisés en association à la chimiothérapie.

Des axes de recherche prometteurs

L'hétérogénéité de la maladie et de la réponse aux traitements est un véritable défi pour les scientifiques. Leurs pistes d'étude sont multiples et les nombreux essais cliniques en cours témoignent du dynamisme de la recherche.

Les tumeurs sont différentes, ce qui rend difficile la prise en charge et induit une réponse au traitement très variable d'un patient à l'autre. Aussi, les chercheurs tentent-ils de comprendre les mécanismes moléculaires impliqués dans l'apparition et la progression du cancer pour établir un traitement à la carte en fonction de la génétique de la tumeur. Cette voie de recherche a donné naissance aux biothérapies. Certains essais cliniques visent à améliorer des associations médicamenteuses existantes ou à en découvrir de nouvelles pour obtenir une efficacité optimale, ou encore à stimuler les défenses immunitaires du patient pour accroître la lutte contre les cellules cancéreuses (immunothérapie).

Les recherches actuelles suivent également d’autres directions, comme celle du dépistage, avec pour objectif la mise au point de techniques plus sensibles. Par exemple, un « nez électronique » est actuellement à l’essai : cette technique ultrasensible pourrait être capable d’identifier, grâce à l’air expiré par les patients, ceux qui sont atteints de cancer du poumon. Autre développement, celui de la détection à partir de prélèvements sanguins d’une signature de cancer pulmonaire, c’est-à-dire  la recherche de certaines molécules caractéristiques du cancer dans le sang. Ces deux méthodes sont particulièrement intéressantes car elles ne font pas appel à des techniques d’imagerie basées sur l’émission de rayonnements.

Enfin, le pronostic devrait bénéficier de la recherche de biomarqueurs, permettant en particulier de prédire la réponse au traitement.

 

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