La
maladie de Parkinson est due à la disparition des
neurones qui produisent la
dopamine, une substance chimique qui transmet les informations d’un neurone à l’autre. Le traitement repose sur l’administration d’un analogue, la L-Dopa, dont les effets secondaires sont handicapants pour le patient : au bout de quelques années, la L-Dopa entraîne des mouvements anormaux appelés dyskinésies.
Cette même
dopamine est également impliquée dans les addictions. « Ces deux maladies ont l’air différentes mais les mécanismes moléculaires qui provoquent les dyskinésies dans la
maladie de Parkinson sont les mêmes que ceux qui entraînent l’addiction », précise Jean-Antoine Girault. Les drogues comme la cocaïne ou la morphine exercent leurs effets addictifs en détournant le circuit cérébral dit de récompense dans lequel est impliqué la
dopamine. « On va avoir tendance à refaire une action qui a amené une récompense et cet “apprentissage” est contrôlé par les fonctions cérébrales normales », explique Jean-Antoine Girault. « La prise de drogue augmente de manière artificielle les niveaux de
dopamine et favorise un apprentissage pathologique qui aboutit au besoin compulsif de consommer la drogue. Le mécanisme est similaire dans le cas de la boulimie, et probablement identique chez les personnes qui sont dépendantes aux jeux. »
Jean-Antoine Girault et son équipe ont mis en évidence un nouveau mécanisme d’action de la
dopamine. De nouvelles approches thérapeutiques peuvent ainsi être envisagées pour traiter non seulement la dépendance aux drogues, mais aussi les troubles liés à la
maladie de Parkinson.
De nouvelles molécules sont déjà à l’étude chez l’animal, mais des études complémentaires sont nécessaires avant d’envisager leur application chez l’homme.
| | | | Jean-Antoine Girault
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| | Depuis 2006, le laboratoire de Jean-Antoine Girault a reçu 3 aides de la Fondation pour la Recherche Médicale pour un montant global de 430 000 €.
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