« L’hôpital est un nid à microbes »
VRAI, mais...
En France, 7 %* des malades contractent une infection bactérienne lors de leur hospitalisation. Si la plupart de ces infections, dites nosocomiales, restent bénignes, d’autres sont plus sévères. On estime à plusieurs milliers le nombre de décès annuels ayant pour origine une infection contractée en milieu hospitalier. Ce sont les patients en réanimation chirurgicale, les grands brûlés, les malades sous chimiothérapie, qui sont les plus sensibles aux infections car leurs défenses immunitaires sont affaiblies. Mais la grande préoccupation vient du fait que de nombreux germes présents en milieu hospitalier sont devenus résistants aux traitements antibiotiques classiques. En effet, la très large utilisation des antibiotiques au cours des dernières décennies, en absence d’un contrôle strict de leur complète efficacité, a favorisé la sélection de souches résistantes qui posent aujourd'hui des problèmes thérapeutiques. Si des recherches sont en cours pour trouver de nouvelles molécules, il faudra encore du temps jusqu’à leur commercialisation. Malgré le risque d’infection, il ne faut pas oublier que l’hôpital reste le seul lieu où peuvent être prodigués certains traitements, et qu’il sauve de nombreuses vies!
*Source: réseau de surveillance épidémiologique français « Sentinelle ».