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03/01/2007
D'après Recherche & Santé n°96 Que nous regardions un film ou que nous bavardions, tous nos actes traduisent l’activité électrique ou métabolique de zones particulières du cerveau. L’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) permet de visualiser cette activité cérébrale et de repérer les aires cérébrales qui sont impliquées. Mais que se passe-t-il lorsque le cerveau imagine un objet et génère ses propres images ? Tel est le thème de recherche de l’équipe du Dr Emmanuel Mellet (1) , dans laquelle Angélique Mazard a achevé sa thèse grâce à une aide financière de la Fondation Recherche Médicale. Repérer les aires cérébrales impliquées Créer une image mentale, c’est la voir dans sa tête. Cet acte partage certaines propriétés avec la perception visuelle, certaines régions identiques du cerveau étant effectivement impliquées. Mais qu’en est-il de la principale zone visuelle, l’aire visuelle primaire située sous l’occiput ? «Angélique Mazard a montré par imagerie que cette aire est impliquée quand on imagine un objet très figuratif comme une fleur, mais pas lorsqu’il s’agit d’une image abstraite ou spatiale», explique le Dr Mellet. Elle a également montré qu’à la différence d’une image mentale abstraite l’image mentale d’un objet précis est reliée à sa connaissance et mobilise l’aire cérébrale du langage. Ces travaux aident ainsi à mieux appréhender les troubles hallucinatoires chez les schizophrènes. Étendus aux représentations mentales des aveugles, ils permettront aussi de mieux comprendre la manière dont le cerveau se réorganise pour compenser le déficit visuel. (1) Groupe d’imagerie neurofonctionnelle, CNRS, CEA, universités de Caen et Paris-V. |