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Accident vasculaire cérébral

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  • L’accident vasculaire cérébral est une pathologie imprévisible responsable de nombreux handicaps potentiellement lourds, voire de décès

  • Si les thérapies sont de plus en plus performantes, elles génèrent des effets secondaires péjoratifs pour les patients

  • La recherche avance pour mettre au point de nouveaux moyens de diagnostic et des traitements des accidents vasculaires cérébraux.

L’accident vasculaire cérébral en chiffres

Chaque année en France, 130 000 personnes sont victimes d’un accident vasculaire cérébral (AVC), soit 1 toutes les 4 minutes. La pathologie représente la première cause de handicap acquis non traumatique chez l’adulte : 30 000 personnes conservent des séquelles lourdes suite à un AVC chaque année. Il est la deuxième cause de démence et la troisième cause de mortalité en France. 25 % des AVC surviennent chez les moins de 65 ans. La pathologie représente donc un réel problème de santé publique, pour lequel le gouvernement français a mis en place un plan d’action depuis 2010.

Accident vasculaire cérébral : qu’est-ce que c’est et quelles sont les causes ?

Dans 85 % des cas, l’AVC est dit « ischémique » : un micro-vaisseau sanguin se bouche dans le cerveau, le plus souvent à cause d’un caillot, ce qui bloque l’apport en oxygène et engendre des lésions dans la zone non irriguée. L’AVC découle principalement de l’athérosclérose, une pathologie qui consiste en la formation, dans la paroi des artères, de plaques d’athérome (un dépôt de cholestérol, de calcaire et de cellules, qui s’entoure d’une chape fibreuse). Ces plaques grossissent, épaississant la paroi des artères. Dans la plupart des cas, elles restent stables, non symptomatiques. Mais il arrive que la chape fibreuse se fragilise, et finisse par se rompre : la libération de son contenu dans la circulation provoque alors la formation du caillot. Si ce caillot bouche une artère cérébrale, c’est l’AVC.

Les 15 % des accidents restants sont « hémorragiques », et résultent de la rupture d’une artère cérébrale.

Quels sont les symptômes de l’AVC ?

Les symptômes de l’AVC varient suivant la zone du cerveau touchée :

  • paralysie ou engourdissement d’une partie du visage (déviation de la bouche…) ;
  • problèmes d’élocution, impossibilité à émettre une parole ou à trouver ses mots ;
  • perte de force ou de motricité au niveau d’un membre (bras, jambe) ou d’une partie du corps ;
  • maux de têtes violents avec des vomissements et des vertiges ;
  • troubles dans les sensations de toucher ou de la vue.


Quels sont les examens pratiqués ?

Le diagnostic d’AVC peut être confirmé par l’imagerie. Deux techniques sont utilisées : le scanner permet de définir le type d’AVC en cause (ischémique ou hémorragique). Il peut être complété d’un examen par imagerie par résonnance magnétique (IRM) en cas d’AVC de petite taille.

Quel traitement en cas d’AVC ?

Le traitement de l’AVC diffère selon le type. Dans le cas d’un AVC ischémique, le but est de déboucher le vaisseau cérébral le plus rapidement possible afin de limiter les lésions, et donc les séquelles. La première technique est la fibrinolyse, c’est-à-dire l’injection d’un produit ayant pour but de dissoudre le caillot. La fibrinolyse n’est efficace que dans les 4-5 premières heures après le début de l’AVC.
En cas d’AVC hémorragique, la prise en charge est chirurgicale en vue de rétablir un écoulement sanguin normal.

Il s’agit ensuite de lutter contre les facteurs de risque de développement d’AVC ultérieurs. Parmi ceux-ci, on peut citer : le diabète et l’hypertension artérielle (qui ont des effets délétères sur l’état des vaisseaux), les arythmies cardiaques (qui favorisent la formation de caillots), le tabagisme, l’hypercholestérolémie et l’obésité. Un traitement anticoagulant peut être prescrit pour fluidifier le sang et limiter les récidives.

Les pistes de recherche prometteuses

Comme nous l’avons vu dans les causes de l’AVC, les caillots qui bouchent les vaisseaux dérivent de la formation de plaque d’athérome. Les chercheurs veulent pouvoir dépister et prédire quelles sont les plaques d’athérome les plus menaçantes. A cette fin, ils souhaitent mettre en place des marqueurs biologiques susceptibles de discriminer les plaques menaçantes des plaques « stables », sans risque de décrochage. Plusieurs essais sont en cours.

Les traitements d’un accident vasculaire ischémiques font appel à des molécules dites « anti-thrombotiques » qui vont dégrader le caillot bouchant le vaisseau. Cependant, ces traitements ne sont pas dénués d’effets secondaires et ne sont pleinement efficaces que peu de temps après l’accident. Une des voies de recherche est d’améliorer les traitements en vue de limiter ces effets néfastes et de pouvoir un jour les utiliser dans des fenêtres thérapeutiques plus larges.

Une autre piste est de protéger les neurones menacés par l’accident. Les chercheurs souhaitent développer des molécules ayant la capacité de contrer les mécanismes impliqués dans la mortalité cellulaire pour bloquer l’apparition des lésions cérébrales. 

Enfin, la thérapie cellulaire est également un traitement d’avenir. L’idée est d’injecter au sein des zones cérébrales lésées des cellules souches immatures, qui, une fois en place, se reformeraient en neurones adultes remplaçant les neurones perdus. Cette méthode a démontré un potentiel très intéressant, mais de nombreuses investigations restent nécessaires pour prouver son innocuité à long terme.

Recherche & Santé

rets145.pngn°145 - Octobre 2015
Accidents vasculaires Cérébraux

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