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Maladie de Parkinson : découverte d’une protéine virale aux vertus neuroprotectrices

Maladie de Parkinson : découverte d’une protéine virale aux vertus neuroprotectrices
  • La maladie de Parkinson induit une perte progressive de neurones cérébraux, et n’a pour le moment pas de traitement curatif.
  • Les chercheurs ont découvert qu’une protéine virale, la protéine X, permettait de réduire cette neurodégénérescence au sein d’un modèle animal de la pathologie.
  • Ces résultats nécessitent confirmation, mais ils laissent entrevoir de futures applications thérapeutiques.

Cette découverte a été réalisée par Daniel Gonzalez-Dunia et son équipe au Centre de Physiopathologie de Toulouse-Purpan (Inserm UMR1043 – CNRS UMR5282).

Une dégénérescence neuronale importante

La maladie de Parkinson est une pathologie neurodégénérative, caractérisée par la destruction progressive de neurones dits « dopaminergiques », dans certaines zones du cerveau. Cette grave maladie représente la deuxième cause de handicap moteur chez l’adulte en France.

Aujourd’hui, il n’existe pas de traitement curatif de la pathologie, mais seulement des thérapies visant à ralentir sa progression. Daniel Gonzalez-Dunia et son équipe viennent de réaliser une découverte notable dans la mise au point d’un traitement visant à protéger les neurones lors de la maladie de Parkinson.

Un virus neuroprotecteur

Leur découverte découle d’observations effectuées chez un virus : le Bornavirus. Les chercheurs ont tout d’abord démontré qu’il agissait différemment des autres virus. En effet, l’infection d’une cellule par un agent pathogène déclenche habituellement un processus moléculaire complexe qui aboutit au suicide de la cellule, aussi appelé « apoptose ». Le Bornavirus, quant à lui, n’induit pas un tel phénomène. Au contraire, il semble même protéger les neurones qu’il infecte afin de maintenir en bonne condition son « habitat ».

Une protéine virale au cœur du processus

Les chercheurs se sont donc penchés sur les mécanismes mis en place par le Bornavirus pour protéger les neurones. Le virus agit sur les mitochondries. Sorte d’usines microscopiques, elles sont chargées de fournir l’énergie nécessaire au fonctionnement des cellules. Le dysfonctionnement des mitochondries entraîne la mort des cellules par apoptose.

Les chercheurs ont montré que le Bornavirus, une fois dans la cellule, empêchait cette altération mitochondriale. Un fait important, car on sait que, lors de la maladie de Parkinson, les mitochondries sont altérées, ce qui participerait à la mort neuronale. Cet effet positif du virus est lié à une protéine virale, la protéine X, qui, en s’accumulant dans les mitochondries, bloque l’apoptose et donc la mort cellulaire.

Une protection confirmée sur des cellules et dans un modèle animal

Daniel Gonzalez-Dunia et son équipe ont donc testé l’efficacité de cette protéine dans le traitement de maladies neurodégénératives. La protéine X a tout d’abord démontré son caractère protecteur sur des cultures de cellules neuronales.

Les chercheurs ont ensuite mené des expériences en utilisant uniquement un fragment de la protéine X, appelé PX3. Ils l’ont administré à des animaux modèles, des souris présentant une dégénérescence neuronale analogue à celle de la maladie de Parkinson. PX3 était apportée par pulvérisation intra nasale, une voie intéressante car elle permet une pénétration directe au niveau cérébral. Leur expérience a été couronnée de succès : le traitement permettait une réduction de la neurodégénérescence de près de 50 % par rapport à celle observée chez les souris qui avaient reçu un placebo.

Ces résultats très encourageants nécessitent bien-sûr plus d’investigations avant une éventuelle application chez l’homme. Ils laissent cependant entrevoir une nouvelle stratégie thérapeutique innovante très prometteuse.

Date de publication : 01/04/2015

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300000 €

Ce projet a été sélectionné en 2009 par le Conseil scientifique de la Fondation pour la Recherche Médicale.


Il a alloué à Daniel Gonzalez-Dunia et son équipe 300 000 € pour le mener à bien, ainsi que le label « Equipe FRM », gage d’excellence.

La maladie

Maladie de Parkinson
La maladie de Parkinson résulte de la destruction des neurones producteurs de dopamine, une molécule cérébrale nécessaire aux mouvements. Ses principaux symptômes sont la difficulté dans les gestes, la rigidité des membres et les tremblements.

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