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Hypertension et apnées du sommeil : des liaisons à explorer

Hypertension et apnées du sommeil : des liaisons à explorer
  • Le syndrome d’apnées du sommeil provoque la répétition de courtes chutes d’oxygène sanguin au cours de la nuit, ce qui induit une augmentation de la pression artérielle.
  • Le laboratoire HP2 étudie les mécanismes physiologiques et moléculaires impliqués les chutes répétées d'oxygène sanguin.
  • Ses travaux pourraient déboucher sur de nouvelles pistes de prise en charge de l’hypertension chez les patients atteints du syndrome d’apnées du sommeil.

Cette recherche est menée par Fanny Fabre sous la direction du Pr Renaud Tamisier, dans l’équipe « Etudes cliniques (Pr Jean Louis Pépin) » du laboratoire « Hypoxie PhysioPathologie (Inserm 1042)» à Grenoble.

Hypertension artérielle : un facteur de risque cardiovasculaire

En France, 10 à 15 millions de personnes seraient concernées par l’hypertension artérielle. Cette pathologie est un véritable fléau : en effet, non prise en charge, elle est impliquée dans de nombreuses complications cardiovasculaires potentiellement létales, comme l’infarctus du myocarde ou encore l’accident vasculaire cérébral. Il est donc important de mettre tout en œuvre pour décrypter ses causes et optimiser sa prise en charge.

Le syndrome d’apnées du sommeil en ligne de mire

L’équipe menée par le Pr Patrick Lévy dans le laboratoire HP2 et dans laquelle Fanny Fabre réalise son master 2 s’intéresse au syndrome d’apnées du sommeil, une pathologie connue pour augmenter le risque d’hypertension artérielle et de dysfonction métabolique. Elle est très répandue : les différentes études épidémiologiques estiment que 2 % des femmes et 4 à 5 % des hommes en seraient atteints. Ce syndrome se caractérise par de multiples apnées au cours du sommeil du patient, ce qui provoque une baisse transitoire et répétée du taux d’oxygène sanguin. Ce syndrome, responsable d’une morbidité cardiovasculaire et métabolique est reconnu comme une cause d’hypertension artérielle résistante aux traitements.
Il est aujourd’hui démontré que les apnées du sommeil provoquent, au bout d’environ 15 jours, une augmentation de la pression artérielle.  Le laboratoire HP2 souhaite décrypter les mécanismes à l’origine de cette augmentation afin de donner des pistes pour optimiser les traitements cardiovasculaires et métaboliques destinés aux patients souffrant d’apnées du sommeil.

Un rôle du système nerveux

Le syndrome d’apnées du sommeil agit sur le système nerveux « sympathique », responsable du contrôle d'un grand nombre d'activités inconscientes de l'organisme. Une activation  de ce réseau nerveux induit naturellement une augmentation de la pression artérielle. Fanny Fabre a travaillé sur l’implication du système nerveux autonomique dans les perturbations du métabolisme liées à ce manque d’oxygène intermittent.
Elle a découvert que les influx nerveux du système sympathique étaient augmentés chez les personnes saines exposées à une baisse intermittente d’oxygène par rapport à celles exposées en air ambiant. Les chercheurs du laboratoire HP2 avaient démontré en 2008 que cette activation sympathique induisait une élévation de la pression artérielle.

Un lien avec le métabolisme des glucides

Fanny Fabre souhaite aujourd’hui comprendre comment l’activité sympathique modifie le métabolisme des glucides. En effet, des protéines particulières appelées récepteurs adrénergiques sont présentes au niveau du tissu graisseux. En retour à une augmentation de l’influx nerveux au niveau du système sympathique, elles provoqueraient la libération d’acides gras libres. Ce mécanisme conduirait à une hausse du risque de développer un syndrome métabolique associant un trouble de la régulation du métabolisme lipidique et glucidique et une hypertension artérielle.

Des expériences au sein d’une cohorte de patients

Fanny Fabre et son équipe d’accueil désirent valider cette théorie au sein d’une cohorte de 15 sujets sains exposés à une baisse intermittente de l’oxygène. Les mécanismes moléculaires en jeu seront étudiés par des tests de biologie cellulaire, qui viseront notamment à détecter une augmentation de la production en récepteur adrénergiques au niveau du tissu adipeux.  Si leur hypothèse se confirme, ce travail pourrait orienter à l’avenir sur les thérapeutiques du métabolisme et anti-hypertensives ciblées chez les patients atteints du syndrome d’apnées du sommeil.


Date de publication : 01/01/2015

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31200 €

Le projet mené par Fanny Fabre a été sélectionné en 2013 par le Conseil Scientifique de la Fondation pour la Recherche Médicale, qui lui a accordé un financement de 31200 €.

La maladie

Hypertension artérielle
L’hypertension artérielle est un facteur de risque majeur de complications cardiovasculaires. Si des mesures hygiéno-diététiques peuvent parfois suffire à diminuer la tension, certaines formes nécessitent le recours à des traitements médicamenteux.

Recherches

Hypertension artérielle : étudier la régulation hormonale de la pression sanguine pour développer de nouvelles thérapies

Découvertes

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