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Maladies des vaisseaux : découverte d’une molécule contre la thrombose

Maladies des vaisseaux : découverte d’une molécule contre la thrombose
  • La maladie thromboembolique veineuse (phlébite et embolie pulmonaire) est caractérisée par la formation d’un caillot sanguin qui obstrue une veine, le plus souvent au niveau du membre inférieur.
  • Pour la traiter, les praticiens ont recours à des anticoagulants qui visent à détruire le caillot et rétablir la circulation sanguine dans la veine touchée.
  • Les chercheurs ont mis en évidence le rôle anticoagulant d’une molécule naturellement sécrétée par l’organisme et qui pourrait servir de base au développement de nouvelles thérapies.

Cette découverte a été réalisée par une collaboration de plusieurs équipes françaises hospitalo-universitaires.

Le problème de la thrombose et de ses retentissements

La thrombose correspond à la formation d’un caillot de sang suite à la mise en place des mécanismes de la coagulation. Les veines comme les artères peuvent être atteintes. Le caillot sanguin peut être très préjudiciable pour l’organisme, et peut avoir de nombreux retentissements lorsqu’il obstrue un vaisseau. Si les artères sont touchées, le caillot peut se détacher et migrer dans la circulation, aboutissant parfois à un accident vasculaire cérébral ou encore à un infarctus du myocarde. Lorsque le caillot se développer dans une veine, on parle alors de maladie thromboembolique profonde. La forme la plus répandu est la phlébite. Si ce caillot se détache, il peut atteindre une artère pulmonaire : c’est alors l’embolie pulmonaire. Le blocage d’une telle artère peut être dramatique, car il empêche le poumon de bien oxygéner le sang circulant et peut, à terme, provoquer un arrêt du cœur.

Découvrir de nouveaux anticoagulants

Lorsque le praticien détecte une artère obstruée par un tel caillot, un traitement « d’attaque » est mis en place. Il s’agit d’injecter un médicament dit « anticoagulant », dont l’effet est de dissoudre progressivement le caillot, et ainsi rétablir une bonne circulation. Seulement, la réponse individuelle aux anticoagulants est variable, ce qui réduit parfois leur effet. De nouveaux anticoagulants (anticoagulants oraux directs), dont l’efficacité ne varie pas, ont été introduits sur le marché il y a quelques années, mais le risque hémorragique lié à ce type de traitement persiste. Les chercheurs n’ont de cesse de vouloir développer de nouveaux anticoagulants, plus efficaces et plus sûrs. Récemment, ils ont découvert comment une molécule, l’apeline, agissait pour empêcher le développement de caillots sanguins dans l’organisme.

L’apeline, une molécule prometteuse

L’apeline est une molécule naturellement produite par le corps qui a de nombreuses actions physiologiques, allant de la régulation des fonctions du système cardiovasculaire à l’activation du système immunitaire. Outre ces actions, les chercheurs ont remarqué que les plaquettes, les cellules en charge de la coagulation sanguine, possédaient à leur surface de nombreuses protéines « récepteurs » pouvant capter l’apeline. Naturellement, ils se sont donc penchés sur l’effet de l’apeline au niveau des plaquettes, et sur son action dans le phénomène de la coagulation.

Des tests intéressants in vivo et in vitro

A cette fin, les chercheurs ont créé des modèles de souris déficientes en apeline. Ils ont remarqué que les rongeurs présentaient un temps de saignement raccourci après hémorragie par rapport aux témoins, et développaient plus facilement des caillots de sang. A l’inverse, une injection d’apeline chez la souris induit une augmentation des saignements et une prévention de la formation des caillots. Ces expériences démontrent bien le rôle anticoagulant de la molécule.

En se penchant sur les mécanismes moléculaires induits par la molécule au niveau des plaquettes, les chercheurs ont observé que celle-ci fonctionnait de manière différente des anticoagulants actuels. Un élément très intéressant qui laisse envisager une utilisation potentielle de l’apeline en complément des médicaments existants. Si ces résultats se confirment par la suite, l’apeline pourrait ainsi se révéler une piste prometteuse dans la mise au point de nouveaux anticoagulants.

Source : Actualité Inserm ; Adam F et al. Apelin : an antithrombotic factor by inhibiting platelet functions. Blood 2016 ; 127 : 908-20.

Date de publication : 01/01/2017

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