
La migration cellulaire représente un processus très important durant le développement du système nerveux, car les cellules nerveuses prolifèrent et migrent sur de longues distances avant d’atteindre leur destination finale. Des défauts de migration cellulaire ont été impliqués dans des maladies comme l’épilepsie ou le retard mental.
Chez l’adulte, les cellules nerveuses nouvellement formées migrent également pour rejoindre la zone dont elles dépendent.
La migration collective d’une population cellulaire implique une communication entre les cellules, de façon à contrôler la direction et la coordination du mouvement. Afin d’étudier ces phénomènes, l’équipe du Dr Giangrande a utilisé le modèle du développement de l’aile de drosophile, au sein de laquelle le mouvement des cellules nerveuses peut être observé au microscope.
Les chercheurs ont découvert qu’au sein d’une chaîne migratoire, un petit nombre de cellules localisées sur le front de migration jouent le rôle de « leaders », entraînant les autres cellules à leur suite. Toutefois, les cellules « leaders » ne migrent que si elles maintiennent des liens physiques avec les autres cellules de la chaîne, via des molécules d’adhésion.
Les bases moléculaires de ces processus extrêmement contrôlés sont en cours de caractérisation. Leur identification pourrait permettre des progrès dans les essais actuels de thérapie cellulaire des maladies neurologiques. | | | | | |
| | Ce projet a été sélectionné par le Conseil Scientifique de la Fondation pour la Recherche Médicale en 2006 qui lui accordé une subvention de 155 000 €. | |
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