« Les produits “bio” sont meilleurs pour la santé »
> PEUT-ÊTRE...
L’agriculture biologique n’utilise que des moyens naturels de régulation pour lutter contre les agents susceptibles d’altérer la croissance des végétaux (insectes, parasites, etc.). Elle restreint donc les risques potentiels liés à l’usage de pesticides, d’engrais de synthèse ou d’organismes génétiquement modifiés, dont les effets sur l’homme sont encore mal connus. Et surtout, elle diminue la pollution de l’environnement, en particulier des ressources en eau. Cependant, les produits de l’agriculture biologique n’ont pas une valeur nutritionnelle plus élevée que celle des produits issus de l’agriculture traditionnelle. Et, « Bio » ou pas, tous les produits alimentaires sont soumis aux mêmes règles concernant les teneurs maximales admissibles en contaminations chimiques ou biologiques, de façon à ne pas présenter de risque pour la santé. De plus, l’agriculture biologique n’est tenue qu’à une exigence de moyens* (absence d’OGM et utilisation d’engrais et de pesticides d’origine « naturelle », etc.) et non de résultats. Elle ne peut, par exemple, garantir l’absence totale de pesticides, sachant que ceux-ci peuvent être présents dans les nappes phréatiques ou dans le champ voisin.
*Règlement européen RCEE n° 2092/91