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Une nouvelle cible thérapeutique contre l’hypertension artérielle (HTA)


09/02/2010
Facteur de risque majeur d'infarctus du myocarde et d'accident vasculaire cérébral, l’hypertension artérielle (HTA) reste insuffisamment détectée, traitée et contrôlée. Des chercheurs de l’unité Inserm U915, à l’Institut du Thorax à Nantes, viennent d’identifier une nouvelle cible potentielle dans le traitement de l’HTA, la protéine Arhgef1. Cette protéine est impliquée dans le système rénine-angiotensine-aldostérone, un système régulateur clé de la pression artérielle, cible de nombreux traitements anti-hypertenseurs.

Hypertension artérielleAvec près de 180 000 décès par an, les maladies cardiovasculaires sont au premier rang des causes de mortalité en France. L’hypertension artérielle est le facteur de risque le plus important et le plus fréquent. Elle est définie par une élévation persistante de la pression artérielle systolique supérieure ou égale à 140 mm Hg et/ou une pression artérielle diastolique supérieure ou égale à 90 mm Hg.

L’hypertension correspond à un état de tension de la paroi artérielle trop élevé qui a pour conséquence l’augmentation de la pression sanguine à l’intérieur du vaisseau ; le sang est alors pulsé trop vite dans les conduits. L'origine de l'HTA est multifactorielle et, dans 90 % des cas, sa cause est inconnue.

Bien que l’HTA atteigne 31% de la population française adulte, seulement la moitié se sait hypertendue. 82 % des hypertendus connus sont traités mais la pression artérielle est contrôlée chez seulement la moitié d’entre eux. L’enjeu des recherches actuelles est de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Le système hormonal rénine-angiotensine-aldostérone est au cœur de ces recherches et la cible des traitements médicamenteux de l’HTA. Ce système de réactions en cascades est impliqué dans la régulation de la pression artérielle. Les traitements actuels inhibent insuffisamment une protéine clé du système : l’angiotensine II, qui possède un pouvoir vasoconstricteur puissant. La conséquence est le mauvais contrôle de l’HTA chez certains patients.

Pierre Pacaud, Gervaise Loirand et leurs collaborateurs viennent d’identifier une protéine, Arhgef1, qui joue un rôle essentiel dans la contraction de la paroi artérielle induite par l’angiotensine II. Les souris qui n’expriment pas la protéine Arhgef1 ne développent pas d’hypertension lorsqu’elles sont traitées par l’angiotensine II. Les chercheurs ont entièrement décrypté son mode d’action.

La protéine Arhgef1 représente une nouvelle cible thérapeutique potentielle, dont l’inhibition pourrait permettre d’augmenter l’efficacité des traitements antihypertenseurs actuels et de réduire ainsi la mortalité cardiovasculaire.




   
Pierre Pacaud
 
 

Dons en cardiologie
Ces travaux ont été soutenus par la Fondation pour la Recherche Médicale. L’équipe de Pierre Pacaud est labellisée
« Equipe FRM » depuis 2005.

Le montant total des aides attribuées à ses projets s’élève à
1 052 432 € depuis 2005.

 
     



 

 
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