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Maladie de Parkinson : un nouveau modèle expérimental pour mieux comprendre la pathologie

Maladie de Parkinson : un nouveau modèle expérimental pour mieux comprendre la pathologie
  • La maladie de Parkinson est une pathologie neurodégénérative très répandue pour laquelle il n’existe pas de traitement curatif.
  • Les chercheurs s’intéressent aux mécanismes moléculaires cérébraux en cause dans la pathologie en vue de découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques.
  • A cette fin, ils mettent au point des modèles expérimentaux qui reflètent les phénomènes à l’œuvre dans le développement de la pathologie chez l’humain.

Cette recherche est menée par Philippe Vernier et son équipe « Développement et évolution de la neurotransmission » à l’Institut des Neurosciences Paris-Saclay à Gif-sur-Yvette.

Quelques données sur la maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson est une des pathologies neurodégénératives les plus fréquentes : on estime qu’environ 160 000 personnes sont atteintes en France. C’est la deuxième maladie neurodégénérative derrière la maladie d’Alzheimer. Cette pathologie se caractérise par la destruction progressive de neurones particuliers au sein du cerveau, ceux qui produisent la dopamine, une molécule qui transmet l’information entre neurones dans une région essentielle au contrôle des mouvements.

L’absence de traitement curatif de la pathologie

La maladie génère ainsi des troubles dits « moteurs » : lenteur, raideurs et tremblements sont les trois symptômes sur lesquels repose le diagnostic de la pathologie. A côté de ces symptômes figurent également des signes « non moteurs » qui incluent des douleurs, une fatigue et surtout des troubles neuropsychiques (dépression, apathie, anxiété, problèmes dans la prise de décision ou comportementaux…). Aujourd’hui, il n’existe pas de traitement curatif de la maladie de Parkinson, mais seulement des traitements pour en contrôler les symptômes et visant à ralentir sa progression. C’est pourquoi les chercheurs étudient en profondeur les mécanismes à l’origine de l’émergence de la pathologie, en vue de développer plus tard des thérapies adaptées.

Un poisson pour mieux comprendre la maladie

Pour réaliser de telles observations, les chercheurs ont besoin de modèles animaux fiables mimant fidèlement le développement de la maladie. En effet, comprendre l’organisation du cerveau au sein de modèles simples permet par la suite de faire des analogies avec celui de l’homme. Ces modèles peuvent ensuite être étudiés dans un cadre pathologique en vue d’étudier les mécanismes impliqués dans les maladies cérébrales.

L’équipe a jeté son dévolu sur un petit poisson, le zébrafish, particulièrement intéressant d’un point de vue expérimental : capacité de reproduction rapide, petite taille…. Cependant, l'anatomie du cerveau de ce poisson présente des différences notables avec celui des mammifères, dont l’homme.

Etudier les mécanismes moléculaires cérébraux

Le but du projet mené par Philippe Vernier et son équipe est de mieux caractériser le fonctionnement des réseaux neuronaux qui utilisent la dopamine chez le zébrafish, en vue d’isoler les régions nerveuses impliquées dans le contrôle moteur ou la prise de décision chez ce poisson. Il s’agira également pour les chercheurs de pouvoir reproduire chez le zébrafish des conditions similaires à celles rencontrées lors du développement de la maladie de Parkinson en vue d’en faire un modèle de la pathologie. Cela leur permettra d’effectuer des analogies entre les mécanismes cérébraux observés chez le poisson et ceux en jeu chez l’homme.

L’étude des caractéristiques de ces poissons alliera biologie moléculaire, analyses anatomiques mais aussi comportementales. Les chercheurs pensent qu’un tel modèle animal pourrait leur apporter des données précieuses sur les processus physiologiques impliqués dans la maladie de Parkinson : un préalable essentiel à la mise au point de nouvelles thérapies.

Date de publication : 01/04/2018

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La maladie

Maladie de Parkinson
La maladie de Parkinson résulte de la destruction des neurones producteurs de dopamine. Ses principaux symptômes sont la difficulté dans les gestes, la rigidité des membres et les tremblements. La recherche médicale explore de nombreuses voies pour la mise au point de traitements contre la pathologie.

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