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Progéria : cibler les complications vasculaires et métaboliques

Progéria : cibler les complications vasculaires et métaboliques
  • Le vieillissement accéléré qui caractérise les enfants atteints de progéria est associé à de nombreuses complications.
  • Parmi celles-ci, on compte notamment des problèmes métaboliques comme le diabète de type 2, et des maladies cardiovasculaires.
  • Guillaume Bidault essaie de comprendre ces dysfonctionnements afin de mieux les traiter.

Cette recherche est menée par Guillaume Bidault, chercheur au Centre de recherche Saint-Antoine de la Faculté de Médecine Pierre et Marie Curie à Paris.

Des mutations à l’origine des complications

Les mutations dans le gène LMNA qui code la lamine A entraînent la formation de protéines anormales, à l’origine d’une famille de maladies appelées laminopathies. Parmi celles-ci figure la progéria, maladie causée par l’accumulation d’une protéine appelée progérine. Elle se caractérise par un vieillissement accéléré conduisant à une mort prématurée des patients.

D’autres mutations de la lamine A se traduisent par un défaut de répartition du tissu adipeux, ou lipodystrophie, avec des répercussions métaboliques sévères pouvant participer au développement des maladies cardiovasculaires. « Ainsi, les patients développent une résistance à l’insuline, c’est-à-dire que l’hormone régulant le taux de glucose dans le sang est moins bien utilisée par les tissus, ce qui peut conduire au diabète de type 2. Elle est souvent associée à une athérosclérose sévère à l’origine d’accidents vasculaires précoces » explique Guillaume Bidault.

Cibler les retentissements cardiovasculaires

Les différentes laminopathies se traduisent par des complications cardiovasculaires variables. Un des objectifs du projet conduit par l’équipe est tout d’abord de comprendre l’impact des mutations de la lamine A sur les cellules de la paroi des artères. En effet, des atteintes de ces cellules peuvent être à l’origine d’une athérosclérose, pathologie se traduisant par un dépôt progressif de lipides à la surface des artères. En les obstruant peu à peu, ces dépôts peuvent provoquer des accidents cardiovasculaires (infarctus, accident vasculaire cérébral…).

Les chercheurs veulent donc reproduire les mutations in vitro sur des cellules humaines et regarder leurs répercussions sur le fonctionnement des cellules. De façon intéressante, la mutation impliquée dans la progéria est responsable de dysfonctions des cellules de la paroi des artères en culture. Chez les patients atteints de Progéria, elle pourrait ainsi entraîner le développement d’une athérosclérose. Ce premier résultat est intéressant, car certains traitements pharmacologiques permettent d’améliorer cette composante, ouvrant la voie à de nouvelles perspectives thérapeutiques.

Grâce à leur modèle cellulaire, les chercheurs ont également pu montrer qu’une autre mutation du gène LMNA, responsable d’une mauvaise répartition du tissu adipeux, entranait aussi un mauvais fonctionnement des cellules de la paroi des artères, augmentant ainsi le risque de développement de maladies cardiovasculaires.

Mieux comprendre le défaut de réponse à l’insuline

Le syndrome lipodystrophique lié aux mutations de la lamine A se caractérise par une perte du tissu adipeux sous cutané (lipoatrophie) au profit d’autres régions du corps. Le foie, le muscle et le pancréas stockent alors anormalement les lipides, qui deviennent « toxiques » pour les cellules. Cela se répercute par une moindre sensibilité cellulaire à l’insuline, l’hormone qui permet de réduire le taux de sucre sanguin, pouvant conduire à un diabète. Les expériences montrent que la progérine serait impliquée directement dans ce processus. Guillaume Bidault souhaite maintenant affiner les connaissances de ce mécanisme.

« La compréhension des atteintes cellulaires dans les maladies liées aux mutations du gène LMNA permet d’envisager le développement de stratégies thérapeutiques adaptées à ces maladies rares, mais aussi d’ouvrir des perspectives pour la compréhension du diabète et des maladies cardiovasculaires en général » conclut le chercheur.


Date de publication : 01/01/2014

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en actions

31200 €

Le projet mené par Guillaume Bidault a été sélectionné en 2012 par le Conseil scientifique de la Fondation pour la Recherche Médicale.


Il a obtenu un financement de 31 200 euros sur un an pour finir sa thèse de Sciences.
Ses premiers résultats ont fait l’objet d’une publication et de communications dans les congrès nationaux et internationaux.

La maladie

Progéria
La progéria, ou syndrome de Hutchinson-Gilford, est une maladie génétique rare. Elle se traduit par un vieillissement accéléré, et ce dès le plus jeune âge.

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