La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO)

10/12/2012

Radiographie des poumons - © Minerva Studio - Fotolia.comLa bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) est une maladie pulmonaire chronique et inflammatoire. Elle est grave et invalidante, et représente la 3e cause de mortalité en Europe. Le tabac est en cause dans plus de 90 % des cas. Les médicaments ne permettent pas de la guérir. Ils diminuent les signes de la maladie, notamment l’essoufflement, ainsi que la fréquence et la gravité des complications. C’est pourquoi les chercheurs s’attachent à mieux comprendre les mécanismes de la BPCO pour développer de nouveaux traitements.

La BPCO affecte 3,5 millions de personnes en France, et 100 000 sont atteintes d’une forme sévère qui nécessite une oxygénothérapie à domicile. L’obstruction lente des voies aériennes et des poumons réduit progressivement le souffle du patient. La maladie progresse par poussées (exacerbations) qui aggravent la maladie. L’origine de ces exacerbations est souvent d’origine infectieuse (infections bronchopulmonaires).

Les patients atteints de BPCO sont plus sensibles aux infections pulmonaires

Chez les patients atteints de BPCO, les défenses immunitaires sont altérées ce qui explique la susceptibilité accrue de ces patients aux infections bactériennes. Ces épisodes infectieux entraînent une aggravation de la BPCO et accélèrent l’évolution de la maladie. Une meilleure compréhension des mécanismes impliqués dans les exacerbations de la BPCO permettrait à termes de de proposer de nouvelles options thérapeutiques

Quels sont les mécanismes en jeu ?

L’objectif de cette étude est de déterminer si la susceptibilité aux infections bactériennes des patients atteints de BPCO est associée à une altération des défenses immunitaires innées mobilisées en réponse à une bactérie. Les chercheurs isoleront des cellules sanguines chez les patients atteints de BPCO et des sujets fumeurs ou non-fumeurs, afin de déterminer leur capacité à produire des facteurs de défense antibactériens. Parallèlement, le rôle de la fumée de cigarette dans cette altération sera évalué à la fois en comparant la réponse immunitaire de sujets fumeurs et non-fumeurs et en mesurant l’effet direct d’un extrait de fumée de cigarette sur des cultures de cellule.

Ces données permettront de mieux comprendre les causes de la susceptibilité aux infections chez les patients atteints de BPCO et l’implication de la fumée de cigarette dans ce processus. A terme, les résultats de ces travaux permettront de proposer de nouvelles thérapeutiques pour pallier à ce défaut.

Le Conseil scientifique a sélectionné en 2012 le projet de Cécile Olivier et lui a attribué un financement de 31 200 euros pour mener à bien ses travaux dans l’équipe de Philippe Gosset à l’Institut Pasteur à Lille.


* Les défenses immunitaires innées ne sont pas spécifiques de l’agresseur (bactérie, virus, cellules cancéreuses…). Elles entrent en jeu immédiatement après l’agression. Une réponse immunitaire adaptée à l’agent pathogène est mise en route dans un second temps.


Retour à la liste

JE FAIS UN DON

Je diffuse l'information