
Pour s’adapter à une charge de travail importante, le cœur grossit, c’est ce qu’on appelle l’hypertrophie cardiaque. On la rencontre chez les sportifs, mais aussi chez les personnes souffrant d’
hypertension artérielle. C’est un mécanisme compensatoire nécessaire pour le maintien d’une fonction cardiaque normale, mais, si il dure trop longtemps, il conduit à un dysfonctionnement et à la mort des cellules du cœur, ce qui peut entraîner un arrêt cardiaque.
Les progrès de la recherche ont permis de découvrir de nombreux facteurs impliqués dans l’hypertrophie cardiaque. On sait en particulier que certains messagers chimiques de notre corps, comme la noradrénaline et la sérotonine, y jouent un rôle.
Une équipe de chercheurs français a fait le lien entre ces différents facteurs : l’adrénaline, la sérotonine, mais aussi l’angiotensine, une hormone impliquée dans la régulation de la
tension artérielle. En bloquant l’action de la sérotonine, ils ont ainsi constaté qu’ils stoppaient l’hypertrophie cardiaque normalement induite par la noradrénaline.
Ces résultats offrent donc une nouvelle cible thérapeutique pour réduire l’hypertrophie cardiaque et donc le risque d’arrêt cardiaque chez ces patients. L’efficacité et la sécurité d’une telle stratégie doivent encore être vérifiées dans des études plus larges avant une application médicale.
> Pour en savoir plus | | | |
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| | L’équipe de Luc Maroteaux au sein de laquelle ont été effectuées ces recherches a été labéllisée « Equipe FRM » en 2006 et reçoit une subvention de 300 000 € pour mener à bien ses projets pendant trois ans.
La FRM a aussi accordé un soutien à deux des signataires de l’article : - Vincent Setola pour une année de post doctorat en 2004 (22 800 €) - Fabrice Jaffré pour la finalisation de sa thèse pendant 6 mois en 2005 (15 000 €).
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