
Geanncarlo Lugo cherche à mieux comprendre les
interactions entre le bacille (bactérie) de la tuberculose et les cellules du système immunitaire afin de proposer de nouvelles stratégies vaccinales et thérapeutiques. Les scientifiques savent que les macrophages, des cellules immunitaires de l’organisme, comportent en surface plusieurs types de protéines appelées récepteurs, qui sont impliqués dans la reconnaissance des microbes.
Lorsque le bacille de la
tuberculose pénètre dans les poumons, il est reconnu par les macrophages, via des récepteurs, ce qui idéclenche la destruction de la bactérie, puis une cascade d’évènements moléculaires à l’origine de la réaction immunitaire spécifique et d’une réponse inflammatoire.
Le laboratoire d’Olivier Neyrolles, dans lequel travaille Geanncarlo Lugo, s’intéresse au récepteur appelé DC-SIGN. Les chercheurs ont montré son rôle dans la reconnaissance entre les cellules immunitaires et le bacille. Chez la souris, un récepteur similaire protège contre l’infection
tuberculeuse, en particulier en déclenchant la sécrétion par les cellules immunitaires de facteurs indispensables à la protection. C’est pourquoi Geanncarlo Lugo tente d’élucider le rôle de DC-SIGN dans l’immunité antituberculeuse chez l’homme, à la lumière des résultats obtenus chez la souris.
Le chercheur espère, par ses travaux, reconstituer la cascade moléculaire impliquée dans la réaction immunitaire lors du contact avec le bacille de la
tuberculose ; notamment découvrir quels sont les processus à l’origine de l’orientation vers une réponse immunitaire protectrice ou pathogène. Ses avancées pourraient aboutir à des approches vaccinales et thérapeutiques innovantes.
Le projet de Geanncarlo Lugo a été sélectionné par le Conseil scientifique de la Fondation pour la Recherche Médicale, qui lui a attribué 110 400 euros en 2011 pour financer son post-doctorat.
Projets de recherche sur la tuberculose Pour en savoir plus, voici quelques uns des derniers projets de recherche sur la
tuberculose financés par la Fondation pour la Recherche Médicale.
Tuberculose : des lipides responsables de la virulence du bacille tuberculeux
Tuberculose : une nouvelle protéine à l’origine de la résistance au traitement antituberculeux