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Maladies des vaisseaux : vers un traitement qui n’augmente pas le risque de thrombose veineuse après la ménopause

Maladies des vaisseaux : vers un traitement qui n’augmente pas le risque de thrombose veineuse après la ménopause
  • Les œstrogènes sont des hormones féminines sécrétées par les ovaires qui, outre leurs effets sur la sphère reproductrice (cycle menstruel…), confèrent naturellement une protection contre la déminéralisation osseuse ou encore les maladies métaboliques ou cardiaques.
  • Cependant, leur administration comporte des inconvénients, en augmentant en particulier le risque de thrombose veineuse.
  • Les chercheurs souhaitent développer une alternative aux traitements existants, en utilisant un nouveau type d’œstrogène aux propriétés prometteuses.

Cette recherche est menée par Jean-François Arnal et son équipe « Récepteur des Estrogènes et destinée cellulaire », CHU Rangueil à Toulouse.

Qu’est-ce que la thrombose veineuse ?

La phlébite, ou thrombose veineuse, se traduit par la formation d’un caillot sanguin au niveau des veines de la jambe. Cette thrombose veineuse peut, en cas de détachement et de migration du caillot sanguin, conduire à une situation potentiellement létale : l’embolie pulmonaire. En fonction de l’étendue des lésions vasculaires pulmonaires, le pronostic vital peut être engagé... On comprend aisément pourquoi les chercheurs redoublent d’efforts pour mettre au point des moyens de réduire au maximum les facteurs de risques de développer une phlébite.

Les hormones en ligne de mire

Parmi les facteurs de risque de développer une phlébite et donc une embolie pulmonaire figure en bonne place la prise d’hormones oestrogènes, notamment dans le cadre du traitement du syndrome post-ménopausique. A la ménopause, la chute de la production d'œstrogènes par les ovaires entraîne souvent des troubles fonctionnels qui affectent la qualité de vie (bouffées de chaleur, changements d’humeur, anxiété, troubles du sommeil, troubles sexuels…), et augmente également les risques d’ostéoporose, d’athérosclérose (atteinte des artères) ou encore de diabète. Si la supplémentation en œstrogènes prévient efficacement les symptômes gênants de la ménopause mais aussi le risque d’ostéoporose, elle augmente du même coup le risque de cancer du sein… mais également de thrombose veineuse. Un écueil auquel souhaite s’attaquer l’équipe de Jean-François Arnal au cours de ce projet.

E4 : un œstrogène original provenant du fœtus

Les chercheurs s’intéressent à un type particulier d’œstrogène, l’estétrol (encore appelé E4). Cette hormone n’est produite que le foie du fœtus lors de vie intra-utérine. Son rôle dans la croissance du fœtus, et plus généralement au cours de la grossesse est encore inconnu. En revanche, son administration chez la femme ménopausée semble prévenir la survenue de bouffées de chaleur, sans induire l’effet classique des œstrogènes au niveau du foie, en particulier sur les facteurs de la coagulation responsables de l’augmentation du risque de phlébite. Autant de points positifs qui en feraient de l’E4 un candidat de choix comme traitement du syndrome post-ménopausique.

Quels sont les effets possibles sur les différents tissus ?

Les chercheurs souhaitent aujourd’hui poursuivre leur exploration des effets de l’E4 sur l’organisme. A cette fin, ils utiliseront plusieurs modèles cellulaires et animaux afin de mettre en évidence l’action de l’hormone d’un point de vue moléculaire, au niveau du foie, des plaquettes (cellules responsables de la coagulation du sang, et donc impliquées dans la thrombose veineuse), mais également sur le métabolisme et la fertilité (afin de tester le potentiel contraceptif de l’E4, qui pourrait donc être aussi utilisé dans cette indication).

Les résultats de ce projet pourraient avoir de multiples retombées : l’E4 pourrait ainsi permettre de traiter les symptômes de la ménopause, mais aussi être utilisé comme contraceptif oral, et ce sans augmenter le risque de thrombose veineuse.

Date de publication : 01/01/2017

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309000 €

C’est la somme accordée à Jean-François Arnal par le Conseil Scientifique de la FRM pour ce projet d’« équipe FRM ».

La maladie

Maladies des vaisseaux
Nos veines peuvent souffrir de nombreuses maladies, de la plus bénigne, comme les varices, aux plus graves comme la phlébite et l’une de ses conséquences possibles, l’embolie pulmonaire. Si la prise en charge de ces pathologies s’est nettement améliorée grâce au développement de nouveaux médicaments et de techniques chirurgicales pointues, il reste encore beaucoup à faire. Les recherches se tournent vers une meilleure compréhension de l’origine de ces maladies et sur la mise au point de thérapies innovantes pour réduire le risque de récidive.

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