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Un modèle expérimental de guérison spontanée de la SEP ?


03/01/2007
> D'après Recherche & Santé n°81


Emmanuel Xystrakis (Inserm) travaille sur des rats porteurs d’une maladie, l’encéphalomyélite allergique expérimentale, qui ressemble beaucoup à la sclérose en plaques humaine (SEP).
 
Fait surprenant : certains de ces rats malades guérissent spontanément. Pour Emmanuel Xystrakis, l’explication est à rechercher du côté des lymphocytes T, les cellules de l’immunité plus particulièrement impliquées dans les mécanismes de la sclérose en plaques. «Nous pensons que les rats qui guérissent possèdent une catégorie de lymphocytes T qui les protège, explique-t-il, en revanche, chez les animaux qui ne guérissent pas, ces lymphocytes seraient déficitaires, comme c’est peut-être le cas chez les patients atteints de sclérose en plaques. Ils seraient normalement présents dans l’organisme sain mais déficitaires chez les patients atteints de sclérose en plaques.» Ce seraient des lymphocytes régulateurs, dont la fonction serait de freiner l’action d’autres lymphocytes, agressifs, responsables de la réaction inflammatoire dans la SEP.
 
«Nous avons réussi à identifier certains d’entre eux, poursuit-il. En effet, ces lymphocytes ne possèdent qu’en faible quantité un antigène particulier (appelé CD45RC), au contraire de ceux favorisant l’inflammation.» Première vérification de cette hypothèse : l’utilisation d’un anticorps dirigé contre cet antigène entraîne une amélioration de l’encéphalomyélite, vraisemblablement en diminuant l’activité des lymphocytes pro-inflammatoires. Un résultat intéressant qu’il faudra confirmer. Dans l’avenir, l’antigène CD45RC pourrait servir à détecter la susceptibilité à développer une SEP, donc à mettre en place une surveillance précoce des patients.
 

 
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