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Maladie d'Alzheimer

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  • La maladie d’Alzheimer est une pathologie neurologique très répandue qui atteint 900 000 personnes en France.

  • Actuellement sans traitement curatif, la maladie est responsable de troubles de la mémoire, d’une altération des capacités motrices et des fonctions vitales du malade.

  • La recherche ne faiblit pas face à ce fléau qui constitue un véritable enjeu de santé publique.

La maladie d’Alzheimer en chiffres

La maladie d’Alzheimer est la 4e cause de mortalité en France. On compte 900 000 malades, et 225 000 personnes sont diagnostiquées chaque année, soit près d’un cas toutes les 3 minutes. La maladie représente 60 à 70 % des cas de démence, et touche 2 à 4 % des personnes de 65 ans et plus. Le ratio est de 40 hommes atteints pour 60 femmes selon l’Inserm.

Quelles en sont les causes ?

L’origine exacte de la maladie est inconnue à ce jour, mais il existe une hypothèse majeure quant à l’apparition de la maladie d’Alzheimer. Physiologiquement, les premiers signes sont la formation de plaques séniles (plaques constituées d’agrégats de peptides bêta-amyloïde) autour des neurones, et/ou d’agrégats de protéines Tau hyperphosphorylées à l’intérieur des neurones. La présence des agrégats perturbe dans un premier temps la communication neuronale. Lorsque ces agrégats deviennent trop importants, ils induisent la mort des neurones. On constate alors une diminution dramatique du volume cérébral pouvant atteindre 40 % de la masse initiale. Les plaques et agrégats se propagent ensuite dans le cerveau et touchent les autres zones responsables des fonctions vitales : respiration, digestion, circulation sanguine… La motricité et l’autonomie des malades sont alors diminuées.

Comment se manifeste-t-elle ?

Le premier signe de la maladie est l’apparition de troubles au niveau de la mémoire immédiate, c’est-à-dire une difficulté à se rappeler des informations récentes (mots venant d’être prononcés, numéros de téléphone…). Ces troubles s’amplifient par la suite, touchant la mémoire à moyen et à long terme. D’autres altérations peuvent progressivement apparaître, tels que des troubles du langage, des difficultés à comprendre des situations et à reconnaître les personnes, une altération des jugements, une perte de repère dans l’espace, une apathie. Outre ces désordres cognitifs, la maladie peut entraîner des difficultés à effectuer certains mouvements.

Existe-t-il des facteurs de risque ?

Les chercheurs ont mis en évidence des facteurs qui favorisent l’apparition de la maladie : un mélange de prédisposition génétique et de facteurs environnementaux. L’âge reste le facteur prédominant. Dans une moindre mesure, on peut également citer le diabète, les troubles lipidiques, l’hypertension artérielle ou le tabac comme facteurs de risque potentiels. A l’inverse, plusieurs études scientifiques ont montré qu’un niveau élevé d’éducation semble avoir un effet protecteur.

Seuls 1% des cas d’Alzheimer sont liés à une forme héréditaire. Elle touche les patients avant 60 ans, parfois dès 30-35 ans. Son mécanisme biologique est similaire aux autres formes de la maladie. Les familles porteuses de cette pathologie héréditaire sont généralement bien identifiées et l’étude de leur patrimoine génétique a déjà permis de comprendre certains aspects de la maladie.

Comment est établi le diagnostic ?

La pathologie est liée à de multiples éléments, ce qui favorise la confusion avec d’autres maladies et complexifie le diagnostic : l’état de « démence » n’est pas uniquement lié à la maladie d’Alzheimer.
Aujourd’hui, l'association de plusieurs méthodes permet un diagnostic plus précis qu'auparavant.

Un premier entretien médical est réalisé. Des tests cognitifs sont utilisés car les désordres liés à la maladie d’Alzheimer sont caractéristiques. Un des tests les plus fréquents est le Mini Mental Status Examination (MMSE), qui peut donner une première orientation diagnostique. Ce test comprend plusieurs parties visant à évaluer plusieurs capacités cognitives : orientation (dans le temps et les lieux), apprentissage et mémoire (apprendre trois mots et les répéter plusieurs minutes plus tard), attention et calcul (épeler un mot à l’envers…), langage (nommer un objet montré par le praticien, suivre une consigne simple, écrire une phrase entière…) et la « praxie constructive » (reproduire des formes dessinées ayant un lien spatial entre elles).

Une prise de sang peut être effectuée afin d’écarter d’autres pathologies pouvant se manifester par des troubles cognitifs, telles que des carences, des maladies thyroïdiennes…

L’imagerie cérébrale comme l’imagerie par résonnance magnétique (IRM) peut permettre de renforcer le diagnostic, ainsi que la ponction lombaire pour rechercher des biomarqueurs spécifiques à la maladie.

Quelle prise en charge de la maladie d’Alzheimer ?

Aujourd’hui, il n’existe pas de traitement curatif de la pathologie, mais seulement des médicaments pour en ralentir l’évolution.
Deux types de molécules sont disponibles : les anticholinestérasiques, qui agissent en empêchant la dégradation de l’acétylcholine, une molécule impliquée dans la communication entre les neurones, et les antiglutamates qui empêchent l’action néfaste du glutamate sur les neurones. Ces molécules sont effet présentes en trop grande quantité lors de la maladie, et ont pour effet d’hyperexciter les neurones et entrainant du même coup leur mort.
En marge de ces traitements, une prise en charge non médicamenteuse de la pathologie peut être proposée, sur la base d’activités favorisant l’activité cognitive et le soutien psychologique.

Quelles sont les pistes de recherche actuelles ?

Aujourd’hui, les chercheurs se penchent sur tous les aspects de la pathologie.

Tout d’abord, il s’agit de découvrir de nouveaux facteurs de risque, génétiques et environnementaux, qui influenceraient la survenue de la maladie d’Alzheimer. Des thématiques fortes pour prévenir le développement de la pathologie.

Les études se tournent également vers la recherche de moyens de dépistage précoce de la maladie : une détection plus rapide des patients atteints permettrait de mettre en place des mesures en conséquence. Ainsi, la personne atteinte peut anticiper sur l’évolution de la maladie auprès de son entourage (désignation d’un aidant, directives anticipées…), mais aussi bénéficier très tôt des traitements pour ralentir la progression de la pathologie voire participer à des essais cliniques.
Autre voie d’intérêt : améliorer les connaissances sur le développement et la progression de la pathologie dans le cerveau. Ainsi, des études sur l’apparition et la propagation des protéines anormales à l’origine de la mort des neurones sont conduites.

Enfin, les pistes s’orientent bien-sûr vers la découverte de nouveaux traitements de la maladie d’Alzheimer. Si l’immunothérapie, c’est-à-dire utiliser le système immunitaire pour qu’il détruise les protéines anormales présentes dans le cerveau, est une voie prometteuse suivie par plusieurs essais cliniques, les chercheurs veulent également trouver de nouveaux médicaments pour prendre en charge la pathologie.

Autant de pistes exploitées pour combattre le fléau que constitue la maladie d’Alzheimer.

 

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