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Fibrose pulmonaire idiopathique et pollution atmosphérique

Fibrose pulmonaire idiopathique et pollution atmosphérique
  • La fibrose pulmonaire idiopathique est une pathologie qui réduit la capacité respiratoire des patients.
  • Cette maladie comprend parfois des phases d’exacerbation sévères dont les causes de déclenchement restent méconnues.
  • Une étude épidémiologique réalisées par des chercheurs français met en évidence l’impact probable de la pollution atmosphérique, plus particulièrement les particules fines, sur l’apparition de ces troubles.

Cette découverte a été réalisée par Lucile Sesé et son équipe d’accueil « Epidémiologie des Maladies Allergiques et Respiratoires (EPAR) » dirigée par Isabella Annesi-Maesano à l’Institut Pierre-Louis d’épidémiologie et santé publique, Inserm et Sorbonne Université, à Paris en collaboration avec les Prs Hilarion Nunes et Dominique Valeyre du Service de Pneumologie de l’Hôpital Avicennes de Bobigny.

La fibrose pulmonaire idiopathique

La fibrose pulmonaire idiopathique est la plus fréquente des pneumopathies interstitielles. Les pneumopathies interstitielles se caractérisent par une diminution de la capacité respiratoire, et représentent une cause majeure d’insuffisance respiratoire à long terme. La fibrose pulmonaire idiopathique touche souvent des hommes fumeurs de plus de 50 ans. Sa prévalence est évaluée entre 6,8 et 8,8 cas pour 100 000 habitants, soit 4 400 nouveaux patients par an en France.

Le phénomène d’exacerbation aiguë

L’évolution de la fibrose pulmonaire idiopathique passe parfois par des phases dites d’ « exacerbations aiguës » au cours desquelles les difficultés respiratoires s’aggravent brutalement. Ces phases constituent une complication sévère de la fibrose pulmonaire idiopathique, et sont responsables d’une mortalité élevée (estimée entre 50 et 70 % des cas d’exacerbations aiguës). Ces données montrent l’importance pour les chercheurs de mieux comprendre les facteurs de déclenchement de ces périodes d’exacerbation.

Des causes inconnues

Pour le moment, les éléments à l’origine de ces phases de détérioration respiratoire brutale restent méconnus. Certaines études ont précédemment montré que des infections virales ou encore des actes chirurgicaux au niveau du poumon pouvaient avoir un effet sur l’apparition de ces exacerbations aiguës. Très récemment, l’équipe d’Isabella Annesi-Maesano a fait une observation intéressante : à partir de données épidémiologiques, les chercheurs ont mis en évidence un lien statistiquement significatif entre pollution atmosphérique et phases d’exacerbation de la fibrose pulmonaire idiopathique.

Un effet potentiel de la pollution atmosphérique

Leur étude a porté sur un groupe de 192 patients atteints de fibrose pulmonaire idiopathique. Les polluants aériens ont été analysés à proximité du domicile de chacun d’entre eux. Au terme de leurs analyses, il s’avère qu’une augmentation du taux d’ozone atmosphérique était observée dans les 6 semaines avant une exacerbation aiguë. De plus, les auteurs ont montré que des particules fines de type PM10 et PM2,5 (de diamètre de 10 et 2.5 microns respectivement) avaient un impact potentiel à long terme sur la mortalité des patients atteints de fibrose pulmonaire idiopathique.

Cette étude, première du genre en France et en Europe, suggère que l'exposition à la pollution atmosphérique pourrait être délétère dans la fibrose pulmonaire idiopathique. Elle nécessite bien sûr d’être menée à plus grand échelle, mais donne des premières pistes de réflexion pour mener des politiques de prévention efficaces chez les patients.

Source : Sesé L et al. Role of atmospheric pollution on the natural history of idiopathic pulmonary fibrosis. Thorax 2018 ; 73 : 145-150.

Date de publication : 03/04/2018

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Financement accordé à Lucile Sesé en 2014 pour un projet de Master 2.

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