
Caractérisée par la formation de cicatrices fibreuses dans les poumons, la fibrose pulmonaire est dite idiopathique quand son origine n’est pas connue. Pour en savoir plus sur les mécanismes de cette maladie, Isabelle Couillin (CNRS/université d’Orléans) et ses collaborateurs ont travaillé sur un modèle de fibrose pulmonaire chez la souris. Les chercheurs ont constaté que plusieurs acteurs se révèlent essentiels dans cette pathologie. Parmi eux, figure une petite molécule, l’interleukine 1, responsable du déclenchement de la réponse inflammatoire. En bloquant son action, les chercheurs ont réussi à prévenir l’inflammation chez l’animal. Il s’agit donc d’une nouvelle cible thérapeutique qui pourrait également être intéressante pour d’autres fibroses pulmonaires, comme la silicose des mineurs ou les pneumopathies chroniques obstructives qui demeurent, elles aussi, toujours sans véritable traitement.
■ Source :
Journal of Clinical Investigation, septembre 2007.