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03/01/2007
> Article extrait de "Recherche & Santé n°98", avril 2004. Des artères qui ne s’ouvrent plus de manière optimale et contraignent le coeur à augmenter la pression sanguine pour alimenter les tissus de l’organisme : c’est ce que l’on appelle l’hypertension artérielle, une maladie très répandue puisqu’elle touche près d’un Français sur quatre. Cette affection est connue depuis longtemps. Pourtant, les causes de sa survenue restent difficiles à déterminer. Pour tenter de les déceler et ainsi améliorer l’efficacité des moyens thérapeutiques disponibles, le Pr Jean-Michel Achard a monté une équipe de recherche au sein de la faculté de médecine de Limoges . «La thématique de notre laboratoire est de mieux comprendre les mécanismes à l’origine de l’hypertension artérielle afin d’en limiter les conséquences cardiaques et cérébrales», explique le scientifique. Ce projet a été réalisable grâce à l’aide financière de la Fondation Recherche Médicale, en partenariat avec la Copley May Foundation. > Lutter contre les accidents vasculaires cérébraux Pour atteindre ces objectifs, l’équipe du Pr Achard étudie le fonctionnement d’une famille d’hormones qui jouent un rôle dans la contraction des parois des artères : les angiotensines II et IV. Jusqu’alors, l’angiotensine II était une hormone connue pour favoriser les accidents cardiaques. De ce fait, des médicaments anti-hypertenseurs ont été mis au point pour la réprimer. Mais on sait maintenant qu’elle a également une action positive car elle protège le tissu cérébral lors d’accidents vasculaires cérébraux. Pour mieux cerner le rôle de cette hormone, l’équipe du Pr Achard s’est focalisée sur l’un de ses dérivés, l’angiotensine IV, qui se révèle également une hormone active. «D’ores et déjà, nous avons réussi à décrypter le mécanisme d’action de l’angiotensine IV grâce à des expériences sur des vaisseaux cérébraux isolés et perfusés de rats», souligne le chercheur. Il pense, à terme, pouvoir affiner les indications des médicaments anti-hypertenseurs actuels, et aussi proposer des pistes pour traiter la phase aiguë des accidents vasculaires cérébraux. Mais l’équipe du Pr Achard ne s’intéresse pas qu’aux complications de l’hypertension artérielle. En amont, elle cherche aussi à déterminer quels sont les gènes qui en sont responsables. «Nous avons contribué à identifier un gène (dénommé WNK1) impliqué dans une forme familiale rare d’hypertension artérielle. Nous nous intéressons maintenant à son rôle dans la forme courante de cette maladie», conclut le chercheur. ------------------------------------------- La Copley May Foundation, basée en Suisse et partenaire de la FRM depuis longtemps, a financé les travaux de la nouvelle équipe de recherche de J.-M. Achard, pour un total de 46000 euros . ------------------------------------------ |