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03/01/2007
D'après Recherche & Santé n°105 Pourquoi sommes-nous naturellement enclins à vivre le jour et à dormir la nuit ? Les chercheurs savaient depuis longtemps que les rythmes circadiens étaient sous le contrôle de gènes spécifiques et de leurs produits protéiques. Mais les mécanismes complexes de régulation de ces gènes étaient encore mal connus. Un pas vient d’être fait pour mieux comprendre leur fonctionnement grâce aux travaux de l’équipe strasbourgeoise du Dr Paolo Sassone-Corsi à l’Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire. Ils se sont penchés sur une protéine essentielle de notre horloge interne, BMAL1. Ils ont ainsi découvert pourquoi la quantité de cette protéine dans nos cellules variait au cours de la journée : un peptide vient s’accrocher à BMAL1 et la déstabilise, entraînant une chute de sa concentration dans la cellule, avant qu’elle ne soit resynthétisée. En revanche, lorsque le gène à l’origine de BMAL1 est muté, le peptide ne peut plus s’accrocher à la protéine BMAL1 fabriquée sous son contrôle et la concentration de celle-ci reste constante. Privée de ce mécanisme de régulation l’horloge s’arrête ! Cette découverte offre des perspectives séduisantes pour venir en aide aux nombreuses personnes victimes de dysfonctionnements de cette horloge circadienne qui engendrent notamment des troubles du sommeil. [Source : Science, août 2005] --------------- 79 800 euros --------------- Le laboratoire de Luca Cardone et Paolo Sassone-Corsi a été soutenu par la Fondation à quatre reprises en 2003 et 2004 pour ses études sur les mécanismes de l’horloge circadienne. |