70e ANNIVERSAIRE DE LA FONDATION POUR LA RECHERCHE MÉDICALE 70e ANNIVERSAIRE
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Et demain ?

5 axes de recherche très prometteurs :

Immunothérapie, thérapie cellulaire, thérapie génique, thérapies ciblées, microbiote

5 exemples de recherche prometteuse :
Immunothérapie, thérapie cellulaire, thérapie génique, thérapies ciblées, microbiote

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Thérapie cellulaire : recherche financée par la Fondation

Epilepsie : une thérapie cellulaire contre  l’inflammation cérébrale néfaste

  • L’épilepsie est une maladie qui se traduit par des « crises » provoquant des troubles neurologiques d’intensité variable.
  • Cette maladie entraîne également une inflammation cérébrale qui favorise la survenue de nouvelles crises et aggrave les troubles cognitifs et émotionnels.
  • Des chercheurs travaillent à la mise au point d’une thérapie cellulaire pour freiner cette inflammation délétère.
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Nadia Gasmi

Cette recherche est menée par Nadia Gasmi au sein de l’équipe d’accueil « TIGER - Recherche Translationnelle et Intégrative en Epilepsie » dirigée par Laurent Bezin et Sylvain Rheims au Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon.

Qu’est-ce que l’épilepsie ?

L’épilepsie est une pathologie neurologique très fréquente, qui touche environ 500 000 personnes en France. Elle se déclare le plus souvent avant 20 ans et après 60 ans, mais peut débuter à tout âge. L’épilepsie se manifeste par des « crises ».  Elles apparaissent suite à une activité neuronale anormale dans le cerveau : certains neurones « s’hyperactivent » et envoient des décharges électriques excessives dans les réseaux cérébraux auxquels ils sont connectés. Les zones cérébrales qui reçoivent l’impulsion sont alors surstimulées, provoquant les symptômes de la maladie.

Selon la région du cerveau touchée, les crises d’épilepsie se manifestent sous différentes formes et sont suivies de conséquences diverses. Ainsi, lorsque la région en cause est localisée dans l’hippocampe (une zone cérébrale), un cas très fréquent, les crises peuvent entraîner des troubles graves de la mémoire. Il existe des traitements efficaces pour limiter la survenue de ces crises. Malheureusement, pour près d’un patient sur 3 ces traitements restent insuffisants : des données qui expliquent pourquoi les chercheurs s’attachent à développer de nouvelles thérapies.

Une réaction inflammatoire néfaste dans le cerveau

Au cours d’une crise d’épilepsie, le cerveau produit des molécules qui induisent une réaction inflammatoire. Ce phénomène, la « neuroinflammation », est préjudiciable car il favorise la survenue de nouvelles crises et participe activement à l’aggravation des troubles cognitifs et émotionnels qui y sont associés. Il existe des anti-inflammatoires qui pourraient limiter ce mécanisme, mais ces médicaments sont générateurs de nombreux effets secondaires incompatibles avec une administration au long cours.

Limiter le phénomène grâce à la thérapie cellulaire

Nadia Gasmi cherche à développer une stratégie pour limiter cette inflammation délétère. A cette fin, les chercheurs souhaitent utiliser une technique innovante : la thérapie cellulaire. Leur méthode est basée sur la greffe de cellules souches spécifiques appelées « cellules souches mésenchymateuses ». Présentes en grand nombre dans de nombreux tissus de l’organisme, comme la moelle osseuse ou le tissu adipeux, ces cellules souches présentent une forte capacité à régénérer certains tissus, à protéger les neurones mais également à limiter l’inflammation.

Vers des tests pré-cliniques

Au cours de cette recherche, les chercheurs vont tout d’abord explorer chez l’animal les facteurs qui favorisent une bonne migration des cellules souches vers les régions en cause dans l’épilepsie après leur transplantation. Dans un deuxième temps, l’équipe vérifiera l’effet de la transplantation sur la neuroinflammation, mais également sur la réduction de la fréquence des crises et des troubles qui y sont associés.

Les chercheurs pensent que si leurs travaux tiennent leurs promesses, ils pourraient rapidement conduire à des essais cliniques chez l’homme. En effet, les cellules souches mésenchymateuses sont parfaitement tolérées par l’organisme et ne provoquent pas de réaction de rejet par le système immunitaire : autant de points en leur faveur dans un usage thérapeutique.

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