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Asthme

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  • L’asthme est une pathologie inflammatoire chronique qui entraîne une obstruction des bronches, gênant le passage de l’air vers les poumons.

  • De nombreux facteurs peuvent en être la cause, et des thérapies existent pour minimiser les symptômes.

  • Les chercheurs progressent pour développer des nouvelles modalités de prise en charge de la maladie.

L’asthme en chiffres

L’asthme touche 6,7 % des adultes en France selon l’Assurance Maladie. La pathologie n’est pas bénigne : on estime que 2 000 personnes en décédent chaque année. L’Organisation Mondiale de la Santé a recensé environ 255 000 décès liés à l’asthme dans le monde en 2005, et a évalué à 235 millions le nombre de personnes atteintes.

Qu’est-ce que l’asthme ?

L’asthme est une pathologie inflammatoire qui touche les bronches, les conduits impliqués dans le transit de l’air vers les poumons. Les bronches peuvent mal réagir à certains stimuli. Conséquence : leur paroi s’enflamme vivement.  Suite à cette inflammation, deux mécanismes se mettent en place : la paroi bronchique se contracte et un mucus épais est sécrété. Ces phénomènes induisent un mauvais passage de l’air vers les poumons : c’est la crise d’asthme. On comprend alors mieux les symptômes de cette crise, caractérisée le plus souvent par une respiration sifflante, une gêne respiratoire, une toux sèche ou encore une sensation d’oppression thoracique très souvent angoissante.

L’asthme est une pathologie chronique. En dehors des crises, les bronches restent sensibles et inflammatoires. Ces éléments favorisent la survenue d’une crise ultérieure.

Quels sont les facteurs déclenchants de la crise ?

De nombreux facteurs peuvent être à l’origine d’une crise d’asthme : acariens, pollen, poussière,  pollution atmosphérique, fumée du tabac, certains médicaments ou certains aliments, virus et autres agents infectieux… On peut également citer de fortes émotions, le froid ou encore l’exercice physique comme éléments potentiellement déclencheurs d’une crise d’asthme.

A noter, l’asthme résulte de l’association de facteurs environnementaux et d’une prédisposition génétique. Il existerait en effet une composante génétique à l’asthme, les parents qui ont un terrain allergique ont plus de risque d’avoir un enfant atteint par la maladie.

Comment diagnostique-t-on l’asthme ?

C’est l’examen par le médecin généraliste qui peut amener sur la piste de l’asthme. Ainsi, des symptômes évocateurs comme une toux à l’effort, des réveils nocturnes ou encore une oppression thoracique pourront orienter le diagnostic. Le praticien pourra également rechercher une notion de terrain familial, la présence de rhumes et rhinites à répétition (comme un « rhume des foins ») ou encore des facteurs allergènes impliqués dans les crises.

Plusieurs examens peuvent également être réalisés. Classiquement, le patient passe des épreuves fonctionnelles respiratoires (EFR) qui visent à mettre en évidence l’obstruction des bronches en mesurant les volumes et débits pulmonaires. Comparées à des valeurs de références, ces mesures sont le reflet l’atteinte respiratoire. Une radiographie pulmonaire peut aussi être prescrite afin d’éliminer certaines causes possibles des difficultés respiratoires. Des tests cutanés peuvent également être entrepris à la recherche des allergènes en cause dans la pathologie.

Quel est le traitement de l’asthme ?

La prise en charge de l’asthme passe par un contrôle de la maladie, pendant mais aussi en dehors des crises. Tout d’abord le patient est invité à réduire au maximum ses contacts avec les agents irritants ou avec les éventuels allergènes à l’origine de ses crises. Dans ce dernier cas une désensibilisation à l’agent allergène incriminé peut être proposée, elle consiste à induire peu à peu une tolérance de l’organisme face à ce facteur.

Concernant les thérapies médicamenteuses, on distingue les traitements de fond des traitements de la crise. Les traitements de fond visent à réduire les symptômes au quotidien, à normaliser au maximum la capacité respiratoire et à empêcher la survenue des crises ou à en réduire la gravité. Les plus couramment utilisés  sont les corticoïdes inhalés et les bronchodilatateurs d’action lente. On peut également citer l’apparition récente sur le marché d’une classe de molécules, les « antagonistes des récepteur des leucotriènes ».

En cas de crise, on peut avoir recours aux bronchodilatateurs dits « d’action rapide » qui permettent de rétablir rapidement le passage de l’air.

Quelles sont les voies de recherche sur l’asthme ?

Tout d’abord, il s’agit de mieux comprendre les mécanismes sous-jacents de la pathologie. Ainsi, des chercheurs britanniques ont récemment montré que l’inflammation retrouvée dans les bronches était liée à l’activation de protéines, des récepteurs, situées à la surface des cellules musculaires bronchiques. On peut alors penser qu’un traitement bloquant ces récepteurs serait efficace pour inhiber les symptômes de la maladie.

Dernièrement, de nouveaux traitements sont apparus : les biothérapies. Ils visent à supprimer spécifiquement la réaction inflammatoire, et auraient donc un intérêt dans le traitement de l’asthme. Plusieurs molécules sont actuellement à l’étude et pourraient prochainement arriver sur le marché.

Autre thérapie d’avenir de la pathologie : la thermoplastie bronchique. Elle est destinée aux asthmatiques très sévères (résistants à tous traitements) qui présentent un épaississement de leurs parois bronchiques lié à la pathologie. Les praticiens glissent par fibroscopie une sonde dans l’arbre bronchique sous anesthésie générale. La sonde est capable de délivrer des impulsions de chaleur, brûlant les cellules musculaires de la paroi bronchique en vue de la désépaissir les muscles dans la paroi bronchique. Proposée dans 4 hôpitaux parisiens, la thermoplastie bronchique offre des résultats prometteurs, et son indication pourrait être élargie aux autres formes d’asthme moins sévères.

 

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