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La maladie de Huntington est une maladie génétique rare qui affecte une personne sur 10000. Elle se révèle entre 35 et 50 ans par l’apparition de mouvements involontaires des membres et de la tête (chorée), associés à des troubles psychiques et à un déclin intellectuel s’aggravant progressivement jusqu’à la démence. La mort survient après quinze à vingt ans d’évolution. Avant l’apparition des premiers signes, rien ne permet de prédire la maladie, si ce n’est la recherche de la mutation responsable. Le gène en cause, baptisé IT15, a été identifié. Il s’agit d’un gène dominant: tout enfant qui hérite de cette mutation développera la maladie. Un dépistage génétique est possible mais aucun traitement n’est disponible actuellement. Supprimer la toxicité de la huntingtine anormale Récemment, l’équipe de Frédéric Saudou (1), soutenue par la Fondation pour la Recherche Médicale grâce à un partenariat avec la Fondation BNP Paribas, a fait une découverte majeure, en identifiant une voie biochimique capable de bloquer la mort des neurones caractéristique de cette maladie. Le gène IT15 commande la synthèse d’une protéine, la huntingtine, longue chaîne comportant plusieurs maillons répétés d’un élément appelé glutamine. Ces répétitions sont normales tant qu’elles ne dépassent pas un certain seuil. (1) Directeur de recherche à l’Inserm (UMR 146 CNRS, Institut Curie). Les recherches de Frédéric Saudou ont bénéficié du soutien de la Fondation BNP Paribas (15 000 euros par an durant trois ans) dans le cadre d’un programme de jumelage avec la Fondation pour la Recherche Médicale. |