Cancers du sein triple négatifs : découvrir de nouvelles cibles thérapeutiquesCancers du sein triple négatifs : découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques

24 septembre 2020

Cancers du sein triple négatifs : découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques

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En résumé

Projet mené par Nouritza Torossian

Cette recherche est menée par Nouritza Torossian dans l’équipe « ARN non-codant, épigénétique et fluidité du génome » dirigée par Antonin Morillon à l’institut Curie à Paris.

180 000€

Financement accordé à Nouritza Torossian en 2019 pour une thèse de science

Le cancer du sein triple négatif résistant à la chimiothérapie est une forme de cancer difficile à prendre en charge.

Les chercheurs souhaitent identifier des cibles pour développer de nouvelles thérapies contre ces cancers agressifs.

Ils s’intéressent plus particulièrement à des molécules, les ARN non codant, qui ont un rôle essentiel pour le bon fonctionnement cellulaire et pourraient jouer un rôle dans le développement de ces cancers.

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Le projet en détails

Le cancer féminin le plus répandu

Le cancer du sein reste le cancer le plus fréquent chez la femme. En 2018, on estime que cette maladie a touché près de 59 000 femmes en France, et a été à l’origine de plus 12 000 décès. L’amélioration du dépistage de la maladie et la mise au point de nouveaux traitements ont grandement amélioré la prise en charge de ce cancer : ainsi la mortalité liée à ce type de tumeur a fortement diminué ces 15 dernières années. Néanmoins, il reste des formes de cancer du sein plus délicates à prendre en charge, comme les cancers du sein de type « triple négatif ». Ces cancers représentent environ 15 % des cancers du sein diagnostiqués. Ils sont plus agressifs et ont une capacité accrue à s’étendre dans l’organisme, formant plus facilement des métastases. De plus, ces derniers n’ont pas bénéficié des dernières avancées thérapeutiques. Aussi, les chercheurs comme Nouritza Torossian et son équipe d’accueil multiplient leurs efforts pour développer de nouvelles thérapies contre ces cancers.

Des molécules essentielles

Des molécules essentielles

Dans ce cadre, la chercheuse s’intéresse à des molécules qui ont un rôle essentiel dans la cellule : les ARN non codants (ARNnc). Ces derniers ont la capacité de réguler la synthèse et le fonctionnement des protéines produites par la cellule. Des éléments montrent que les ARNnc dysfonctionnent au cours de certaines pathologies, mais les chercheurs ont peu de connaissances quant à leur régulation dans les cancers. Ils savent cependant qu’une faible variation du taux de certains ARNnc dans la cellule suffit à favoriser sa cancérisation ou sa résistance à la chimiothérapie.

Quels sont les ARNnc dérégulés lors des cancers du sein triple négatifs ?

Devant ces éléments, l’équipe s’est donnée pour objectifs d’identifier les ARNnc dérégulés dans les cancers du sein triple négatifs résistants à la chimiothérapie, et d’élucider leur mode d’action. Les chercheurs ont déjà isolé plusieurs ARNnc qui semblent participer à la multiplication et à la dissémination des cellules cancéreuses vers d’autres organes. Les taux de ces ARNnc sont significativement augmentés dans les cancers du sein triple négatifs résistants à la chimiothérapie, ce qui est associé à un pronostic de survie diminué pour les patientes. Le dérèglement de ces ARNnc semble concomitant du dérèglement du système immunitaire et de certains mécanismes de réparation de l'ADN endommagé dans ces cancers.

Mettre en évidence des cibles thérapeutiques

Aujourd’hui, l’équipe souhaite poursuivre ses investigations sur ces ARNnc associés à la sévérité des cancers du sein triple négatifs en vue d’identifier de nouveaux biomarqueurs. A cette fin, les chercheurs utiliseront des méthodes de biologie moléculaire et de séquençage sur des échantillons issus de tumeurs de patientes, sur des cellules en culture et sur des modèles de la maladie chez la souris, ce qui permettra une étude approfondie.
Identifier l’ensemble des ARNnc déréglés dans les cancers du sein triple négatifs pourrait permettre de :

  • prédire quelles sont les patientes qui vont résister à la chimiothérapie initiale, afin de modifier précocement leur protocole de traitement,
  • identifier les patientes qui pourraient bénéficier d’alternatives thérapeutiques telles que les immunothérapies et les traitements ciblant les mécanismes de réparation de l'ADN.

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